Pour une place au soleil... d’Alméria

 
Face à des roumaines en pleine préparation aux play-offs de qualification pour le prochain Championnat du Monde, le groupe réuni en stage à Chartres par Olivier Krumbholz apprend à se connaître, à vivre ensemble et découvre le haut niveau avant de participer à son premier grand rendez-vous international, les Jeux Méditerranéens fin juin en Espagne.

A l’heure où son groupe prend le temps d’un repos bien mérité à l’ombre de la belle cathédrale de Chartres, Olivier Krumbholz a accepté de s’arrêter sur un groupe en pleine reconstruction. Championnes du Monde en titre et donc qualifiées d’office, les bleues bénéficient d’un long temps de préparation avant de tenter de conserver leur titre en décembre prochain à Saint-Pétersbourg.


 

Handline : Comment se passe votre stage ? Il tombe à une période assez calme, non ?

Olivier Krumbholz : C’est vrai que ce stage ne précède pas une grande compétition. Nous avons justement choisi cette période afin de pouvoir travailler tranquillement, sans pression. C’est toujours assez difficile de réunir les internationales en stage et comme le groupe est en reconstruction nous avons besoin de travailler beaucoup, on ne peut pas se contenter d’un stage tous les six mois. Ca se passe très bien. L’ambiance est bonne et les séances de travail sont sérieuses et appliquées.

HL : Après le titre mondial vous vous retrouvez avec un groupe dont Sophie Herbrecht est la plus capée avec tout juste 83 sélections, c’est tout une ossature à reconstruire ?

O.K. : C’est certain, mon groupe est composé de nombreuses jeunes joueuses. Avec l’arrivée de Rachida Drii en remplacement de Stéphanie Fiossonangaye (Inflammation de l’épaule gauche), nous avons sept joueuses dont le CV ne compte aucune sélection en bleu. Les filles qui sont là ont beaucoup de qualités mais pour parvenir à souder un groupe il faut du temps et beaucoup de travail. Il ne faut pas se tromper, à âge égal, les filles d’aujourd’hui sont d’un meilleur niveau que les « anciennes ». Reste à savoir comment elles vont évoluer.

HL : Le talent ne fait pas tout ?

O.K. : Hélas, cela se saurait. Cette jeune génération est en avance sur la précédente, c’est incontestable. Mais nous avons besoin de rencontres officielles, de compétitions pour nous évaluer. Il y a beaucoup de qualités dans cette équipe mais c’est le degré de maturité de chacune d’entre elles qui peut perturber son évolution et sa performance à haut niveau. Notre jeu va forcément évoluer au fil des matchs. C’est pourquoi la confrontation avec les Roumaines sera vraiment intéressante. Elles nous avaient battu à l’Euro et là elles se préparent à disputer les qualifications pour les prochains Championnats du Monde, ce sera un bon test.

HL : Vous attendez beaucoup de votre première rencontre face aux Roumaines cet après-midi ?

O.K. : De la combativité, surtout de la combativité, nous avons besoin de retrouver la combativité de l’équipe d’avant. Je veux voir sur le terrain, quand la pression du match est là, si ces joueuses prometteuses tiennent le choc. On a besoin de se forger une identité, de mettre les choses en place. On aura sûrement du déchet, particulièrement en attaque placée ; mais on compensera par le jeu tout terrain. On a des jeunes filles, donc tout à fait aptes à galoper. On travail aussi beaucoup sur une défense en 0/6, on va bien voir comment l’on s’en tire. A l’issue de cette double confrontation on commencera à avoir des réponses un peu plus claires.

HL : Votre prochaine compétition officielle se déroulera à Alméria (Esp) à l’occasion des Jeux Méditerranéens à la fin du mois de Juin, c’est un objectif pour les bleues ?

O.K. : On ne peut pas parler réellement d’objectif. L’objectif c’est le mondial en Russie, c’est Saint-Pétersbourg. Avec les Jeux Méd on terminera un premier cycle de préparation. Mais attention, il ne faut pas se tromper, ces Jeux ne sont pas sans intérêt. Les meilleures équipes seront là, aux filles de montrer leurs capacités et leurs qualités en matchs. Car, en Russie, je partirai avec quelques anciennes qui connaissent bien le système et pour le reste, il y a encore des places à prendre. Les filles ont donc tout à gagner à bien se comporter dès ces deux rencontres face à la Roumanie.

 

L'équipe de France s'enrichit de nouveaux visages :

 

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Amélie GOUDJO
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