| |
Trois français en finale !
On pensait que l’équipe de Dujshebaev avait les moyens de dévorer dans sa salle les gentlemen du FC Barcelone. Après avoir compté cinq buts d’avance, les coéquipiers de Didier Dinart s’en sortaient de justesse (28-27). Un écart qui rend le match retour totalement incertain. Pour Joël Abati, la cause semble entendue. Avec ses coéquipiers de Magdebourg, l’arrière droit se rend à Essen armé d'un joli pactole de huit buts d’avance (30-22). Il devrait inscrire son nom sur cette coupe EHF pour la troisième fois.
D’une finale 100% espagnole à l’autre 100% allemande, nos trois français nous ont livré leurs impressions avant d’en découdre sur les parquets européens.
>> Une finale 100% ibérique!
Jérôme FERNANDEZ : « C’est dommage. On s’est mis en difficulté en fin de première mi-temps. Ciudad Real a compté jusqu’à cinq buts d’avance. Et là, on aurait pu finir comme Montpellier à six ou sept buts, mais on a su réagir. Peric a été énorme, sa performance nous a permis de revenir. L’égalisation les a rendu fébriles, et on termine à un but (28-27). Cette saison, on s’est rencontré quatre fois auparavant. Nous avons perdu trois fois et nous avons gagné de six buts à la Don Quijotte Arena. C’est la première fois que je suis heureux de perdre d’un but.»
|
|
|
|
|
Didier DINART : « On va pas se prendre la tête. C’est vrai que l’on n’a pas très bien joué. Mais, on sait très bien que l’on peut gagner là-bas. C’est vrai que l’on s’exprime mieux à l’extérieur…On a pas la pression de notre public. Nous n’avons rien changé à notre semaine de travail. On a travaillé sur un programme standard (on l’entend sourire au téléphone…), rien de particulier. »
|
Jérôme FERNANDEZ : « Tout est possible dans un match pareil. On sait que Ciudad joue beaucoup mieux à l’extérieur. Mais je sais aussi que plus on les énerve et plus ils se surpassent. A un moment nous aurons l’opportunité de prendre quatre ou cinq buts d’avance. Si on est intelligent, on devrait pouvoir être champions d’Europe. Mais attention ! Si l’équipe de Didier revient dans le match alors ce sera très difficile de les empêcher de l’emporter ! »
|
|
|
|
|
Didier DINART : « On se connaît vraiment bien avec Barcelone. D’ailleurs, cela standardise un peu nos matchs. C’est difficile de se surprendre encore. Si l’équipe de Fernand commence bien, on va leur courir après tout le match. En sport, la logique n’existe pas, ce sera un match très ouvert. A Barcelone, le public n’est pas très bruyant. Il y a beaucoup de supporters du foot qui viennent voir le handball, je ne sais pas ce que cela donnera en Ligue des Champions. »
|
Jérôme FERNANDEZ : « Cette Ligue des Champions c’est le dernier titre qui me manque avec Barcelone. C’est vrai que je suis parti l’année de la victoire de Montpellier. C’était mon objectif en arrivant ici il y a deux ans. Le président est content de nos résultats. Il a annoncé que nous aurions bientôt un nouveau Palais des Sports de 15 000 places pour le basket et nous. 15 000, ça commence à faire beaucoup. »
|
|
|
|
|
Didier DINART : « J’ai décidé d’honorer les deux dernières années de contrat qu’il me reste avec Ciudad Real. J’ai souhaité rentrer en France, mais je n’ai pas reçu de propositions réalistes. Alors je reste ici et c’est très bien, c’est un très bon club. On a encore une chance de remporter la Liga car on reçoit bientôt le Pampelune de Jackson. On vit une super fin de saison. »
|
>> Une finale 100% allemande !
Magdebourg retrouve Essen en finale retour de la Coupe EHF. Les copains de Joel Abati sont bien décidés à l’emporter une nouvelle fois afin de remercier un public qui les a soutenu toute la saison avec ferveur. Pour autant les exploits montpellierrains en 2003 comme cette saison en Allemagne ont montré qu’en handball rien n’est jamais acquis.
Joël ABATI : « C’est sûr, on est confiant, avec huit buts d’avance on a une bonne assise. Mais on va à Essen pour gagner, pas pour attendre la sirène. On se doit aussi de rester prudent. On se souvient tous ici de l’aventure de Montpellier à Flensburg. Il n’y a pas cinquante Greg Anquetil dans le handball. Ce serait magnifique de rapporter cette coupe à Magdebourg pour la troisième fois après 1998 et 2001. »
« Nous sommes en finale, c’est bien. Maintenant notre objectif majeur reste une qualification en Ligue des Champions. On est un grand club quand on y participe, c’est indispensable et puis, je crois sincèrement qu’on le mérite. Nous avons toujours été présents. Pour obtenir cette qualification, il nous reste cinq matchs de Bundesliga à jouer, en particulier à Hambourg et Nordhorn. Ce ne sera pas évident de rester concentrés après la finale.
|
|
|
|