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« On va le faire ! »
A quelques minutes d’un match de football avec ses collègues du CREPS de Dijon, Pierre Terzi revient sur la performance des dijonnaises face aux allemandes de Leverkusen en finale aller de la Coupe Challenge. Une victoire d’un petit but (28-27) qui, à ses yeux, laisse toutes ses chances au CDB de remporter son premier trophée européen.
Handline :
Pierre Terzi : Une victoire… C’est toujours une satisfaction. Maintenant je suis convaincu que l’on aurait pu rendre une copie un peu plus propre. Tu n’as pas le droit à l’erreur quand tu joues une finale de Coupe d’Europe. Un peu de précipitation au mauvais moment et tu te fais rejoindre. C’est ce qui nous est arrivé. En fait je ressens plus de la déception que de l’abattement.
HL :
P.T. : Globalement, non. Les allemandes ont joué la partie qu’il fallait. Elles se sont appuyées sur une Clara Woltering décisive dans les buts. Et puis Krause reste la meilleure joueuse allemande du moment (10 sur 13 dont 3 penalties). C’est une équipe solide qui peut gagner son championnat. L’équipe de Renate Wolf a réalisé un match plein. On pourrait croire que l’on s’est un peu laissé piéger en deuxième mi-temps. En fait, les filles de Leverkusen ont profité de nos manques de lucidité pour recoller au score.
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HL :
P.T. : Quand on gagne d’un but après avoir raté quatre penalties, c’est tout de même ennuyeux. On a eu des périodes où on a beaucoup trop perdu la balle. Comme c’est une équipe qui court beaucoup et qui s’engage énormément, la moindre erreur coûte très cher. Ces allemandes prennent les intervalles aussi vite qu’elles jouent les montées de balles, tout à 200 à l’heure.
HL :
P.T. : J’étais très fier des remarques du délégué suédois pour l’hommage rendu à tous les gens qui ont travaillé sur cette finale. Il m’a dit qu’il y avait longtemps qu’il n’avait assisté à une aussi belle propagande pour le handball féminin. C’est vrai que les 4000 spectateurs ont été supers. La partie a été virile mais correcte. On a vraiment assisté à un magnifique spectacle et il est dommage que la télévision ne se soit pas déplacée pour cette fête.
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HL :
P.T. : Comme d’habitude… Le jeudi, je joue avec mes copains du CREPS de Dijon soit au foot soit au rugby. C’est important de couper un peu. Pour être plus sérieux, nous avons travaillé comme d’habitude. Après un lundi consacré à la récupération, aux massages et au sauna, nous nous sommes entraînés comme d’habitude. Nous partirons samedi pour l’Allemagne. Nous effectuerons un léger décrassage l’après-midi et un entraînement dimanche matin. Entre lundi et mardi, Xavier Bonet a préparé un CD-ROM sur le match. Pour ce genre de rencontre, on demande à quelques joueuses d’analyser un secteur, un thème. Ensuite on confronte nos opinions. Cela permet d’impliquer encore plus les filles. Parfois, ça ne marche pas. Contre Fleury-les-Aubrais en Coupe d’Europe, en revanche, nous en avons tiré un grand bénéfice. Les joueuses ont établi, elles-mêmes, le plan de jeu avec le succès que l’on sait.
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HL :
P.T. : De toute façon nous allons à Leverkusen pour gagner la Coupe d’Europe, mais il est certain que ça va se jouer sur notre capacité à répondre au défi physique face à une équipe qui court beaucoup. Cela se jouera aussi sur notre capacité à défendre plus haut tout en conservant notre 0/6. Enfin, il faudra jouer juste et rester lucide, éviter au maximum les pertes de balle, ne pas commettre de fautes... Si, arithmétiquement, nous restons dans la course, si nous les bousculons un peu, alors mon équipe est tout à fait capable de faire un résultat là-bas. Par contre, si on a un trou, alors on est mort. De toute manière nous disputerons ce match sans pression. Qu’est ce qui peut nous arriver de mieux que de gagner une coupe européenne ?
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