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Entraînement
Débutant - Max Giagheddu (CTS Corse) - Des pistes pour les
9-12 ans :
Comment
faire progresser mes jeunes joueurs ?
La
réflexion incessante sur les besoins et la manière
daborder cette catégorie de joueurs, le travail entrepris
et remis régulièrement en question sur les modes dentraînements
et les contenus à aborder prouvent un peu plus chaque jour,
leur efficacité et leurs effets. Dans cet article nous vous
proposons daborder un problème récurrent directement
lié aux options choisies et que chaque entraîneur ne
manque pas de signaler :
La difficulté
à trouver une situation favorable daccès au
but face à une défense regroupée.
Parce
que les dispositifs défensifs aplatis nous ont toujours parus
non formateurs, du point de vue du défenseur
comme de celui de lattaquant, nous avons préconisé
très tôt de les proscrire ; cette option a pour incidence
une certaine impossibilité pour les jeunes joueurs à
trouver des solutions de tirs dès lors quils se retrouvent
face à une défense groupée.
Cette difficulté est accrue par la tendance du jeune joueur
(et plus encore chez la jeune joueuse) à éviter de
manière systématique laccès au but par
les ailes parce que tout simplement le geste technique devient plus
ardu et met son auteur souvent en échec
De la même
manière, lutilisation dun joueur en appui, si
elle est réalisée sur un grand espace, devient très
problématique lorsque cet espace se réduit et que
la densité de joueurs augmente.
Pourtant, si lattaquant 9-12 ans est en difficulté
devant des défenseurs groupés, noublions pas
que ceux-ci le seront aussi devant des attaquants sachant utiliser
leur technique sur de petits espaces. Cest dans ces trois
directions que nous vous proposons de réfléchir à
travers quelques situations sans remettre en question loption
définie (pas de défense aplatie), mais avec lambition
denrichir les savoir faire de nos jeunes joueurs et de préparer
la transition avec la catégorie supérieure.
Cette réflexion cible les joueurs non débutants pour
lesquels les éducateurs auront fait le choix dévolution
sur grand terrain, nutilisant le matériel mini-handball
quà seules fins pédagogiques. En effet, lutilisation
du jeu en travers, si elle atteint ses objectifs de mise en situation
duelle tireur/gardien, faire jouer le plus grand nombre, présenter
une activité attrayante et positive
, présente
linconvénient de réduire le jeu en mouvement,
en écartement et occulte le rapport de force attaque / défense
près du but.
Entraînement
Confirmé - Amélioration de la conduite de la séance
Amélioration de la conduite
de la par Alain Ripert (CTS Dauphiné-Savoie), Benoît
Larue (CTF Haute Savoie), David Fayollat (Membre ETR Dauphiné-Savoie)
Préambule
:
Suite
au constat réalisé sur l'observation des entraîneurs
"confirmé adulte", nous allons vous présenter
une séance visant à optimiser l'intervention de l'entraîneur
au travers d'une démarche pédagogique et d'un mode
d'intervention plus fin.
L'identification
et l'analyse d'un problème à résoudre par lentraîneur,
pour les joueurs, au travers d'une conduite motrice adaptée
(comportements attendus) semblent pour nous une priorité
située bien avant la construction de la séance (de
situations).
La
situation doit être un prétexte à l'élaboration
et à la construction des différentes réponses
technicotactiques du joueur. De ce fait, l'entraîneur doit
:
| |
Passer
de
|
à
|
| Construire |
Il choisit
une/des situation(s) sans avoir clairement identifier le/les
problème(s) à résoudre par rapport à
un thème de travail. |
Il prépare
ses situations en adéquation avec les comportements attendus
préalablement identifiés et hiérarchisés
visant l'amélioration des réponses du joueur. |
| Conduire |
Il commente
les réponses des joueurs (Descriptif). Il régule
seulement en fonction de la production des joueurs (Réactif). |
Il intervient
sur les joueurs en fonction des comportements attendus (Analytique)
qu'il s'est fixé en amont de la séance (Prédictif). |
Définition
Exemple sur le thème :
Le jeu en profondeur : Jeu pratiqué dans l'axe antéro
/ postérieur englobant les notions d'appui et de soutien.
La séance présentée est prévue pour
un groupe d'entraînement d'adulte de 16 joueurs dont 2 gardiens
(évoluant en National). Démarche pédagogique
sur l'intervention et la régulation récurrente à
toutes les situations :
1. L'entraîneur valorise la réussite des réponses
en corrélation avec les comportements attendus.
2. Il identifie les difficultés rencontrées.
3. Il adapte son intervention aux réponses produites par
les joueurs par rapport aux priorités fixés des comportements
attendus.
Connaissances
Générales Approche de la préparation physique
en handball
Entretien
avec Alain Quintallet (SC Sélestat)
A.Q
: En préalable, je pense quil est nécessaire
de rappeler quelques règles fondamentales sans lesquelles
le travail physique et de musculation en particulier, na pas
de signification. La préparation physique ne constitue pas
une fin en soi ; elle est destinée à améliorer
lefficience du joueur. Un travail efficace ne peut se faire
que sur
un
organisme ne présentant pas de pathologie importante. De
même, effectuer un travail physique important sur un organisme
fatigué ne présente aucun intérêt. Il
faut dabord veiller à une bonne récupération
des efforts de compétition. A partir de là, on peut
programmer un travail physique très ciblé
où lobjectif sera plus qualitatif que quantitatif.
Les
qualités techniques et tactiques sont déterminantes
en handball, ce sont elles qui déterminent la place de la
préparation physique. De ce fait une des préoccupations
essentielle doit être le transfert des qualités développées
: il faut améliorer lexplosivité
et la
réinvestir dans lexpression motrice spécifique.
Quels sont vos objectifs de travail dans
ce domaine ?
A.Q
: Pour résumer, je dirais que lobjectif global est
daugmenter sensiblement le potentiel physique du joueur afin
que celui-ci gagne en confiance dans sa manière dappréhender
le rapport de force tant défensif quoffensif, tout
en préservant son intégrité physique. De manière
plus précise, jajouterais quil est nécessaire
de solliciter de la façon la plus spécifique possible
les chaînes musculaires concernées par lactivité
handball ; il faut mettre en jeu les régimes de contraction,
les indices de force utiles et nécessaires à cette
activité. Pour ce faire, on distinguera des sous objectifs
en fonction de trois axes principaux :
Travail
du haut du corps :
Augmentation de la force des bras à des fins défensives.
Amélioration
de la puissance au niveau du tir.
Renforcement des muscles du dos afin dobtenir un meilleur
soutien.
Renforcement de lépaule afin déviter les
traumatismes liés à lexécution répétée
du tir.
Travail
des jambes :
Augmentation
de la puissance et de lexplosivité.
Travail
de gaînage :
Amélioration
du gaînage lombaire mais surtout abdominal et en particulier
au niveau des chaînes obliques et ce, dans des sollicitations
spécifiques.
Quels temps faut-il consacrer pour atteindre
tous ces objectifs ?
A.Q
: Si lon se réfère à la littérature
traitant la méthodologie dans le domaine de la musculation,
les différents auteurs (Zatsiorski, Pletnev, etc
) indiquent
que 2 séances par semaine sont nécessaires pour maintenir
les indices de force. Si jajoute quune séance
complète dure 1h30, vous aurez compris que le temps hebdomadaire
consacré au renforcement musculaire et à la musculation
est denviron 3 heures.
Peux-tu nous donner lexemple dune
séance de musculation ?
Cliquez
ici pour voir l'exemple.
Est-ce toujours la même séance
qui est réalisée par les joueurs ?
A.Q
: Les postes de travail (développer/ coucher, 1/2 squats,
tirage, abdos, pull-over, éjections de médecin ball,
bondissements) sont présents à toutes les séances
Par contre les % de charge (80% à 100%), le nombre de série,
les combinaisons de régime de contraction (iso/concentrique,
plio
), les méthodes mises en place (Bulgare, Zatiorski,
musculation spécifique
) sont des paramètres
en permanente variation.
Lentraîneur
jouera entre le facteur force et le facteur vitesse avec un soucis
permanent de transfert
lobjectif final étant
daméliorer lexplosivité du joueur dans
lactivité handball.
Les objectifs sont-ils constants durant
toute la saison ?
A.Q
: En préalable, je voudrais insister sur la nécessité
dassurer un bon travail préparatoire au niveau du gaînage,
sans lequel la transmission de la force seffectue de manière
incomplète, voire incorrecte. Au niveau de la planification
et de la programmation, jorganise la saison en trois périodes
principales, elles-mêmes soumises à un découpage
en micro cycles.
Périodes
:
1.
Période fin saison mai/juin
=>
Durée 6 semaines.
=> 3 séances par semaine.
=> 3 semaines avec objectif : prise de masse.
=> 3 semaines avec objectif : prise de force.
2.
Préparation saison juillet/août/septembre
=>
Durée 7 à 8 semaines.
=> 3 micro cycles. Micro cycle 1
=> Durée 2 semaines.
=> 3 séances/semaine.
=> Travail en circuit orienté (2 séances/semaine).
=> Travail à partir des efforts dynamiques (1 séance/semaine).
Micro cycle 2
=> Durée 3 semaines.
=> 2 séances/semaine.
=> Objectif augmentation indice de force. Micro cycle 3
=> Durée 2 à 3 semaines.
=> 2 séances/semaine.
=> Travail de puissance et de vitesse.
=> Utilisation de la méthode des contrastes.
3.
La période de compétition
=>
Durée : toute la saison
=> Objectif : conservation des indices développés
lors des deux précédentes périodes et surtout
adaptation des sollicitations à la pratique spécifique.
Micro cycle
=> Durée 2 semaines.
=> Travail de la puissance et de la vitesse.
=> Utilisation de la méthode des contrastes.
=> Gros travail de gainage et de renforcement de lépaule.
=> Travail proprioceptif.
Conclusion
Si on part sur un micro cycle de 2 semaines
dans la saison, quelle est la part du feeling et de lobjectivité
pour lappréciation de la forme physique ?
A.Q
: Jaborderai sous un autre angle la question du découpage
de la saison de compétition en micro cycles, en partant des
observations suivantes : un travail à intensité et
volume constant important entraîne le sur-entraînement.
A lopposé une sollicitation trop faible amène
la perte de forme. Ce constat nous amène à envisager
une modulation permanente de la charge de travail : plus le travail
est qualitatif plus la gestion des moments de récupération
est importante. Lidée est donc de programmer cette
alternance entre les semaines fortes et les semaines
plus faibles en fonction des observables objectifs.
Exemples : la semaine qui suit un long déplacement verra
le programme allégé au niveau du volume mais lintensité
sera plus élevée. Cette modulation seffectuera
essentiellement au niveau du travail physique. Ensuite cest
bien sûr les qualités dobservation de lentraîneur
qui vont amener une modulation plus fine, voir individualisée.
Comment gérer les périodes
de repos relatif que sont les vacances de Noël et les championnats
du Monde ?
A.Q
: Une période de trêve de 6 à 7 semaines doit
retenir toute lattention des entraîneurs car elle laisse
du temps pour modifier les indices de manière significative.
Une petite évaluation est nécessaire au niveau cardiaque
et dans le domaine de lexplosivité. Ensuite un cycle
transitoire de travail physique pourra être programmé
sur 2 à 3 semaines. Les contenus seront plus spécifiques
que lors de la préparation de début de saison. En
conclusion, jajouterai quil est vraiment intéressant,
voir indispensable, de programmer un travail de musculation qui,
lorsquil est bien ciblé, contribue à augmenter
lefficience du joueur. A contrario, une mauvaise utilisation
des méthodes risquerait seulement damener une surcharge
de fatigue inutile, néfaste à la performance.
Cliquez
ici pour visualiser la "METHODES CONCENTRIQUES".
Bibliographie
:
G.COMETTI
(1988) : Les méthodes modernes de musculation
- tome 1 et 2
WEINECK : Manuel de lentraînement Paris
- Editions Vigot
FOX ET MATTHEWS : Bases physiologiques de lentraînement
Paris - Editions Vigot
Logiciels utilisés : Propulse endurance, Propulse force,
Propulse Perf société Cardisport Dijon
Adresse utile :
alain.quintallet@wanadoo.fr
Le
tir de loin, tout ce qui est important avant
Séance de Olivier Krumbholz (Responsable France
A Filles) - Equipe entraînée : pôle féminin
de Besançon - Rapporteur : L. Bezeau
SITUATION 1
Objectif : Echauffement général individuel
Mise
en place :
=> Occupation de tout le terrain.
Consignes de fonctionnement :
=> Se déplacer sur tout le terrain et séchauffer,
notamment les membres supérieurs pour se préparer
au tir.
=> GB : échauffement spécifique, déplacements
avec manipulation de balle.
Comportements attendus :
=> Sollicitations musculaires et articulaires.
Evolution, consignes supplémentaires :
=> Au fur et à mesure, augmenter lintensité
des courses et mobilisation des bras.

