#Rétro - Les sept temps forts sportifs

Du 6e titre mondial remporté par l'équipe de France masculine à la 2e étoile décrochée par son homologue féminine, la FFHandball a vibré au rythme des performances de ses clubs et de ses sélections.

22 janvier - Ce dimanche 22 janvier, l’équipe de France masculine U17 décrochait une précieuse médaille de bronze au terme d’une semaine de compétition aussi phénoménale. L’équipe de France U17 était attendue sur le podium. Victorieuse dans la poule Au Qatar, de la Turquie, de la Pologne et de l’Algérie, les Bleuets pouvaient vivre le grand frisson : jouer dans l’AccorHotels aréna, l’antre historique des handballeurs français. Défaite (20-25) par une Espagne emmenée par le redoutable Mamadou Lamine Diocou finalement élu MVP de ce « Mondialito », les garçons de Pascal Person héritaient en demies du premier de la poule B, l’Allemagne. L’autre gros bras de la catégorie éteignait rapidement les velléités de la bleusaille tricolore (22-15) qui concédait sa 2e défaite consécutive. Pas idéal au moment de défier une surprenante Italie, sortie de poule devant l’Islande et la Tunisie, avec l’enjeu d’une précieuse médaille de bronze. À la veille d’affronter l’Italie, les jeunes pousses tricolores se remobilisaient. « Il y a une forme de logique car avec cette génération nous n’avons jamais battu les deux équipes qui nous devancent, l’Allemagne et l’Espagne, estimait Pascal Person. Lors des dernières confrontations, au début de l’été, nous étions à -8 face aux Allemands, et à -13 avec l’Espagne. J’ai revu les matches à la vidéo et j’estime que nous avons progressé dans nos compétences technicos-tactiques ainsi que dans la dimension mentale qui nous manquait. Derrière ces deux équipes auxquelles j’associe le Danemark, l’équipe de France se situe dans un 2e niveau. »

29 janvier - L'équipe de France masculine remportait ce dimanche 29 janvier à Paris son 6e titre mondial en dominant la Norvège, par 33 à 26 (18-17). Une victoire magnifique qui conclut un parcours sans fautes entamé il y a 18 jours face au Brésil. Pour Didier Dinart et pour Guillaume Gille, il s'agit d'une formidable réussite après la perte des titres européen et olympique qui avait semé un doute légitime. Thierry Omeyer (avec Daniel Narcisse) avait déjà connu l'ivresse de la victoire en 2001 : avec une 5e couronne mondiale, le capitaine est désormais le joueur le plus sacré de la planète. Ce Mondial 2017 s'achève ainsi dans une apothéose totale et le moment de remercier ces garçons qui ont porté haut les couleurs de leur maillot et fait grandir leur sport. « C’est un bonheur d’être sacré. J’ai encore du mal à réaliser car il y a eu beaucoup de sacrifices et de stress. Il y avait énormément de pression car nous avions un devoir de résultat. Mon coaching a toujours été comme ça et je crois qu’il est arrivé aujourd’hui à maturité. Vincent Gérard avait déjà fait une bonne demi-finale et il a encore été très bon en finale, constatait Didier Dinart. Il faut surtout féliciter tout le groupe. Je revois ce petit Guadeloupéen qui est arrivé à Dijon, il ne faisait pas plus chaud qu’aujourd’hui. C’est une fierté pour mes origines antillaises. »


27 mai - Face à Issy-Paris HB, les joueuses d'Emmanuel Mayonnade réalisaient une prestation solide pour s'imposer 33 à 29 (18-11). Les Messines entraient dans le money-time avec cinq buts d'avance (31-26), de quoi voir venir, sans s'affoler. Les Lionnes s'inclinaient finalement 33 à 29 non sans avoir relevé la tête après une entame catastrophique. La Coupe de France 2017 prenait la direction du Grand-Est et du Metz HB vainqueur de son 21e trophée national, sa 8e coupe de France. « Nous avions en tête notre élimination en demi-finale l'an passé. Ce soir nous sommes très contents d'ouvrir notre palmarès 2017 car notre quart de finale en Ligue des Champions contre Györ ne nous a rien rapporté », concluait Emmanuel Mayonnade. Pour la première fois de son histoire, le HBC Nantes remportait la Coupe de France, le deuxième trophée de sa jeune existence au plus haut-niveau. Au bout d’une heure pleine, le « H » torpillait Montpellier 37-32 (19-18), qui n’avait plus perdu une finale de Coupe de France depuis 1998. Amoindri par les nombreux absents notoires (Gérard, Guigou, Kavticnik, Grébille), le collectif de Patrice Canayer  n’était pas rentré de la meilleure des manières dans cette finale. Intenable sur son côté gauche, Olivier Nyokas faisait étalage de sa classe aérienne, quand Nicolas Claire se démultipliait. « Le club est toujours en recherche de progression. C’est un grand bonheur aujourd’hui de rapporter un titre au club, se réjouissait Thierry Anti. Pour moi, c’est un soulagement. Je suis content parce que j’ai gagné la Coupe de France avec Créteil, Paris et là Nantes. Cette Coupe a une haute valeur. »

