|
Le handball aurait fait son apparition en France vers 1932
dans quelques clubs travaillistes et civils d'Alsace. Une première
fédération est créée le 1er
octobre 1935 à Metz dont la présidence est assurée
par M. REINERT.
Le handball se développe surtout dans le milieu scolaire. Une
autre fédération est déclarée à Paris
en 1937 pour permettre à une
équipe française de participer aux Jeux Mondiaux Universitaires.
Cette fédération de circonstance n'aura d'autre expression
que cette compétition.
Le 2 juillet 1938, naît la Ligue
d'Alsace sous l'égide de la fédération "messine".
Celle-ci en restera à cet embryon régional et donc dans
l'anonymat.
Aussi, en 1940, trois "profs
de gym", MM. DORADOUX, CORMONTAGNE et RICARD, se proposent de créer
eux aussi une fédération et s'adressent au Haut Commissaire
aux Sports, M. BOROTRA.
Ils n'obtiennent qu'à demi satisfaction : seule leur est concédée
la création d'une "Commission Technique du Handball"
au sein de la Fédération Française de Basket-ball...
Ils reviendront à la charge l'année suivante.
Le 26 juin
1941, un M. BOUET (Secrétaire Général de la
Fédération Française de Tennis de Table) les informe
que M. FOULON, sous l'autorité de M. BOROTRA, vient de le nommer
président de la F.F.H.B., pas encore créée !
En effet, c'est seulement le 1er septembre
1941, que la Préfecture de Police, Direction de l'Hygiène,
de la Protection de l'Enfance et du Travail signe le récépissé
de déclaration d'association, n°177 705, du nom de " Fédération
Française de Handball ".
Le 21 septembre 1941, l'information
paraît au Journal Officiel : la Fédération Française
de Handball est juridiquement et officiellement reconnue. La suite de
l'histoire apportera un démenti inattendu...
Pour l'instant, voilà le handball lancé. Le premier championnat
de France masculin est organisé dès la saison 1941-1942,
dans les deux zones, Nord et Sud, sous l'impulsion de Christian PICARD.
La saison suivante, des compétitions sont mises en place pour les
féminines.
Une surprise attend notre sport après la guerre. La décision
du 21 septembre est tenue pour illégale : la fédération
n'existe pas puisque créée sous l'autorité du gouvernement
de Vichy... Au terme d'une longue enquête administrative (sur les
fédérations messine et universitaire entre autres...) et
d'une nouvelle déclaration à la Préfecture de Police
(n° 52 833), le Journal Officiel du 11 juillet 1952 officialise enfin
la "bonne" F.F.H.B..
Revenons au sport. Si le handball à onze fit les beaux jours des
dix premières années de cette fédération,
le sept en salle, plus rapide, plus spectaculaire, le supplanta assez
vite : le premier championnat de France à sept fut organisé
en 1952.
Le onze disparut en 1959.
Depuis sa "première" création, la Fédération
a eu à sa tête cinq présidents :
|
|
Le premier, René BOUET (1941-1946)
fit du handball un sport à part entière dans des conditions
difficiles (à peine 5000 licenciés recensés).
Le second, Charles PETIT-MONTGOBERT (1946-1964)
s'attache à la structuration administrative et technique.
Il permit à notre sport de passer à 10 000 licenciés
en 1950, puis 25 000 (et 800 clubs) au terme de son mandat.
|
|
| |
| |
La troisième présidence
est assurée par Nelson PAILLOU (1964-1982).
Un choix s'impose à lui : "Masse" ou "Elite"?
En fait, il n'a d'autre solution que de privilégier la première.
Il lance immédiatement le "Plan d'Expansion" qui
va booster le développement : 160 000 licenciés et 2400
clubs en 1982.
Lors de cette période, la Fédération réalisera
deux grandes opérations : d'une part l'organisation du Championnat
du Monde en 1970 (où l'équipe de France est à
la peine) et, d'autre part l'achat de la Maison du handball qui fut
de 1971 à 1986 le siège de la Fédération.
|
| Nelson PAILLOU, devenu président
du C.N.O.S.F., cède les rênes de la Fédération
en septembre 1982 à Jean-Pierre LACOUX (1982-1996)
ancien entraîneur national et Directeur Technique National. |
En 1985, c'est la descente
aux enfers : le handball français tombe en Mondial C... Il
est temps de penser à "l'Elite". L'Assemblée
Générale décide d'une politique (et de moyens)
pour élever le niveau technique des joueurs et des entraîneurs
: nouvelle formule de championnat, Conseil des Clubs de Nationale
1, statut du joueur de Haut Niveau, publicité sur les maillots...
En 1986, "championne du Monde C", la F.F.H.B. rêve
d'une qualification automatique aux J.O. de 92 si le C.I.O. les accorde
à Paris. Déception, Barcelone s'impose. Et dans l'instant,
"Paris 92" se transforme en "Pari 92" : le handball
français se lance le défi d'être quand même
aux Jeux. |
|
Signe du destin? La F.F.H.B. obtient de l'I.H.F. l'organisation du Mondial
B de 89. La cinquième place y suffira pour accéder au Mondial
A. Voilà les masculins lancés :
- Mondial A 90 : 9ème, qualifié
pour les J.O
- J.O. Barcelone 92 : 3ème,
Médaille de bronze
- Mondial A 93 : 2ème, Médaille
d'argent
- Mondial A 95 : 1er, Médaille
d'or
- J.O. Atlanta 96 : 4ème
La fédération compte alors
210 000 licenciés dont 1/3 de féminines et 2400 clubs.
|
En 1996,
la FFHB opte pour les statuts B présentés par le Ministère
de la Jeunesse et des Sports qui la rapprochent du modèle de
l'entreprise.
André AMIEL, élu par l'Assemblée Générale,
définit deux objectifs essentiels :
- la permanence des résultats internationaux masculins et l'essor
des féminines;
- le développement : augmentation du nombre de clubs, du nombre
de licenciés, diversification des pratiques (sandball, mini
hand
). |
Et les résultats sont là :
- Mondial A Masculin 97 : 3ème,
Médaille de bronze
- Mondial A Féminin 99 : 2ème,
Médaille d'argent
-
Mondial A Masculin 2001 : 1er, Médaille
d'or
- Euro Féminin 2002 : 3ème,
Médaille de bronze
- Mondial A Masculin 2003 : 3ème,
Médaille de bronze
- Mondial A Féminin 2003 : 1er, Médaille
d'or
- Mondial A Masculin 2005 : 3ème, Médaille de bronze
- Euro A Féminin
2006 : 3ème, Médaille de bronze
- Euro A Masculin 2006 : 1er, Médaille d'or
- Mondial A Masculin 2007 : 4ème place
En 2000, la Fédération a passé le cap des 300 000
licenciés (dont 36% de féminines).
Fédération Française de Handball
62, rue Gabriel Péri
94250 Gentilly
|
|