SITUATION 2
Objectifs : Suite échauffement
- Le lancer
Dissociation segmentaire des membres supérieurs. Dissociation
train supérieur/train inférieur.
Mise
en place :
=> 1 balle par joueuses placées dans les 6 m.
Consignes de fonctionnement :
=> Traverser le terrain sans sarrêter, en tapant fort
le ballon au sol et en le récupérant après
un seul rebond, autant de fois que nécessaire.
Comportements attendus :
=> Aller le plus vite possible avec le minimum de frappe au sol.
=> Armer le ballon par-dessus lépaule en minimum de
temps.
=> Appuis fléchis pour lancer la balle.
Evolution, consignes supplémentaires :
1- Taper la balle pour quelle rebondisse le plus haut possible.
2- Franchir le terrain de basket avec rebond au sol en suspension.
3- Traverser le terrain en 2 ou 3 lancers maximum soit en suspension,
soit en appuis.
Remarques :
=> Courir vite après le ballon pour le récupérer
à chaque
fois.

SITUATION 3
Objectifs : Motricité lancer.
Coordonner prise dappuis et gestuel bras.
Mise
en place :
=> 1 balle pour 2 joueuses face à un mur.
=> 1 passeuse / 1 réceptionneuse-lanceuse.
=> Changement de rôle après chaque lancer.
Consignes de fonctionnement :
=> Sélancer pour recevoir de la PdB, et lancer fort
la balle au mur.
=> La lanceuse réceptionne la balle revenant du mur et devient
passeuse pour lautre joueuse qui a pris sa place initiale.
Comportements attendus :
=> Lancer en appuis devant, avec appui opposé au bras porteur.
=> Lancer devant avec appui côté bras porteur, à
lamble.
=> Coordonner les appuis tels que lenchaînement soit
D-G-D ou G-D-G en fonction de la latéralité.
Evolution,
consignes supplémentaires :
=> Organiser ses appuis pour lancer avec un appui fort.
=> Prendre le temps dorganiser le geste du bras.
=> Ne pas se cambrer.
=> Tonicité de la ceinture abdominale.
Remarques :
=> Accélérer pour la prise de balle.

