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#Entretien du Lundi - Franck Maurice : « le jeu peut être joli et efficace à la fois. »

Invitée surprise de la finale de la Coupe de France, l’USAM entend jouer son va-tout face au Paris SG HB. Le coach nîmois, Franck Maurice, aborde avec ses joueurs une semaine décisive avec la réception du HBC Nantes puis la finale de la Coupe de France samedi à l’AccorHotels Aréna (20h45 en direct sur la Chaîne l’Équipe).

Dans quel état d’esprit abordez-vous cette formidable semaine avec la réception de Nantes mercredi puis la finale de la Coupe de France samedi ?
C’est un week-end calme pendant lequel on se ressource ; un peu le calme avant la tempête. Je ne vois pas le rendez-vous avec Nantes comme un match de préparation. C’est un match de championnat important dans la course que l’on mène pour essayer d’accrocher un ticket européen. On va d’abord battre Nantes puis se projeter en finale.

Avec une victoire (26-24) et une courte défaite (29-30) en LidlStar Ligue, l’USAM a de solides arguments à faire valoir face au Paris SG HB…
Je crois que l’USAM est la seule équipe à disposer d’un goal-average particulier face à Paris. On aime bien jouer ce genre de matches, dans de belles ambiances, aller emmerder les plus gros, si je puis dire. Face à Paris, nous avons réalisé deux gros matches. Déjà l’an passé nous les avions bien embêtés à domicile avec 9 buts d’avance mais on ne s’était pas préparés à ça.  Cette année, sur un match, nous savions que nous étions capables d’aller chercher n’importe qui. Il n’y a pas de suffisance dans ce parti-pris, simplement l’envie d’aller bousculer tout le monde, avec des tripes et du Handball.

Tu as remporté ton unique coupe de France en 1996 avec l’US Ivry face à l’OM Vitrolles ? L’affiche de samedi ressemble à s’y méprendre au contexte de l’époque avec une constellation de stars face au petit Poucet…
Il y a en effet pas mal de similitudes. La première c’est la façon dont mon groupe fonctionne, une vraie bande de potes comme à l’époque à l’US Ivry. J’étais proche de Stéphane Joulin, de Marc-Olivier Albertini et de Pascal Léandri ; c’était un fonctionnement très familial. Nous avions tout à gagner dans cette finale face aux stars de l’OM Vitrolles. Comme pour les Parisiens dimanche, les Marseillais ne se voyaient pas perdre.

Comment aviez-vous abordé cette finale et comptes-tu t’appuyer sur des ressorts particuliers ?
Nous l’avions abordée avec beaucoup d’enthousiasme, de décontraction et de confiance. Je me souviens du discours d’Andrei Lavrov qui avait fermé la porte à clef après que Philippe Blin soit sorti. Il s’était ensuite tourné vers Daniel Hager. Il nous avait dit : « c’est sa première finale, ce n’est pas possible de la perdre. C’est une mission impossible mais on va la mener ensemble. » On les a finalement bouffés, je crois qu’on a mené de 7 buts ce match-là.  Rémi Desbonnet et Rémi Salou ont l’expérience des finales. Pour ma part, je vais en parler en aparté avec certains joueurs qui n’ont pas encore connu ce genre de match. Je réserve la teneur de ma causerie aux garçons…

Cette finale marquera ton retour à Paris avec tes amis et dans une AccorHotels Aréna que tu as déjà fréquentée…
J’ai disputé mon premier match en 1984 dans le P.O.P.B.  C’était un match de lever de rideau lors du premier tournoi des capitales. Avec les minimes de Gagny, nous avions battu Colombes 10 à 5. Forcément samedi cette finale de coupe aura une saveur particulière. Nous avons acheté 70 billets pour les anciens gabiniens qui sont importants pour moi et avec lesquels nous allons continuer à partager des moments extraordinaires.

En quoi la riche histoire de l’USAM est-elle un atout ou un poids au moment d’aborder la finale de la Coupe de France ?
L’USAM est un club emblématique, c’est un paramètre important. Quand on ramène l’équipe au premier plan, il y a un engouement qui montre qu’elle occupe une place importante à Nîmes. J’ai joué pour ce club et j’ai participé à la remontée en D1.  L’ensemble du staff a porté les couleurs de cette équipe et il transmet les valeurs du club qui lui a donné le sang vert. Les anciens nous ont rappelés la victoire de 1985 face au grand Gagny de l’époque. Pierre Fulla, le journaliste de FR3 qui retransmettait l’une des premières finales, espérait que Nîmes résisterait un peu pour la qualité du spectacle. Et Nîmes a gagné !

Quels sont les techniciens qui t’ont marqué et inspiré ?
Je suis très marqué par mes années gabiniennes, je pense notamment aux entraîneurs qui m’ont formé, à Bernard Poiraud, à Françoise et à Philippe Donatien puis aux frères Germain en espoirs et en équipe 1. J’ai été marqué par les entraîneurs très rigoureux ; les entraînements dirigés par Jean-Paul Krumbholz ont été un exemple de travail et de précision. Regarder évoluer Éric Cailleau m’a aussi donné la conviction que le jeu peut être joli et efficace à la fois. Je me suis imprégné de tout cela mais je suis surtout imprégné de ce que font les joueurs. Mon moteur est de les rendre meilleurs.

En quoi la vingtaine de sélections obtenues en équipe de France ont elles marqué ton parcours ?
À tout mettre en œuvre pour ne pas s’arrêter en bas de la passerelle, faire un petit peu plus dans tous les secteurs. J’essaie de transmettre cela lors des entraînements : travailler pour être le plus efficace possible et prendre du plaisir.

Tu vas bientôt intégrer le staff de l’équipe de France de Beach Handball. Pourquoi avoir accepté ce défi supplémentaire ?
Le Beach prend de l’ampleur avec un circuit professionnel, il sera en démonstration aux J.O. de 2020 et pourquoi pas comme sport officiel à Paris 2024. Et je n’oublie pas que je suis un enfant du Sandball : j’y ai cimenté l’amitié avec mes potes et j’y ai rencontré ma femme en 1995. J’ai envie d’apporter à cette discipline, de renvoyer l’ascenseur. Éric Quintin m’a contacté car Laurent Busselier souhaitait arrêter. C’est une décision prise avec l’assentiment de ma famille et validée aussi par David Tebib, le président de l’USAM. J’épaulerai Mickaël Illès qui est un expert de la discipline. Je vais apporter mon expérience d’entraîneur, sur la mise en place des séances et des projets tactiques.

Participeras-tu au match caritatif en soutien de la Ligue contre le Cancer le 17 juin prochain au Parnasse ?
Guillaume Saurina m’a demandé de coacher l’une des deux équipes. Je le ferai bien évidemment avec plaisir. Car la cause est belle, aussi parce que Guillaume est une belle personne.

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