En visite à la Maison du Handball ce lundi, accompagnée de Patrick Karam le vice-Président chargé des sports, des loisirs, de la jeunesse, de la citoyenneté et de la vie associative, la présidente de la Région Île-de-France, a signé une convention qui renforce le soutien au Handball, notamment auprès de la Ligue d’Île-de-France. À l’occasion du déjeuner avec l’équipe de France féminine, Valérie Pécresse a détaillé les actions mises en place en direction du handball francilien.

Dans le cadre de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, comment se déploie le soutien de la Région Île-de-France ?
Nous sommes très investis. Nous avons promis aux Franciliens que ces Jeux bénéficieront à tous et que leur héritage s’inscrira dans la durée, au cœur de leur vie quotidienne. Cet héritage ne doit pas se résumer aux infrastructures et équipements mais stimuler aussi l’emploi, l’innovation technique et technologique et bien sur la pratique sportive. Enfin, ces Jeux doivent embraser notre Région des valeurs de solidarité, de fairplay et de civisme.
Nous voulons que les Jeux soient une rampe de lancement pour renforcer la solidarité, pour réveiller tous les talents, pour mobiliser la génération 2024 et pour rassembler tous les Franciliens et, avec eux, tous nos compatriotes.
Mais, par-dessus tout, nous serons toujours attentifs aux préoccupations légitimes de nos concitoyens. Nous avons le devoir de relever le défi de Jeux utiles et sobres, au budget maîtrisé et transparent, dans un esprit global de lutte contre le gaspillage.
Nous vivons un moment historique : à nous de l’inscrire dans notre histoire, pour les générations futures !

Quelles sont les priorités de la Région Île-de-France avec le mouvement sportif, en particulier avec le handball ?
La Région Île-de-France est le premier financeur du mouvement sportif francilien et des collectivités locales en Île-de-France ! Nous sommes pleinement engagés pour réduire les fractures territoriales et nous savons que cela passe en particulier par le sport. Les enjeux sont importants et multiples : santé, lien social, intégration, attractivité… C’est pour cela que nous nous sommes engagés à favoriser l’accès au sport pour le plus grand nombre en portant une attention particulière aux publics les plus éloignés de la pratique sportive, que ce soit pour des raisons géographiques, culturelles, sociales ou de handicap. Au-delà de ça, notre champ d’action est extrêmement large :  il va du soutien à la formation et à la création d’emploi en passant par le soutien aux manifestations et aux infrastructures sportives, la mise en valeur des athlètes franciliens et l’accompagnement des clubs dans leurs parcours compétitifs, le soutien à la solidarité internationale et au développement de la performance du mouvement sportif francilien. Sans oublier la lutte contre toutes les formes de discriminations, la prévention des risques de radicalisation ou bien encore le développement de l’accès aux loisirs et aux vacances.
Le protocole de partenariat que nous allons signer aujourd’hui avec le Handball s’inscrit dans ces priorités mais il va surtout permettre de mieux coordonner les actions en matière de promotion de la discipline par le biais des évènements sportifs, de mieux cibler les équipements sportifs  à soutenir avec l’instauration d’une fiche navette entre le mouvement sportif (Fédération et Ligue), la Région et les collectivités pour améliorer la répartition de l’offre sportive territoriale, et enfin d’apporter un accompagnement de la fédération au développement de la pratique de publics cibles.

Quelles sont les actions mises en place pour favoriser la pratique sportive du public féminin ?
C’est l’un des volets du partenariat que nous mettons en place avec Patrick Karam, vice-président chargé des sports, des loisirs, de la jeunesse, de la citoyenneté et de la vie associative. Ce volet me tient particulièrement à cœur, comme vous pouvez l’imaginer. Nous encourageons au maximum la pratique sportive pour le public féminin, notamment dans les quartiers populaires et les zones rurales. Nous avons d’ailleurs récemment publié un rapport sur la place des femmes dans le sport. Nous encouragerons également le développement de l’arbitrage et de l’encadrement technique féminin et soutiendrons au sein des ligues, comités et clubs des expérimentations destinées à la pratique en famille et la mise en place de mode de garde atypiques pour favoriser la pratique sportive des mères de famille. Dans le cadre des conventions pluriannuelles (2017-2020) signées avec le mouvement sportif régional, nous allons faire un bilan précis des différentes actions mises en place pour favoriser la pratique sportive féminine mais aussi l’accès aux responsabilités, tant associatives que techniques.

Concrètement, comment se matérialise le partenariat entre la région et le handball francilien, notamment en matière d’emploi et d’infrastructures ?

Tout d’abord, nous sommes le premier financeur du handball francilien. En 2017, il a bénéficié d’aides régionales de près de 8 millions  d’euros, dont 6 millions dédiés au financement de la Maison du Handball que je suis venue inaugurer le 9 janvier dernier. Ce financement comprend également des investissements importants en matière d’infrastructures sportives au travers notamment du soutien aux collectivités locales pour la construction et la rénovation d’installations relatives à la pratique du handball. A titre d’exemple, à Mère (78), Le Raincy (93), Deuil-la-Barre (95), Draveil (91), Boulogne-Billancourt (92) ou bien encore à Saint-Maur-des-Fossés (94).
En matière de formation et d’emploi, ce partenariat vise à soutenir les formations professionnalisantes, diplômantes et continues dans l’encadrement éducatif et technique ainsi que les dirigeants bénévoles et officiels. Il doit également aider à la création d’emplois sportifs pérennes dans le milieu associatif à travers les formations inscrites dans le cadre des conventions passées avec les ligues et comités sportifs régionaux. En 2018, toutes disciplines confondues la Région Île-de-France a permis la création de 2743 emplois dans le secteur sportif.

De quelle façon la Région Île-de-France va-t-elle accompagner le développement de la Maison du handball ?
Je suis très fière de cette infrastructure d’envergure nationale mais aussi internationale qui représente le deuxième financement le plus important alloué par la Région Ile-de-France pour une infrastructure sportive, après le site olympique de Vaires-Torcy. Aujourd’hui, la Maison du Handball permet de regrouper des athlètes pour des stages de perfectionnement mais aussi des compétitions de niveau régional et national. Je souhaite que ce lieu unique dédié au handball soit l’occasion pour la fédération de se développer encore plus et notamment auprès des personnes en situation de handicap. A la veille des Jeux, cette infrastructure doit permettre à la discipline de montrer toute son expertise d’une pratique sportive en mixité autour du Handensemble.
Nous serons à vos côtés pour assurer le développement, mais aussi le rayonnement de cette infrastructure sportive d’envergure contribuant à la renommée de notre Région.

Cette convention de partenariat qui s’étend sur deux années et qui pourra être prolongée jusqu’en 2024, comprend aussi un volet de soutien aux athlètes des territoires ultra-marins. Quelles sont les actions prévues ?
Je suis très attachée à nos territoires ultra-marins. J’étais d’ailleurs encore très récemment à la Réunion et à Mayotte, pour l’adoption de conventions de partenariat entre nos Régions et départements respectifs. Ces conventions confortent nos liens historiques d’amitié. C’est dans cette même optique que nous nous engageons à accueillir des délégations sportives ultra-marines (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion et Zones Pacifique et Océanie) dans le cadre de stages et de préparation finale pour une compétition nationale ou internationale.
Nous allons également soutenir les athlètes ultra-marins repérés par la Fédération et souhaitant intégrer le Pôle Espoir Handball féminin au Centre de Ressources, d’Expertise et de Performance Sportives (CREPS) d’Île-de-France à Châtenay-Malabry pour y poursuivre leur double-projet.

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