SITUATION 4
Objectif : Lancer en appuis désaxé
ou hanché
Mise
en place :
=> 1 balle pour 3 joueuses placées dans la largeur du terrain.
=> 1 tireuse / 1 passeuse / 1 réceptionneuse.
Consignes de fonctionnement :
=> La tireuse reçoit en courant de la passeuse, en même
temps la réceptionneuse se désaligne à droite
ou à gauche de laxe tireuse-passeuse.
=> La tireuse doit placer ses appuis devant la passeuse pour lancer
à côté delle. Le côté
du lancer sera à lopposé de lappel de
la réceptionneuse.
Comportements attendus :
=> Placements des appuis.
=> Gérer la distance de combat.
=> Lancer à la hanche, en désaxé.
Evolution, consignes supplémentaires :
=> 1 passeuse et 1 défenseur
. Lancer en suspension devant le défenseur


SITUATION 5
Objectifs : Echauffement du gardien
de but
Travail dappuis pour tirer
Mise
en place :
=> 1 colonne de joueuses avec balle secteur central à 15
m du but.
Consignes de fonctionnement :
=> Sélancer pour tirer au but
1) tirer en appuis , proche du GB
2) tirer en appuis à droite et à gauche du GB en haut
3) tirer dans la foulée en bas du GB à D et à
G
Comportements attendus :
=> Coordonner la prise dappuis et le tir avec des impacts
précis.
=> Mettre le poids du corps sur la jambe avant et repousser le plus
longtemps possible la balle dans le but.

SITUATION 6
Objectif : Timing dengagement
- Orientation
Mise
en place :
1 balle pour base Arrière
Base arrière doublée sur les 2 buts
Zone à 9 m
1 GB
Consignes de fonctionnement :
Circulation de balle avec fixation sur engagement/désengagement
Tirer au signal sonore de lentraîneur
Comportements attendus :
Etre capable de tirer ou de passer
Respect du temps dengagement pour recevoir en courant hors
des 9 m
Sorganiser au niveau des appuis pour masquer le plus longtemps
possible lintention du tir ou de la passe.
Evolution, consignes supplémentaires :
Signal sonore de plus en plus tardif
Accélérer pour recevoir
Remarques :
Éviter tous les appuis fuyants.

SITUATION 7
Objectif : Recherche du tir de
loin
Mise
en place :
=> 3 attaquantes (ARG - DC - ARD)
=> 2 défenseurs tenant chacune une balle en main
=> Espace limité par des plots
=> Zone à 9 m pour les attaquantes
Consignes de fonctionnement :
=> Sengager pour tirer à chaque fois que cela est possible
=> Rotation Att/Déf si pas but
=> Le défenseur doit sadapter aux comportements des
attaquantes pour piéger
Comportements attendus :
=> Respect des temps dengagement
=> Gérer la distance de combat
=> Utiliser les appuis pour rechercher le tir
=> Recherche déquilibre
Evolution, consignes supplémentaires :
=> Lancer la balle devant le réceptionneur

SITUATION 8
Objectif : Tir de loin à
partir de lutilisation du débordement
Mise
en place :
=> 3 attaquants / 3 défenseurs avec 1 balle tenue à
2 mains
=> Espace de jeu limité par plots
=> Retour de la zone dattaque à 6 m
Consignes de fonctionnement :
=> PdB : Recherche du tir à chaque fois que cela est possible,
ou fixer et/ou déborder
=> NPdB : sengager tardivement pour utiliser débordement
du PdB et tirer de loin.
Comportements attendus :
=> Débordement et sortie de débordement
=> Respect du timing dengagement du futur réceptionneur
pour pouvoir tirer de loin . Ne pas avancer en même
temps que le PdB
=> Utiliser le dribble à la sortie du changement de direction
si nécessaire
Evolution, consignes supplémentaires :
1 - Un seul défenseur avec 1 balle
2 - Les défenseurs peuvent échanger cette balle pour
égaliser le rapport de force
3 - Les défenseurs sans balle
Remarques
:
=> Accélération à chaque prise de balle
=> Utilisation de lattaque de balle en contre-flottement ->
contre-pieds

La
relation base arrière/pivot à effectif réduit
Séance
de Pierre Alba (Responsable France Espoirs Garçons) - Rapporteur
: E. Pasero
SITUATION 1
Objectifs : Préciser 3 tâches essentielles du pivot
(démarquage, aide, création).
Définir coordination entre le pivot et la base arrière.
Concentrer les joueurs sur un thème unique (petit effectif,
attention et vigilance).
Échauffement
:
=> Motricité et prises de balle spécifiques du pivot.
Mise en place :
=> 4 blancs, 4 bleus, 3 ballons.
=> Jeu sur un demi terrain de basket.
Consignes de fonctionnement :
=> Echanges de balle rapide et presque sans
contrôle.
=> Echanges au rebond ou en hauteur.
Comportements attendus :
=> Echanges rapides avec beaucoup de rythme.
=> Appel de balle à une main bras haut ou bas, prise
de balle à 2 mains.
=> Prise de balle, 2 appuis enchaînés rapidement,
suspension Schwenker, passe.
=> Lors de lévitement, insister sur laccélération,
réengagement et donner le ballon dans lespace
où le pivot nest pas encore.
SITUATION 2
Objectif : Jouer au travers
Mise
en place :
=> 2 groupes : 3 défenseurs, 4 attaquants, 2 ballons.
=> 2 pivots dans le rond central (basket).
=> 3 défenseurs en avant du rond central sans pouvoir reculer.
=> 4 attaquants à la périphérie.
Consignes de fonctionnement :
=> Echanger avec les pivots (passe latérale possible).
=> Changement de secteur obligatoire après la passe.
Comportements attendus :
=> Rechercher une grande vitesse de passe.
=> Varier les gammes et les formes de passe avec les pivots.
=> Pivots sortent de lalignement.

SITUATION 3
Objectif : Echauffement GB sur tirs spécifiques.
Mise
en place :
=> GB dans le but.
=> 1 passeur à 9m (P).
=> 7 tireurs secteur central (T).
SERIE 1
Consignes de fonctionnement :
=> T donne à P, T se dégage sur 2 appuis.
=> Service de T par rapport à lappel de balle de T
: rebond,
haut.
=> Prise de balle, tir haut.
=> Evolution : P transmet en lair ou en kung-fu.
Comportements attendus :
=> Donner et prendre position, gain
de position.
1 appui décalé pour obliger le défenseur
à contourner,
1 bras en protection,
1 bras en appel de balle.
=> Prise de balle orientation, tir après
impulsion.
SERIE
2
Consignes
de fonctionnement :
Idem série 1, mais prise de balle,
rotation complète de T, impulsion, tir.
Comportements attendus :
Précision de placement des appuis.
Qualité de limpulsion, centré, position
du GB.
Tirs à travers.
SERIE
3
Mise
en place :
Passeur dans chaque aile.
2 défenseurs n°2 et n°3 derrière.
Consignes de fonctionnement :
Démarquage de T, réception tir.
GB avance systématiquement.
Comportements attendus :
Démarquage de T du n°3 derrière le n°2 (glissement).
GB avance, tir en lob ou à travers.


SITUATION 4
Objectif : Timing de sortie en poste et tirs du pivot.
Mise
en place :
=> GB, 4 attaquants bleus, 4 défenseurs blancs.
=> Déroulement en va et vient sur un demi-terrain.
=> Démarrage 3 autours - 1 dedans, 1 n°3, 2 n°2,
1 joueur avancé.
Consignes de fonctionnement :
1ère phase
blancs donnent la balle aux bleus et se replient,
le joueur dedans devient défenseur avancé dans
le repli,
le joueur avancé devient pivot, les 3 autres montent
sur la base arrière,
tout en reculant avec le repli, le pivot sort en poste. Il
est servi par un partenaire et rejoue avec un autre,
au milieu, accélération du DC, les blancs reviennent
à la zone.
Comportements attendus :
=> Repli défensif :
conserver létagement,
ne pas se replier trop vite.
=> Montée de balle :
on ne donne au pivot que sil sort,
augmentation du nombre déchanges,
le DC nest jamais dans le même secteur que le
pivot.
2ème
phase
les blancs défendent en 1-3,
chez les bleus, cest le pivot qui tire systématiquement
:
* soit sur attaque externe, gain de position / n°3
* soit sur attaque interne et glissement derrière le n°2,
* soit sur blocage/démarquage.
Comportements attendus :
=> Le pivot marque sa position.
=> Le porteur de balle prend des infos sur la position du pivot.