21 juin - Dès leur 2e match à Zagreb, les Bleues signaient un premier succès, forcément historique, face à la Suède. Jeudi 21 juin, l'arrivée de l'été où la première victoire de l'équipe de France de Beach Handball sur une compétition officielle, un Championnat d'Europe ! Un score sans appel de 2-0 qui permettait à l'équipe drivée par le trio Valérie Nicolas - Mezuéla Servier - Aline Sagols de se hisser au tour principal. Avec deux victoires (face à la Hongrie et l'Italie) et deux défaites (face aux Pays-Bas et la Grèce), l'équipe de France obtenait son billet pour les quarts de finale, un niveau de compétition inespéré au moment où elle se lançait dans ce premier championnat d'Europe. Loin de démériter, l'équipe de France s’inclinait face aux championnes du monde espagnoles, 0-2. Elle termina cet Euro sur une bonne note à la 7e place grâce à son succès revanchard sur les Néerlandaises par 2 à 1 (8-6). Qualifiées pour le Mondial en Russie de juillet 2018, les Bleues poursuivront leur apprentissage. 11e, l’équipe de France masculine est montée en gamme et reviendra sur la scène continentale avec une expérience très précieuse pour jouer un rôle d’outsider.

20 août - En triomphant de l’Espagne, 28-25 (12-13), l’équipe de France masculine U19 devenait championne du monde à Tbilissi. Vainqueurs du FOJE deux ans plus tôt dans la capitale géorgienne et championne d’Europe en titre, le palmarès de ces Minots (génération 98-99) est tout simplement phénoménal. Ce n’est pas faire offense à l’adversité mais le succès de l’équipe de France U19 sur ce Mondial 2017 s’apparente à un triomphe. Hormis en finale où les Espagnols auront poussé les Minots dans leurs retranchements (13-12 pour la Roja à la mi-temps et 24-24 à la 56e), cette équipe de France U19 a survolé ce Championnat du monde. Favorite, elle réalise un triplé inédit avec les titres du FOJE 2015, le sacre européen 2016 et donc cette couronne mondiale 2017. Deux ans après le premier Mondial remporté par la génération 96-97, le titre planétaire restera la propriété de la France pour 2 années supplémentaires. « Rien n'est facile mais à aucun moment je n'ai eu peur pendant cette finale qui a été plus laborieuse que les matches précédents, retenait Éric Quintin. Nous avons dû déployer plusieurs savoir-faire en défense et utiliser toutes nos forces face à une bonne équipe espagnole. »


06 août - Victorieuses de la Russie 31 à 26 (18-15), l’équipe de France féminine U19 (autrefois junior) dirigée par Éric Baradat est devenue la première à décrocher un titre : jusqu'à présent, seule une médaille d'argent figurait au palmarès (2012). Un an après la finale olympique perdue face à la Russie, voici une victoire symbolique pour l'avenir... Jusqu’à ce dimanche 19h, le palmarès européen de l’équipe de France U19 était vierge. Quatrième de l'Euro 1996 et en 2004, l’équipe de France U19 disputait aujourd’hui la première finale de son histoire : une première auréolée du titre continental. Un véritable exploit puisque cette génération 98-99 avait terminé 6e du Mondial U18 l’an passé et 7e de l’Euro U17 en 2015. En 2007, l'équipe de France U17 (autrefois cadette) avait remporté le sacre européen et, en 2012, l'équipe de France U19 (autrefois junior) avait atteint une finale mondiale. Ce sacre en Slovénie permet aux sélections jeunes féminines d'atteindre le total de trois médailles dans les compétitions jeunes. « On attendra de voir s’il y des redondances à l’avenir pour tirer des conclusions. J’espère que ce résultat va contribuer à décomplexer le secteur féminin,visait Éric Baradat. Je me suis attaché à décomplexer les filles pour les convaincre à quel point elles étaient capables de performer, j’ai privilégié seulement le jeu, pas l’enjeu. Cette équipe est électrique et peut s’embraser à tout moment : j’aime son fonctionnement. Cette victoire est une satisfaction au regard du travail quotidien depuis presque déjà quatre ans à suivre un certain nombre de ces joueuses-là. Je suis heureux aussi pour ce staff pour lequel j’ai du respect et de l'amitié. »

17 décembre - L’équipe de France féminine est devenue championne du monde le dimanche 17 décembre à Hambourg (Allemagne), en dominant la Norvège par 23 à 21 (11-10). Un exploit retentissant qui permettra aux Bleues d’orner une 2e étoile sur leur maillot, 14 ans après le sacre de 2003. L’année 2017 avait débuté par le succès des garçons face à la Norvège, 12 mois après, la même affiche a de nouveau souri au Handball français grâce à ses magnifiques joueuses désormais éternelles. Les Bleues ont réalisé un triplé splendide après l’argent olympique de Rio et le bronze à l’Euro 2016. Une magnifique série en cours avant l’EHF EURO 2018 organisé en France du 29 novembre au 16 décembre 2018. « C’est génial. Celle-là, c’est le cas de le dire, elle vaut de l’or. Elle représente plus que tout sur mes onze années en équipe de France, ces finales perdues, ces médailles qui ne sont pas à dévaloriser, mais celle-là forcément je vais m’en souvenir longtemps, souriait Siraba Dembélé. Derrière cela, il y a beaucoup de sueur. C’est incroyable tellement on a maîtrisé le match pendant soixante minutes. » À lui seul le coach Olivier Krumbholz incarne tout le palmarès du Handball féminin français. « Cette médaille ne change rien. C’est bien, c’est une satisfaction, mais les deux précédentes compétitions avaient déjà validé mon retour à la tête de cette sélection. Je pouvais rendre cette équipe opérationnelle. Lorsque l’on fait ce métier, on est adoré ou détesté. Cela ne changera pas. Je réalise très bien ce que l’on vient de faire. La différente s’est faite au niveau de notre sérénité et de notre stabilité. »

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