#Trois questions à Estelle Nze-Minko.

L’arrière de l’équipe de France, étincelante pendant l’EHF EURO 2018, revient sur le titre européen. Elle évoque aussi ses perspectives d’avenir.

Deux mois après le titre européen, quel est ton regard sur cette victoire et ta performance individuelle ?
J’ai mis du temps à redescendre de mon nuage. En même temps, le fait de jouer en Hongrie, entourée par des gens qui n’ont pas vécu notre succès à l’Euro, tu te remets vite dans les objectifs du club. Cet Euro, c’est vraiment la compétition que je rêvais de faire. Au-delà des statistiques, des pourcentages de buts marqués, surtout, ce que je m’étais promise, c’était de sortir de la compétition avec zéro regret. Mon souhait était de ne pas passer à côté d’un match, de connaître le stress, le prix du ballon, etc… J’ai réussi à me libérer de la pression du résultat et à disputer cette compétition libérée. Cela m’a permis de prendre énormément de plaisir, ensuite d’être performante.

Comment faire pour conserver une motivation intacte pour la suite de la saison ?
Je fais partie des joueuses de l’équipe de France qui ont des projets forts avec leur club. Cette saison, avec Siofok, notre objectif est d’aller chercher la coupe EHF. Certes, ce n’est pas un championnat d’Europe mais j’ai la chance d’être mobilisée sur un projet différent, pour une équipe et un club que j’adore. Lorsque tu es sportive de haut niveau et quand tu réussis des choses, tu as envie d’en réussir d’autres. Alors cette coupe EHF, c’est la 2e étape de la saison.

Tu évoques ton affection pour Siofok, un club que tu quitteras en fin de saison pour rejoindre le rival Györ. Le choix a t’il été difficile ?
Ce n’est pas un secret : j’adore mon club qui m’a beaucoup apporté. Il existe un vrai lien affectif et je suis émotionnellement investie. Je ne m’attendais pas à rester aussi longtemps - 3 saisons - mais ainsi va la vie d’une sportive de haut niveau. Si je pouvais jouer jusqu’à 60 ans, je resterais plus longtemps mais j’ai 27 ans et je suis ambitieuse. Je n’ai disputé qu’une seule fois la Ligue des Champions, alors rejoindre Györ, l’un des plus grands clubs européens, cela a du sens dans ma carrière. Ce sera une nouvelle équipe dans un club qui évolue clairement un cran au-dessus de ce que j’ai connu jusqu’à présent. Je connais déjà bien le pays bien et le championnat, toutes les joueuses de Györ : cela n’entraînera pas de modification complète de ma vie. Pour toutes ces raisons, je me suis engagée et il est certain qu’avec Doudou (Amandine Leynaud) et Béa (Béatrice Edwige), que j’aime beaucoup, c’est la cerise sur le gâteau.

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