SITUATION 5
Objectif : Relation base arrière / base avant sur petit espace
côté pivot pour libérer lespace opposé.
Mise
en place :
=> Jeu à 4 contre 4, portion centrale avec 1 passeur à
laile.
=> Défense : 3 à la zone, 1 avancé.
=> Attaque : 3 autours, 1 dedans.
Consignes de fonctionnement :
=> Jeu sur petit espace côté pivot (partie jaune).
=> Jeu au près à lopposé lorsque le joueur
avancé se décale (partie verte).
Comportements attendus :
=> Le pivot doit marquer sa position pour donner des orientations
de jeu à lAR.
=> Amener le joueur central dun côté pour jouer
à lopposé du duel avec le plus grand espace
possible (jeu au près à lopposé).
=> Un AR en situation favorable doit prendre le tir.
=> Jeu sur petit espace :
pivot entre 2 et 3,
fixation du joueur avancé par le DC,
placement et orientation franche du pivot,
le pivot doit donner des informations au porteur de balle
: gain de position / n°3, glissement derrière n°2,
il ne doit pas se déplacer dans le sens du ballon.
=>
Jeu du pivot :
par rapport à larrière opposé
: poste, glissement (grand espace),
AR côté pivot : bloc, glissement (poste uniquement
pour apporter une solution de continuité sur arrière
externe.
N°2 haut : gain position sur n°, AR attaque externe,
jeu avec pivot.
N°2 plutôt bas : AR réattaque interne, pivot
glisse dans le dos du n°2 ; AR réattaque externe, pivot
poste (assurer la continuité) sans solution.


Définition
du rôle des défenseurs centraux dans une défense
3-2-1 de zone et de leur articulation
Séance
de Philippe Gardent (Entraîneur SO Chambéry)
Equipe entraînée : D1 masculine Chambéry - Rapporteur
: L. Bezeau
SITUATION 1
Objectif : Échauffement ludique.
Mise
en place :
=> Les joueurs occupent un 1/2 terrain.
Consignes de fonctionnement :
=> 2 joueurs se tiennent par une main et cherche à toucher
1 joueur libre.
=> Le joueur touché remplace le toucheur.
=> Zone interdite.
Comportements attendus :
=> Activité continue.
Evolution, consignes supplémentaires :
=> Les 2 chats ont un ballon pour 2.
=> En échange de balle, chercher à toucher avec la
balle en main un joueur libre.

SITUATION 2
Objectif : Échauffement suite : Répétitions
de gammes défensives.
Mise en place :
=> 4 attaquants sur 1 cercle du terrain de basket.
=> 1 défenseur à lintérieur de ce cercle.
Consignes de fonctionnement :
=> Les attaquants séchangent la balle en réception-passe
en suspension (kungfu).
=> Le défenseur doit provoquer une perte de balle ou toucher
le ballon.
=> Le défenseur est remplacé par le dernier possesseur
du ballon.
Comportements attendus :
=> Déplacements variés.
=> Jeu sur trajectoire de balle.
=> Feinte, piège.
=> Interception.

SITUATION 3
Objectif : Jeu sur trajectoire de balle.
Mise
en place :
=> 3 attaquants autour dun cercle de basket avec une 1 balle.
=> 1 attaquant dans le cercle.
=> 3 défenseurs autour du cercle.
Consignes de fonctionnement :
=> Attaquants hors du cercle : réussir à transmettre
le plus souvent possible au joueur
dans le cercle en utilisant uniquement des passes à rebond.
=> Formes de passe libre entre joueurs autour.
=> Défenseur : toucher ou récupérer le ballon
-> changement de statut.
Comportements attendus :
=> Harceler.
=> Jeu sur trajectoire de balle.
=> Déplacements défensifs.

SITUATION 4
Objectif : Définition du rôle et des enchaînements
de tâches des n°2.
Mise
en place :
=> 2 colonnes dARL avec 1 seule balle.
=> 2 défenseurs n°2.
Consignes de fonctionnement :
=> Définition dun espace défensif à couvrir
par les n°2.
=> Circulation de balle entre les 2 colonnes dattaque après
avoir recherché le contact avec le défenseur.
=> N°2 : sortir sur vis à vis et couvrir diagonale quand
la balle est à lopposé.
Comportements attendus :
=> Enchaînements de tâches défensives : sortir,
neutraliser, couvrir à lopposé.
=> Travail dimpact fort -> engagement physique.
Evolution, consignes supplémentaires :
=> Après 2 aller et retour, les attaquants recherchent dans
lespace délimité une situation de tir (1 balle
pour 2 ARL).
Remarques :
=> Maximum de répétitions pour automatiser.
=> Intensité de plus en plus importante au niveau des impacts.

SITUATION 5
Objectifs : Échauffement GB.
Préparation aux contacts défensifs.
Mise
en place :
=> 2 colonnes dARL avec balle chacun.
=> 1 joueur avancé à 9m (PN).
Consignes de fonctionnement :
1) Passe ARL à PN et changement de secteur.
2) LARL reçoit de lautre ARL.
3) Croisé AR - AR -> Tir.
4) Tir du 1er AR après réengagement et réception
du ballon du PN.
Comportements attendus :
=> Placement du défenseur sur PB -> neutralisation.
=> Engagement physique dans les contacts attaque/défense.
=> Enchaînement de tâches.
Evolution, consignes supplémentaires :
1) Passe ARL à PN et course pour se placer défenseur
n°2 à lopposé. En même temps, lARL
opposé effectue 1 schwenker et recherche contact avec le
n°2 en sortie.
Désengagement de lattaquant en dribble pour tirer à
lopposé du PN.
2) Le défenseur ressort attaquant pour sengager à
lopposé du PN et tire après réception
de balle du PN.
Remarques :
=> Intensité des impacts attaque/défense de plus en
plus important.


SITUATION 6
Objectif : Rôle et enchaînement de tâches des
n°2 et n°3 central.
Mise
en place :
Idem situation n°4, plus 1 pivot fixe dans le secteur du n°2
et 1 défenseur n°3 central.
Consignes de fonctionnement :
Idem situation n°4, plus un n°3 central : flotter côté
ballon.
Comportements attendus :
Jeu sur trajectoire de passe diagonale ARL - PV opposé du
n°2 et n°3.
Sortie et couverture des n°2.
Flottement du n°3.
Evolution, consignes supplémentaires :
1 balle pour 2 ARL.
2 aller et retour avec recherche de contacts avec défenseurs.
Ensuite, dans lespace délimité, recherche dune
situation de tir.
Remarques :
=> Intensité de plus en plus importante.

SITUATION
7
Objectif : Rôle et enchaînements de tâches du
défenseur avancé.
Mise
en place :
=> 3 défenseurs : n°2, n°3 et défenseur avancé.
=> 1 pivot fixe.
=> Colonnes dARL et de DC.
Consignes de fonctionnement :
=> Définition dun espace central entre les poteaux
pour le défenseur avancé.
=> Défenseur avancé : sortie sur DC -> duel et
couvrir quand balle sur ARL en entrant dans 9m.
=> Circulation de balle entre attaquants pour rechercher contacts.
Comportements attendus :
=> Sortie et couverture du n°2.
=> Flottement / couverture et sortie du défenseur avancé
-> neutralisation.
=> Flottement côté ballon du n°3.
=> Adaptation défensive au bloc :
n°2, avancer, sortir du dispositif défensif,
communication n°3 et n°2.
Evolution, consignes supplémentaires :
=> 1 balle pour 2 AR.
=> Recherche dune situation de tir après 2 aller-retour
en fixation-contact.
=> Pivot : rechercher bloc sur n°2.
=> Idem à 4x4 dans secteur central.
Remarques :
=> Varier le placement du pivot.
=> Attention au flottement excessif -> lecture du rapport de
force du duel proche.
Importance de la morphologie du n°3 et du défenseur avancé.


