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Dans un mois... on saura !
Le CIO rendra sa décision dans moins de trente jours... et Paris saura. Dans moins d’un mois la capitale hexagonale connaîtra le verdict du CIO, elle saura si elle a décroché l’organisation des Jeux Olympiques 2012. Un fabuleux challenge appuyé, le week-end dernier, par une grande fête organisée sur les Champs Elysées.
Encore convalescente à la suite de son opération des ligaments croisés du genou gauche, Valérie Nicolas a répondu présente au moment de soutenir la candidature parisienne. « La Fédération m’a demandée de participer à cet événement, raconte l’ancienne gardienne tricolore. Comment refuser de soutenir une telle ambition ? Ma saison est terminée, les vacances approchent. J’ai fait l’aller-retour dans le week-end. Le Danemark n’est qu’à une heure et demie d’avion ».
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Pour Paris, l’enjeu est de taille : convaincre les 100 votants du Comité Olympique de choisir la capitale française pour organiser les Jeux Olympiques « de dans sept ans ».
P***** sept ans ! Si le Président de la République ne l’a pas dit tout haut, Bertrand Delanoë l’a sûrement pensé très fort. Après l’échec de sa candidature précédente remportée par les chinois, la ville de Paris s’est appuyée sur son expérience pour obtenir le Graal. Au-delà d’un travail de présentation et d’explication exempt de tout reproche aux yeux des membres du Comité, Paris voulait marquer les esprits une dernière fois.
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Ce dimanche 5 juin, ils sont près de 700 000 à répondre à l’invitation de Paris 2012 sur la plus célèbre des avenues parisiennes. Une fois n’est pas coutume, les chiffres de la police sont en accord avec ceux des organisateurs. « C’était réellement magique. Il ne faut pas perdre de vue que nous devons convaincre les représentants d’une centaine de pays de nous choisir » explique la plus danoise des françaises.
Toute la journée, les animations ont permis aux visiteurs de découvrir les 28 fédérations « olympiques ». De Laure Manaudou, nageuse en « petit bassin » (200 m2)… mais sur la plus belle avenue du monde, s’il vous plait ; à David Douillet véritable icône de l’idéal olympique, de l’ Arc de Triomphe au Grand Palais ; les principaux champions avaient effectué le déplacement pour défendre leurs sports respectifs mais surtout une certaine idée de l’Olympisme, comme Joël Abati ou Valérie Nicolas. « Je n’aurais jamais de médaille olympique, mais les Jeux restent une expérience fabuleuse, se souvient la gardienne de Viborg qui était présente à Sydney (2000) et à Athènes (2004). Gagner une médaille aux J.O., c’est sûrement encore plus fort que des Championnats du Monde ! Alors il faut vraiment que Paris décroche ses Jeux. On a vu en Grèce à quel point, jouer sur son sol, est un atout majeur dans une telle quête. La motivation s’en trouve décuplée.»
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Enfin, et ce n’est pas négligeable, le pays organisateur se trouve exempté d’obligation de qualification au moment où les règles changent. Si auparavant, les cinq premiers des Championnats du Monde décrochaient un ticket automatique, aujourd’hui seul le tenant du titre bénéficiera de cet avantage. Les quatre suivants auront seulement l’opportunité d’organiser un tournoi de qualification chez eux, devant leur public. L’accès aux Jeux Olympiques sera donc plus difficile.
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Loin de ces considérations, sous le soleil de la capitale, un jeune garçon de cinq ans inscrit son premier but de handballeur… face à Valérie Nicolas, le sourire aux lèvres comme toujours. La fête bat son plein.
Si la candidature parisienne avait besoin de démontrer une dernière fois son savoir-faire : transformer les Champs-Elysées en « Champs Olympiques » en une nuit, représente la dernière main apportée à la copie rendue au comité d’évaluation du CIO.
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Une copie jugée de « très grande qualité » au même titre que celle rédigée par Sébastien Coe pour défendre la candidature londonienne. En revanche, le comité d'évaluation a émis plusieurs réserves concernant les trois autres candidats en lice, New York, Madrid et Moscou. Concernant New York, le rapport précise que "le stade olympique (...) indispensable pour l'accueil des Jeux n'était pas construit lors de la visite du comité et qu'aucune garantie n'avait été fournie sur la possibilité de construction de cette infrastructure olympique". La principale faiblesse de la candidature madrilène concerne sa capacité hôtelière à proximité du site des Jeux. "Madrid pourrait être dans l'obligation de recourir aux hôtels de villes voisines, dans un rayon d'une heure de transport, pour répondre aux critères olympiques" précise en effet le texte.
Quant à Moscou, le comité note "l'absence d'un calendrier précis dans le dossier de candidature qui a rendu difficile l'évaluation du projet".
Côté parisien, le rapport insiste sur les excellentes conditions d'hébergement ainsi que sur la grande qualité et la grande capacité des infrastructures routières et ferroviaires de Paris. Le rapport précise également que le budget établi par la capitale française est "bien documenté et crédible".
Cette fois-ci, tous les ingrédients semblent réunis. La recette suivie à la lettre. Reste à savoir si tous ces efforts suffiront à convaincre les cent votants du Comité.
Le 6 juillet, à Singapour, le CIO rendra une décision extrêmement importante pour le sport français. Une décision positive tirerait incontestablement le handball tricolore vers le haut. Alors, il n’y a plus qu’à laisser mijoter, et espérer.
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Ils l’ont dit :
Le président de la candidature londonienne, Sebastien Coe, a estimé : "C'est un superbe tremplin pour aborder les trente derniers jours de notre campagne. Je suis particulièrement content que le comité d'évaluation reconnaisse le travail qui a été accompli dans les transports et la mobilisation de l'aide publique", a-t-il ajouté.
Les organisateurs moscovites ont, pour leur part, qualifié le rapport "d'ouvert, objectif et positif. On nous a dit à de nombreuses reprises que nous n'étions que des outsiders. On nous a dit que notre candidature présentait plusieurs points faibles", a commenté Alexander Tchernov, responsable du dossier moscovite." Mais, si je m'en réfère à ce document, je ne vois qu'une évaluation objective, ouverte et positive qui prouve que tout a été fait à Moscou". Tchernov a ajouté qu'une analyse plus approfondie du rapport était nécessaire avant que des conclusions plus précises soient tirées.
Dan Doctoroff, maire adjoint de New York et fondateur de NYC2012, a déclaré : "Nous sommes tout à fait enchantés par le rapport d'évaluation publié aujourd'hui. Il confirme qu'il s'agit d'une course au coude à coude et que New York fait partie du peloton de tête. Le rapport démontre clairement que l'on a une grande chance de l'emporter à Singapour si le projet de stade (olympique) est accepté."
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