On lui promet depuis longtemps un bel avenir et pour Nikola Karabatic, après les multiples titres remportés avec Montpellier, c’est à Kiel qu’il va tenter d’étoffer encore un palmarès déjà riche d’une Ligue des Champions et de plusieurs titres nationaux. Âgé d’une petite vingtaine d’années seulement, l’arrière international se sent déjà bien : « C’est mieux que ce que je pensais. Je craignais que la période d’intégration soit difficile, raconte Nikola, mais j’ai été très bien accueilli par tous les joueurs. Le seul problème que j’ai rencontré, c’est sur la route. En venant avec mes parents, nous sommes tombés en panne de voiture à Hambourg. Le club s’est occupé de tout et depuis je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. »
|
|
|
Pas le temps de s’ennuyer, c’est une certitude puisque la Bundesliga a déjà repris et compte deux journées au compteur. Mercredi soir, Karabatic a pu se rendre compte qu’il n’avait pas encore perdu son français en retrouvant les frères Gille sur le parquet d’Hambourg. Une première confrontation franco-française pour l’ancien Montpelliérain qui se solde par une victoire de Kiel avec trois buts d’avance. Pour les frères Gille, si l’ambiance du club semble apaisée, ils n’ont pas encore réussi à s’imposer pour l’instant.
|
Du côté de Cologne, les Houlet, Burdet et Narcisse ont, eux aussi, repris le chemin des parquets dans un climat plus serein grâce à l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Velimir Kljaic, vieux routier du championnat allemand. « Il a pas mal chamboulé notre jeu. On a maintenant un jeu sans ballon qui est beaucoup plus efficace, notre jeu a gagné en ambition, explique Cédric Burdet. Certains joueurs ont encore un peu de mal, mais on progresse. On a une équipe solide et on espère bien terminer dans les trois premiers. On a remporté l’Eurotournoi à Strasbourg, cela prouve que l’entraîneur est sur la bonne voie. »
|
|
|
À Magdebourg, enfin, Joël Abati a entamé ce championnat par une défaite d’un petit but à Wetzlar (35-34) avant de l’emporter largement contre Göppingen (32-25).
Si les Allemands sont toujours les premiers à reprendre, les Espagnols eux… jouent à l’heure espagnole puisque la première journée de la Liga Asobal se jouera le 17 septembre. Une Liga sans Richardson, rentré en France, mais avec un Jérôme Fernandez et un Didier Dinart plus ambitieux que jamais. |
Pour l’arrière de Ciudad Real, les choses sont assez simples. « Depuis que Talant Dusjhebaev a repris l’équipe, raconte Dinart, l’ambiance a vraiment changé. On travaille très dur physiquement, mais avec le sourire et c’est vraiment bon pour le moral. Je crois que nous avons un potentiel encore plus important que l’an dernier avec l’arrivée de Rutenka et de Metlicic et de Belaustegui. Je suis vraiment fier de jouer dans cette équipe et attention cette fois on veut tout gagner. » Avec un tel chef d’orchestre à la baguette, il serait effectivement surprenant de ne pas retrouver Ciudad Real parmi les prétendants à une victoire en Ligue des Champions comme en Liga Asobal. |
|
|
Du côté des filles, Valérie Nicolas fait un peu figure de dernière des Mohicans, même si on compte toujours aussi peu d’indien au Danemark. Leïla Lejeune a raccroché ses « Stabil », quant à Nodjialem Myrao, elle a décidé de signer au Havre afin de préparer sa reconversion tout comme Stéphanie Cano rentrée de Elda (Valence) vers Bègles pour poursuivre ses études de kinésithérapie.
|
Depuis mercredi soir, la gardienne tricolore évolue avec un masque qui protège sa fracture du nez, car la première journée du championnat danois se jouera ce week-end face à Sonder Jysque. « Cette année, nos objectifs sont très élevés même s’ils sont à notre portée. En fait, on veut tout gagner, le championnat, la coupe et la Ligue des Champions. C’est vrai que je suis la dernière Française au Danemark, mais il n’y a pas que le handball et j’ai beaucoup d’amis français et puis je suis vraiment bien… même si mon nez me fait encore mal ! »
|
|
Partout en Europe, les salles de handball recommencent à se remplir pour des championnats qui s’annoncent passionnants. L’Allemagne reste le plus gros consommateur d’internationaux français, une preuve supplémentaire du bon fonctionnement des centres de formation de l’hexagone.
|