SITUATION 8
Objectif : Défendre à 6. Rôle et tâches
des n°1.
Mise
en place :
=> 6 attaquants et 6 défenseurs.
Consignes de fonctionnement :
1) Travail de déplacements défensifs devant la circulation
de balle de lattaque.
2) Recherche de tir de lattaque dans second temps.
Comportements attendus :
=> Articulation des défenseurs les uns avec les autres.
=> Enchaînements de déplacements.
=> Flottement des n°1 à lopposé du ballon.
=> Duel 1x1 des n°1 quand balle sur adversaires directs.


Amélioration
de la motricité notamment de léquilibre au service
dune meilleure prise dinformation
Séance de Pierre Mangin (Responsable France Espoirs Filles)
Equipe entraînée : Pôle féminin de Besançon
- Rapporteur : L. Bezeau
SITUATION 1
Objectifs : Échauffement
Motricité générale -> équilibre
Mise
en place :
=> Par 2, 1 balle par joueuse
=> Zone centrale interdite
=> Se placer face à face de part et dautre de la zone
interdite.
Consignes de fonctionnement :
=> Face à face, se déplacer en miroir, tout
en manipulant la balle
=> Reproduire les actions de son partenaire
=> Meneur, surprendre le partenaire
Comportements attendus :
=> Sorganiser pour mieux percevoir.
=> Recherche tronc droit dans toutes les manipulations deballe.
Evolution, consignes supplémentaires :
=> Se déplacer, faire tourner balle autour tête, taille
=> Alterner dribble, balle entre les jambes
=> Alterner feinte de passe, de tir, débordement, dribble
=> Changer de vitesse, de direction, sarrêter équilibrée
3

SITUATION 2
Objectif : Recherche équilibre, position du tronc
Mise
en place :
1 balle pour 2 sur tout terrain
Consignes de fonctionnement :
Montée de balle à 2 avec travail au niveau du poignet
avec armer court
Ne pas redescendre la balle
Comportements attendus :
Recherche équilibre
Regarder devant soi
Respect du temps dengagement après désengagement
Recherche équilibre dans le débordement
Evolution, consignes supplémentaires :
À chaque réception, sarrêter équilibrée
sur un appui pour feinte de passe et/ou tir avant de transmettre
balle à partenaire
Idem avec feinte à la hanche
Idem en fermant les yeux à chaque temps darrêt
À chaque réception, en appuis, feinte de tir avant
passe, et après passe, se désengager
Remarques :
=> Sur réception, changer de direction et donner en appuis
ou en suspension
=> Bloquer le 1er appui, marquer temps darrêt et changer
de direction
=> Choix de recherche appuis pour passe ou équilibre sur
1 appui pour déborder.

SITUATION 3
Objectif : Dissociation train supérieur/train inférieur
Mise
en place :
=> 1 colonne dattaquantes avec ballon
=> 1 GB à chaque poteau
Consignes de fonctionnement :
=> Travail dappuis avec manipulation de balle : 1 appui externe
à D ou à G en revenant dans laxe sur double
appuis
=> Tir à 2 mains en bas si GB bras en haut, en haut si GB
bras en bas
=> Les GB entrent et sortent du but chacun leur tour
Comportements attendus :
=> Sorganiser pour travail dappuis et manipulation de
balle
=> Regarder le but
=> Ne jamais redescendre la balle après larmer
=> Changer de vitesse sur les 2 derniers appuis
Evolution, consignes supplémentaires :
=> Manipulation de balle :
placement balle dans main extérieure sur chaque prise
dappui externe
idem mais dans main intérieure
idem mais travail dappuis, dos au but, par sauts arrières
=> Le GB indique limpact de tir

SITUATION 4
Objectif : Équilibre, proprioception
Mise
en place :
=> 1 balle par joueuse
=> 2 colonnes darrières à 9 m
Consignes de fonctionnement :
=> Partir des 9 m
=> 1 cloche-pieds sur place
=> Effectuer 3 feintes de tir, en équilibre sur lappui
=> Revenir en arrière par saut sur le même appui
=> Marquer un temps darrêt et travail dappuis
D/G latéral pour tirer
Comportements attendus :
=> Recherche déquilibre
=> Changement dappuis arrière et latéral
=> Tir en suspension

SITUATION 5
Objectifs : Sorienter pour tirer
Enchaînement de tâches
Mise
en place :
=> 2 colonnes darrières avec ballon + 1 Pivot
Consignes de fonctionnement :
=> ARL côté pivot :
Fixation forte avec armer haut
Transmission au pivot poste (1)
Désengagement et réengagement en changeant
de secteur
Réception du 2ème ARL et tir (2)
=> ARL opposé :
Fixation forte et passe (2)
Désengagement et réengagement en changeant
de secteur
Réception sur la passe du pivot poste et tir (3)
Comportements attendus :
=> Sorienter pour tirer
=> Changer de vitesse dès réception du ballon
=> Prendre information sur GB
=> Course dengagement, de replacement et réengagement
Evolution, consignes supplémentaires :
=> 1 défenseur central + 1 AL de chaque côté,
le défenseur ne gêne pas le pivot poste.
=> 1er ARL : tir ou passe à AL opposée en fonction
si défenseur joue ou non le contre.
=> 2è ARL : double échange avec pivot avant de tirer
ou de remiser à pivot si défenseur gêne. Le
pivot peut tirer (3)(4).


SITUATION 6
Objectif : Idem situation n°5
Mise
en place :
Idem situation n°5 + 1 défenseur supplémentaire
Consignes de fonctionnement :
Idem situation n°5
Si 1er ARL est gêné par défenseur -> passe
à AL
LARL se replace ensuite pour jouer 3x2 avec pivot et 2ème
ARL.
Rechercher une solution de tir en 5 passes maximum, sinon passe
à AL.
Comportements attendus :
Idem situation n°5
Exploiter 3x2 : percevoir espace libre, recevoir pour tirer, choix
tir ou passe
Evolution, consignes supplémentaires :
Idem avec 3 défenseurs -> 3x3
=> Idem à 5x5 en demandant aux défenseurs n°1
de flotter exagérément.


Le
demi-centre : Il est un joueur contingent
Par Daniel
Costantini
Attaquant
occupant la partie centrale du terrain au niveau de la base arrière,
il pourrait NE PAS ETRE.
On rappelle, sil en était besoin, que les postes dattaque
indispensables sont les deux arrières et les deux ailiers
qui délimitent lespace de jeu de léquipe
à un moment donné.
Le demi-centre et le pivot sont des postes seconds, dans ce sens
quils peuvent être occupés ou pas par un ou deux
joueurs. On fait ici référence à la possibilité
dopérer avec 2 joueurs dedans et donc vraisemblablement
4 joueurs autour (2AR + 2AL) ou plus exceptionnellement avec 6 joueurs
autour sans joueur dedans.
La recherche dexhaustivité doit nous obliger à
mentionner que lon peut également opérer à
4 joueurs autour et 2 joueurs dedans avec lutilisation dun
demi-centre en se privant volontairement occasionnellement dun
ailier ce qui réduit notablement lespace de jeu de
léquipe mais peut, conjoncturellement, présenter
quelques avantages.
Il est un joueur dont on peut se passer mais dont le rôle,
quand il est utilisé, est particulièrement important.
Cest ainsi quil nest pas concevable de pratiquer
à un niveau initial sans que ce poste soit systématiquement
occupé de façon à rapprocher les partenaires
les uns des autres pour raccourcir les distances de passes et priviligier
la notion de soutien offensif permettant une sécurité
dans la conservation du ballon. Dans le même esprit, la caractéristique
des missions du DC pourrait être affectée
du dénominateur damplification car quil soit
en train de soutenir ou daméliorer, il est souvent
déterminant dans sa capacité à apporter soit
de la sécurité soit le surnombre offensif.
On
admet couramment quil nexiste pas de profil type
du DC. Chaque joueur appelé à pratiquer à ce
poste doit adapter sa tâche à ses capacités
individuelles. Cest pourquoi le phénomène de
modélisation à ce niveau doit être relativisé.
Par contre, ce qui pourrait être tenté, cest
de définir les types daction probables nécessaires
dêtre maîtrisés dans tous les cas en fonction
des situations rencontrées en tenant compte des caractères
dominants
des défenses.

