Paris, ville hôte des J.O. 2024

C’est officiel, Paris accueillera les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 : les membres du CIO ont attribué cet après-midi à Lima les 33èmes Jeux olympiques d’été à Paris qui recevra enfin les J.O., 100 ans après l’édition de 1924. La ville américaine de Los Angeles a été désignée pour l'édition de 2028. Le Handball - et éventuellement le Beach Handball - avait bien évidemment trouvé son écrin olympique dans le dossier de candidature de Paris 2024 : le Hall 1 de la Porte de Versailles à Paris accueillera les tournois olympiques du samedi 1er au dimanche 16 août 2024. Déclarations.

Le format de la compétition n’est pas encore connu mais elle devrait, selon toute vraisemblance, rassemblée 12 équipes féminines et 12 équipes masculines qui seront en lice pour décrocher les trois récompenses par catégorie. La phase préliminaire (2 poules de 6 équipes) garantira 5 matches par équipes avant la bascule en quarts de finale pour les huit meilleures lancées à la conquête des médailles. Avec cinq récompenses, le Handball tricolore est le plus médaillé des sports collectifs et nul doute que les 12 750 places seront prises d’assaut pendant la quinzaine olympique. Autour du Hall 1, les espaces d’accueil pour les équipes (2 terrains d’échauffement), pour les spectateurs, pour la famille olympique et pour les médias, seront aménagés.

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Beach Handball : réponse en octobre 2018
Le Hall 1, une installation existante, sera bien évidemment totalement réaménagé pour offrir un écrin au Handball. « Le CIO a décidé de mettre fin au caractère excessif de constructions pharaoniques et de plutôt s’appuyer sur des infrastructures existantes, rapporte Philippe Bana. Le principe du Parc olympique vu à Londres ou à Rio est abandonné et la candidature parisienne a fait le choix de l’éclatement des sites. Une idée intéressante qui permettrait au Handball d’avoir une visibilité très importante dans le cadre d’un grand village Handball. » Le Directeur Technique National fait référence à l’opportunité de voir le premier tournoi olympique de Beach Handball à Paris. C’est en effet lors de la 3e édition des Jeux olympiques de la Jeunesse (J.O.J.) organisée à Buenos Aires en Argentine du 6 au 18 octobre 2018, que le CIO statuera sur l’introduction du Beach Handball au programme des Jeux Olympiques, à partir de 2024.

DÉCLARATIONS :
Joël Delplanque (Président) :
« Sans surprise depuis l’accord intervenu cet été entre le CIO et la ville de Los Angeles pour l’attribution des JO en 2028, le CIO vient de retenir dans sa session de Lima la candidature de Paris pour l’accueil des JO de 2024. C’est clairement une excellente nouvelle et il faut saluer l’obstination et la volonté dont les dirigeants sportifs ont fait preuve pour surmonter les échecs successifs. Aujourd’hui, c’est une immense satisfaction que je partage. C’est aussi, à l’évidence, un événement majeur pour notre pays pour lequel je forme le vœu qu’il laissera un héritage précieux et durable pour le sport et l’olympisme. Le Handball a fait la preuve cet été de sa capacité à aborder cet avenir proche avec confiance en plaçant quasiment sur tous les podiums ses équipes engagées dans les compétitions européennes et mondiales. »

Philippe Bana (Directeur Technique National) :
« C’est un grand jour et un espoir pour le sport français, celui de devenir enfin un véritable enjeu national pour notre pays. Cette étoile des Jeux va briller loin devant nos futurs champions et ceux qui sont encore en formation. Pour notre Handball, c’est l’occasion de défis incroyables et rares que nous n’avons pas encore relevés : gagner les J.O. à domicile. Voir la Porte de Versailles transformée en village planétaire du Handball avec aussi le Beach Handball et notre Maison du Handball mobilisé en centre olympique… Oui Paris 2024 pourrait franchement être notre meilleur jour. Mais au delà de l’organisation des J.O., préparons surtout leur héritage : celui d’un Handball pérenne, d’un sport majeur.

