#Troisquestionsà - Maryse Barguès

Présidente du Comité des Pyrénées-Atlantiques, Maryse Barguès évoque la féminisation dans ce Comité qui recense 51 % de licenciées*, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes (8 mars).

Existe-t-il des raisons historiques qui ont favorisé la féminisation de la pratique dans le Comité 64 ?
D’une saison à l’autre le chiffre oscille au-dessus de 50% de licenciées. Au niveau du CA du Comité, nous comptons 58 % de femmes dirigeantes. Avant que la parité ne soit instaurée par les textes, le Comité comptait, sous la présidence de Michel Oncins, plus de 65 % de femmes. Parmi 39 clubs, seulement 4 sont présidées par des femmes. On retrouve de nombreuses femmes secrétaires dans nos clubs. Il y a donc des progrès à faire. Pour autant, en vue des prochaines élections, j’ai une petite inquiétude car nous devons renouveler notre collège d’élu(e)s afin de reconstruire une équipe équilibrée. Il est important d’investir de nouvelles personnes pour différentes compétences afin de ne pas rester en cercle fermé. Cette réflexion porte autant sur les femmes que sur les hommes.

Comment es-tu devenue dirigeante ?
Ma fille jouait dans le club de Buros et je l’accompagnais le week-end sur les matches, notamment en sélection départementale. J’ai commencé à donner un coup de main, à la buvette, puis, le temps passant, on m’a proposé d’entrer au CA du club. De fil en aiguille, je suis devenue présidente du club. Le même processus m’a conduit à la présidence du Comité, depuis février 2017. J’ai toujours baigné dans un environnement sportif. Mon grand-père était dirigeant à la fédération cycliste, mon père était entraîneur de football et ma mère jouait au basket, au niveau national. Cet engagement bénévole n’est pas un sacrifice, simplement pour mener de front sa vie professionnelle, il faut une bonne organisation, de l’envie et de l’énergie. L’investissement associatif est naturel mais il est nécessaire que les responsabilités familiales soient bien partagées.

Quelles sont les actions spécifiques menées en direction de la cible féminine ?
La venue de l’équipe de France à Bayonne et à Pau en mars 2018 a constitué un temps fort événementiel. Je me souviendrai toujours des yeux des petites qui pétillaient en observant notre joueuse du cru, Alexandra Lacrabère. Un séminaire sur la féminisation fut aussi organisé, dans le cadre de l’EHF EURO 2018, avec notamment les interventions de Sylvie Pascal-Lagarrigue et de Béatrice Barbusse. Cette saison, le Comité, avec quatre clubs (2 Basques et 2 Béarnais) a mis en place une manifestation d’ampleur qui ciblait les moins de 11 ans. Le principe était que les jeunes filles déjà licenciées viennent accompagner de leurs copines. Même si notre Comité est majoritairement féminin, il faut rester vigilant avec la concurrence du rugby et du football qui recrutent aussi des jeunes filles.

*Seulement trois comités recensent plus de licenciées féminines : le Cantal (51%) et la Haute-Loire (53 %).

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