Exemples :
1)
Léquipe est en situation dattaquer une défense
alignée qui ne gêne que peu la circulation du ballon,
dans ce cas de figure le DC doit être capable de :
assurer la continuité de la circulation rapide du
ballon,
proposer des renversements pour prendre le flottement défensif
à contre-pied,
présenter un danger permanent dans le secteur central
en relation avec le pivot,
occuper le poste darrière sil est libéré
par une action soutenue dun arrière latéral
vers lintérieur,
lattaque en cas darrivée dun ailier
en appui central.
2)
La défense rencontrée est une défense agressive
en deux lignes de type 1x5 :
rompre en permanence lalignement avec son défenseur
avancé,
soutenir larrière engagé vers lextérieur,
relayer la progression du ballon vers le côté
opposé quand lengagement est intérieur,
occuper (comme précédemment) le poste libéré
par un arrière engagé à lintérieur,
jouer en 2ème joueur dedans,
communiquer directement avec lailier en cas de groupement
au centre de la défense.
3)
Si la défense se propose en deux lignes équilibrées
3x3 à dominante Homme à Homme :
soutenir initialement très loin derrière pour
empêcher lalignement de la 1ère ligne de défense,
jouer sans ballon en plongeant à lintérieur,
susciter des croisés sans échange systématique
du ballon,
entretenir une relation perceptive permanente avec le ou
les joueurs susceptibles dévoluer dedans dans le secteur
central pour, le plus rapidement possible, mettre le ballon dans
le dos de la 1ère ligne de défense.
Inventaire des savoir-faire individuels
du facile au difficile :
jouer en profondeur pour soutenir,
participer à léquilibre offensif en jouant
le plus possible dans le quart de terrain opposé à
celui de son pivot,
rompre lalignement avec son adversaire direct sil
est facilement identifiable,
passer vite,
feinter,
renverser,
sengager pour tirer de la gauche vers la droite et
de la droite vers la gauche,
déborder des deux côtés pour tirer ou
décaler,
aiguiller son adversaire direct pour enclencher des croisés
mettant les arrières en position de tir,
percevoir en permanence les appels de balle des joueurs dedans
en jeu direct,
équilibrer loccupation du terrain,
alterner le jeu avec et sans balle,
jouer dedans,
jouer à 2 dedans.
Inventaire des actions probables en fonction
des défenses rencontrées :
Devant
une défense alignée :
vérifier lécartement de ses partenaires pour
utiliser un espace de jeu maximum, se décaler par rapport
au pivot, recevoir le ballon lancé pour menacer, être
clair dans ses intentions vis-àvis de ses partenaires :
porter la balle pour susciter des croisés,
fixer en menaçant pour décaler par la passe,
renverser quand la défense anticipe dun côté
(renverser de lautre) ; jouer sans ballon sur les postes darrière
libérés pour pouvoir éventuellement enchaîner
prise dintervalle externe et (ou) décalage de lailier,
jouer en appui central,
jouer à 2 dedans.
Devant une défense
de type 1-5 :
libérer lespace pour les arrières en
sécartant à lopposé,
revenir soutenir en cas de besoin,
manuvrer clairement son adversaire direct :
laiguiller pour croiser,
le déborder pour décaler ;
faciliter, par un placement volontairement loin en profondeur,
lengagement des arrières, avec ou sans ballon, vers
lintérieur,
occuper, sans ballon, le poste darrière ainsi
libéré,
percevoir, en jeu direct, tous les appels de balle du joueur
dedans que ce soit :
dans un intervalle,
en poste (entre les lignes de défense) ;
organiser les départs dailier et participer
à la rééquilibration de lespace
de jeu en poussant larrière dans laile
côté départ et en devenant, lui-même,
arrière,
renverser les passes directes DC => ailier en corner surtout
à lopposé du pivot.
Devant
une défense 3x3 :
Les mêmes intentions tactiques que précédemment
avec une prédisposition à devoir jouer sans balle.
Devant une 3x3 de type Homme à Homme, tous les croisés
classiques DC/AR sont problématiques. La circulation de balle
va être rendue hasardeuse et le temps de préparation
sera compté
Il faudra donc :
enclencher rapidement à partir dun dispositif
initial très écarté avec, si possible, un pivot
décalé.
Le demi-centre sera le mieux placé pour organiser mais certainement
pas à partir dun jeu avec ballon donc :
libérer lespace central en plongeant, sans balle,
à lintérieur à lopposé du
pivot sur balle tenue par un arrière,
enchaîner éventuellement en appui central,
organiser des départs dailier sans ballon côté
pivot et les solliciter en appui central,
jouer en passe et va,
occuper les postes darrière quand il se libère,
faire respecter un espace de jeu maximum.
En fait, dans ce cas de figure, les responsabilités sont
les mêmes que dans le cas précédent mais la
plupart dentre elles devraient être réalisées
sans ballon.
Le demi-centre
en supériorité numérique :
Il
ne doit pas se contenter dêtre un relais. Occupant le
secteur le plus favorable pour le tir, il va devoir mobiliser, avec
le pivot, un maximum de défenseurs pour libérer des
espaces importants pour les arrières ou les ailiers. Dans
le cas dutilisation de schémas tactiques rendus souvent
aléatoires du fait de la liberté constatée
en défense en infériorité numérique,
il devra être le garant de la continuité de laction
offensive.
Il doit par ses changements de rythme :
1) Arrêter la défense en la fixant (utilisation de
la feinte
).
2) Ouvrir vers des espaces.
3) Mettre ses partenaires en mouvement.
4) Se replacer pour assurer lenchaînement.
Le demi-centre en infériorité
numérique :
Il
ne devrait pas y avoir de tâches spécifiques dans ce
cas de figure tant le mouvement
général des cinq joueurs restants sera indispensable
avec des changements incessants de tâche et de secteur.