Luc Abalo (Double champion olympique et créateur du bracelet officiel  « Je rêve des Jeux ») : « Bien sûr c’est super de recevoir les J.O. Lorsque j’ai créé ce bracelet, j’étais évidemment de tout cœur avec l’équipe de candidature de Paris 2024. C’est une fierté supplémentaire de constater que le travail réalisé sur ce bracelet a fonctionné, c’est réjouissant. Je ne me projette pas dans sept ans mais j’espère avoir l’occasion de suivre la compétition en tant que spectateur. »

Didier Dinart (entraîneur équipe de France masculine A) :
« Les J.O. en 2024 à Paris, c’est vraiment super. Cela ouvre de belles perspectives de construction avec la jeune génération. C’est une compétition hors norme qui dépassera tout ce que nous avons connu lors des Mondiaux de 2001 et de 2017 : nous étions alors dans notre cocon. Lors du rendez-vous olympique, il y a plein de paramètres à gérer, notamment la vie au village olympique, dans un contexte surmédiatisé. La qualification directe est un grand luxe pour l’équipe de France : souvenez-vous de Rio où l’Espagne et la Norvège étaient absentes. Mais avant de songer à Paris 2024, il y aura un gros exercice intermédiaire avec les J.O. de Tokyo 2020. »

Olivier Krumbholz (entraîneur équipe de France féminine A) :
« C’est une annonce tout à fait extraordinaire. Ces J.O. constitueront l’événement majeur et le défi le plus passionnant dans la carrière de tous ceux qui seront présents. Au dessus de cela, il n’y a rien d’autre ! Incontestablement, ce sera une grande fête avec un enjeu très fort pour ceux qui vont organiser et ceux qui vont participer. L’attribution sept ans en amont offre une longue période de préparation qui permettra à tous les disciplines et à leurs encadrants de réfléchir, dès à présent, à comment bien préparer ces J.O. de 2024. »

Siraba Dembélé (capitaine - vice-championne olympique 2016) :
« J’aurai raccroché d’ici là et lorsque je pense aux J.O. de 2024, je me projette en tant que passionnée de sport et pourquoi pas en tant qu’organisatrice. J’aimerais m’impliquer dans cette organisation et découvrir ce que nous, les sportives, ne pouvons pas connaître lors des compétitions. J’ai le souvenir du Mondial 2007 disputé en France alors que bientôt se profile l’EHF EURO 2018 que nous aurons le bonheur de à vivre devant le public, nos familles et nos amis. Un bel événement mais avec beaucoup de pression. »

Cédric Sorhaindo (capitaine - double champion olympique 2008 et 2012, vice-championne olympique 2016) : « Jusqu’à présent, nous avons disputé les J.O. dans d’autres pays : recevoir enfin cet événement à Paris constitue un rêve. Ressentir le soutien de tout un pays et partager ce moment avec sa famille et ses amis, ce sera très fort et très valorisant pour les sportifs qui seront ainsi bien accompagnés. Chacun a apporté sa contribution pour que les Jeux reviennent à Paris : la génération qui arrive pourra en profiter. Gagner à domicile constituera une fierté supplémentaire. »

Janella Blonbou (capitaine - championne d’Europe U19 2017) :
« C’est une nouvelle extraordinaire et très motivante. Recevoir les J.O. à Paris permettra de montrer au public français que le Handball a évolué, tant chez les filles que chez les garçons. C’est encore loin mais si j’ai l’occasion de participer, je me donnerai à 200 %. »

Dika Mem (Médaillé de bronze du Mondial 2017 junior - champion du monde 2017 équipe de France A) : « Si tout se passe bien, je serai encore en âge de jouer au Handball mais avant cela, je me concentre sur Tokyo 2020. Pour les joueurs qui seront amenés à participer en 2024, disputer les J.O. à domicile, ce sera le summum. J’ai grandi à Paris et je connais bien la Capitale, alors forcément jouer devant sa famille et ses amis, ce serait vraiment une énorme fierté. »

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