Prévention
des cervicoscapulalgies dans le cadre du handball de compétition
Par
Jean-François Favre (kiné France A garçon depuis
Barcelone jusquà Sydney)
Article extrait de la revue SMS
- Le Spécialiste de Médecine du Sport au service des
praticiens n°30 de novembre/décembre 2000.
Le
suivi kinésithérapique des équipes de France
depuis une dizaine dannées, montre une assez sensible
augmentation des plaintes relatives à lépaule
et à la colonne cervico-dorsale. Il importe dêtre
à lécoute dans la genèse de ses plaintes
afin déviter à terme de les classer dans les
grands tableaux physiopathologiques avec pour obligation de dépendre
totalement de la capacité anatomofonctionnelle de sadapter
aux dégradations des structures et de la capacité
dadaptation et de motivation des joueurs.
Notre intervention doit donc volontairement se situer en amont des
pathologies, à condition dêtre bien au contact
de lencadrement technique, notre intervention se situe à
deux niveaux :
Un niveau de prévention collective à la frontière
de léducation physique générale et de
la réadaptation.
Un
niveau de prévention individuelle à la frontière
de la rééducation et de la réadaptation.
Pour réaliser pleinement ces aspects de prévention,
un certain nombre de critères doivent êtres réunis
:
la
notion déquipe de lencadrement,
une
répartition préalable des tâches,
une
hygiène de vie cohérente préalablement acceptée
par les joueurs,
une
disponibilité importante,
une
compétence en kinésithérapie du sport,
une
connaissance médico-technique du handball,
une
interaction permanente et immédiate en fonction des modifications
des plannings.
La prévention collective
À
notre avis, chaque membre de lencadrement doit assurer sa
ou ses missions en restant le plus possible dans le cadre de son
travail sans éborder des prérogatives sauf sur ordres
précis du coach. Le coach reste toujours lautorité
suprême et doit le rester.
Une équipe dencadrement en harmonie représente
le premier maillon de la prévention.
Quelles
que soient les différentes phases, (préparation plus
ou moins longue de grandes compétitions, période de
matchs dentraînement ou période de compétition),
la prévention doit toujours rester omniprésente.
Elle
doit être mise en place dans le cadre de tout échauffement,
de la préparation physique générale, spécialisée
et de la récupération qui prend une part de plus en
plus importante dans la préparation. Laugmentation
du niveau de jeu et de la charge de travail, les rythmes de matchs
et le nombre des entraînements limposent.
Pendant
les phases déchauffement général, lencadrementgénéral,
lencadrement médico-technique doit réaliserune
observation très minutieuse de tous les faits et gestes de
la séance.
Il importe, au travers dexercices généraux ou
globaux, de sassurer de la parfaite fonctionnalité
de lappareil locomoteur. Nous focaliserons notre exposé
plus particulièrement sur lensemble cervico-dorso-scapulaire.
Cependant pour que cet ensemble cervico-dorso-scapulaire soit capable
dassurer les gestes fondamentaux que sont la réception,
la passe et le tir, il faut que lensemble cervico-
dorso-scapulaire soit bien placé sur les autres modules fonctionnels
:
les pieds pour les bons appuis au sol,
les membres inférieurs pour les bonnes propulsions et les
bonnes réceptions,
la ceinture pelvienne et la colonne lombaire pour la stabilité
corporelle (gainage du tronc),
le rachis cervico-dorsal et le thorax sur lequel repose lensemble
cervico-dorso-scapulaire,
la tête et le cou pour assurer les relations supra-spinales
posturales préparant à laction.
Cest
pourquoi dans le cadre du début de léchauffement,
une attention toute particulière sera apportée au
bon déroulement des gestes simples tels que :
le bon déroulement du pas dans la marche,
la bonne utilisation des appuis dans le trottinement et la course,
les petits sautillements pour tester les réceptions libres
de toutes contraintes spécifiques,
la coordination des ceintures pelvienne et scapulaire,
etc.
Toujours
dans le cadre du début de léchauffement, nous
intégrons des exercices spécifiques qui permettent
de sassurer du bon fonctionnement et de la bonne interrelation
entre les modules fonctionnels de lappareil locomoteur.
Dans notre jargon, nous le nommons tests de pivots.
La
notion densemble fonctionnel articulé global reste
pour nous fondamental. Pour lensemble cervico-dorso-scapulaire,
et toujours dans le cadre de léchauffement, nous observerons
:
Les
amplitudes articulaires au travers dexercices généraux.
La mobilisation individuelle droite puis gauche des omoplates en
appui-bassin placé debout ou assis, qui utilise un petit
bras de levier et les grandes circumductions des membres supérieurs
dans tous les plans, en appui, debout et en trottinant. Elles ont
besoin dun très grand bras de levier, ce qui rend un
petit peu dangereux leur utilisation brutale.
Attention, il nous semble important de signaler limportance
de la chronologie de ces exercices : la grande manuvre dite
de larmé de Sohier pour explorer la relation coude
poignet. Puis la mobilisation des cervicales au travers dexercices
généraux denroulement vertébraux, de
quadrupédie et de mobilisation plus spécifique assise.
Le renfoncement musculaire tonique de lensemble de la musculature
avec une attention toute particulière au grand dentelé
et aux fixateurs, en utilisant toute la gamme des pompes pour explorer
la ceinture scapulaire.
La manuvre dite douverture bras-tronc, qui réalise
louverture des épaules et la musculation tonique, représente
un bon exemple dexercice que nous pouvons utiliser comme test.
On
proposera des pompes dites larges pour le deltoïde antérieur
et les faisceaux supérieurs du grand pectoral, serrées
pour privilégier lensemble triceps, des pompes avec
temps dappui-bras tendus sens montant ou descendant pour la
relation omo-serrato-thoracique, pompes dites claquettes avec réception
sur les poignets et enfin pompes sur les poings... etc. Enfin, lutilisation
des pompes avec un temps isométrique imposant la fixation
des omoplates.
La coordination motrice par des exercices globaux de dissociation
des ceintures, debout, à quatre pattes et assis.
La
coordination motrice spécifique avec ballon de façon
à mettre en place la notion de repère proprioceptif
avec la prise de loutil.
Avant la mise en place des exercices de passes, toute une recherche
de centrage actif libre, avec ballon normal ou lesté, permet
dexplorer larmé, temps capital de la passe. Ce
temps dobservation est primordial de la bonne gestuelle. De
la qualité de la passe va dépendre la précision
du geste. De la qualité de larmé va dépendre
le tir.
Les
exercices de passes statiques et dynamiques sont lexercice
fondamental de base du
handball. Au-delà des bons appuis au sol ou de la bonne coordination
gestuelle en dynamique, larmé doit être parfaitement
maîtrisé : une très bonne abduction du bras
toujours à 90° au minimum, associée à une
rotation externe permettant la bonne utilisation du poignet et une
bonne torsion du tronc permettant la protection du ballon et le
tir.
Les
étirements pré et post-compétitifs :
Léchauffement du gardien de but qui demande une attention
toute particulière.
Au travers de quels exercices pouvons-nous mettre en évidence
des insuffisances génératrices à terme de symptomatologies
gênantes, douloureuses et enfin invalidantes ?
Dans le cadre de la compétition, lobservation permettra
de bien percevoir toutes les conditions internes et externes de
la compétition. La bonne compréhension et la visualisation
des incidents voire des accidents ne peuvent que renforcer notre
notion de prévention.
La prévention individuelle
Cette
prévention na de sens que dans la mesure où
un certain nombre de signes dappels ou de plaintes sont perçus
par lencadrement médicotechnique ou signalés
par le joueur lui-même. Il importe dêtre très
attentif au laisser-aller ou aux négligences voire au camouflage
conscient ou inconscient.
Pour
améliorer notre observation visuelle, nous sommes dotés
dune caméra numérique
qui nous permet de revoir des scènes particulières,
(cette utilisation est encore trop récente pour que nous
puissions en dégager des pistes mais son intérêt
nous semble très prometteur).
Cette prévention se met en place
de plusieurs façons :
des gênes ou des plaintes douloureuses signalées par
les joueurs eux-mêmes,
après des incidents ou accidents pendant les entraînements
et la compétition,
en présence de morphologies inadaptées ou à
risque (particulièrement chez les jeunes).
Lexamen
morpho-statique, véritable carte didentité de
lappareil locomoteur, révèle des morphologies
atypiques pas toujours en harmonie avec la fonctionnalité
demandée.
Cet examen représente alors une base quasi incontournable.
Une
recherche des étiologies possibles doit être envisagée
le plus rapidement possible pour mettre en place des solutions qui
doivent être, autant que faire se peut, réparatrices
et non marquantes. Cest pourquoi, nous insistons énormément
sur lobservation de la prévention collective décrite
au paragraphe précédent.
De
façon très grossière, nous devons nous orienter
rapidement à laide dun crible de recherche le
plus simple possible de façon à pouvoir avancer sur
des bases solides. Ce crible met en corrélation immédiate
la ou les plaintes, les symptômes plus ou moins nets en rapport
avec une phase technique. Ceci permet de cibler immédiatement
au plus près la ou les structures anatomiques en cause.
Lépaule
proprement dite
Région
antérieure dans larmé
Des
douleurs pendant la phase dite darmé imposent de bien
vérifier la position fondamentale dabductionrotation
externe. Le bras bien haut à lhorizontale avec une
bonne
contre-rotation de la ceinture scapulaire vers larrière
pour bien protéger le ballon. Ce temps utilise un important
travail concentrique des fixateurs domoplate.
Les
douleurs tendinopathiques des gaines et des bourses séreuses
rendent impossible la technique classique de larmé.
Le joueur peut continuer à jouer et utiliser des modifications
positionnelles qui, sans être complètement mauvaises,
peuvent créer à terme des limites fonctionnelles techniques
et des pathologies. Les passes et les tirs, coude collé au
corps, doivent être proscrits.
Région
postérieure dans le tir
La
phase de tir ou plus exactement de lancer du ballon ne doit pas
provoquer de sensation de bras mort qui signe une insuffisance de
travail résistant ou excentrique des fixateurs. Les sensations
de bras mort ou de bras qui se désolidarise du tronc signent
au début des inégalités musculaires dans les
groupes agonistes-antagonistes qui préparent à laction.
Le renforcement et léquilibration musculaire tonique
doivent immédiatement être mis en place. Les exercices
dits de centrage actif avec et sans ballon doivent être mis
en place et systématisés.
À
distance dans lensemble cervicodorso- scapulaire
Avec
un retentissement sur le rachis cervicodorsal : la passe comme le
tir demandent une information sur le placement des joueurs et de
la position du gardien de but. Il est souhaitable quil ne
soit pas que réflexe. Lutilisation de la colonne cervico-dorsale
prend ici toute son importance.
Il
est très important de sassurer de la mobilité
cervicale et cervico-dorsale pour pouvoir assurer la passe et le
tir en conservant toutes ses capacités adaptatives. Le schéma
de base du réflexe tonique du cou doit être la base
de toute la préparation à laction. Cependant,
la corticalité doit pouvoir sexprimer et garder le
leadership. Les limitations damplitudes de flexion-extension
/ latéro-flexion et rotation perturbent obligatoirement le
geste et imposent des adaptations plus ou moins bonnes. Lutilisation
des modules sus et sous-jacents devient alors obligatoire. Il faut
sassurer de la bonne fonctionnalité de la zone D9 pour
une harmonieusecontre-rotation des ceintures, de la zone D4 pour
la mobilité en rotation de la tête et du cou, de la
zone C5 pour assurer les inclinaisons des rotations cervicales et
de la zone sous-occipitale pour permettre la parfaite homéostasie
des réflexes oculonucaux, oculo-vestibulaires, vestibulo-oculaires
et vestibulo- nucaux. En clair, permettre à la corticalité
de pouvoir sexprimer sur une base de posture équilibrée.
Avec
un retentissement sur le coude et le poignet : la parfaite utilisation
du membre supérieur qui tient le ballon doit pouvoir mouvoir
son coude et son poignet dans toutes ses composantes musculo-articulaires.
Bien entendu, les doigts et la pince pouce / cinquième doigt
assurent la prise du ballon. Un ballon trop volumineux peut perturber
la bonne gestuelle au niveau de lempan. Ceci est un point
très important avec les enfants. Enfin, toutes les petites
blessures au niveau des doigts perturbent la prise du ballon et
imposent une obligatoire adaptation des structures en amont pour
y remédier. À long terme, ces modifications peuvent
être génératrices de nombreuses pathologies
à distance (tendinites et maladresses essentiellement).
Il
ne faut pas omettre le membre supérieur contro-latéral
qui permet de séquilibrer.
À
distance hors de lensemble cervicodorso-scapulaire
Sans
vouloir trop développer cet aspect, nous le réduirons
volontairement à la bonne adaptation de la zone D9 comme
nous lavons mentionné dans un paragraphe précédent.
Cette zone est considérée comme le pivot dadaptation
de la contre-rotation des ceintures. Il est donc évident
que des raideurs, des douleurs et des mauvaises courbures de cette
zone peuvent perturber plus ou moins selon leur importance, toute
gestuelle des membres supérieurs.
Conclusion
Au
terme de cette présentation, bien entendu, pas exhaustive,
nous retiendrons que lensemble cervicodorso-scapulaire reste
particulièrement exposé dans le handball de compétition.
Laugmentation importante des rythmes de travail et un engagement
physique grandissant en font un véritable sport de combat
collectif.
La
prévention comprend deux temps incontournables :
Une prévention collective de tous les instants basée
sur la notion déquipe de lencadrement médicotechnique
et lobservation minutieuse des entraînements, des matches
et dune très bonne gestion des temps de repos.
Une prévention individuelle spécifique appliquée
:
=>
à la conservation des amplitudes articulaires,
=> à léquilibre musculaire tonique des groupes
agonistes-antagonistes préparant à laction,
=> à la proprioception et la coordination motrice,
=> à la maîtrise gestuelle des fondamentaux,
=> à tous les petits soins inhérents à lactivité
sportive, etc.
Dans
une optique plus générale dapplication de la
prévention, il nous semble utile de rappeler les points suivants
:
que le kinésithérapeute du sport doit posséder
une solide formation professionnelle,
que sa compétence ne se limite pas à la thérapeutique
appliquée à des sportifs,
que la prévention doit dominer les aspects thérapeutiques,
que nous sommes en présence non pas de malades mais de bien
portants qui sont le plus souvent en surcharge de quantité
de travail et en insuffisance de temps de récupération,
que malheureusement toutes les structures nassurent pas leur
rôle dans la prévention et le suivi médical
en préférant privilégier des considérations
économiques,
enfin, que notre action de prévention sinscrit dans
la conservation, autant que faire se peut, de lintégrité
physique et psychique des joueurs.
Ce
dernier point représente léthique médico-sportive
à laquelle nous sommes particulièrement attachés.
Bibliographie
1- J.-F. FAVRE. Les étirements, Approches du handball
- 1993 - n°13 - 30-35. Revue de la DTN - édition FFHB.
2- J.-F. FAVRE. La préparation à laction du
geste sportif ; Cahier Kinésithérapie - 1990 - fasc.
141 - n°1-7-24.
3- J.-F. FAVRE. Les critères morphostatiques et prévention
en Handball - Revue Sport et Médecine Actualités -
1996 - Spécial Handball - n°47.
4- J.-F. FAVRE. Participation de lactivité tonique
posturale à la genèse de certaines attitudes scoliotiques.
Application à la compréhension de certaines contre
performances gestuelles du sportif et à leur éventuelle
correction. Thèse - Mars 1988 - Doctorat es Sciences/Staps
-
Université de Nanterre - Paris X.
5- A. CECCALDI, J.-F. FAVRE. Les pivots ostéopathiques -
Avril 1986 - éditions Masson - Paris - 134 pages.
6- A. CECCALDI, J.-F. FAVRE. Lexamen morpho-statique - 1992
- non édité.
7- J.-P. ROATTINO, G. JUIN, R. OULLION, P. GRILLON, J.-P. BITON,
J.-F. FAVRE. Outils de prévention médico-technique
dans le lancer.Lexemple du handball - Publications des Laboratoires
Genévrier - 1998 - 61 p.

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