Le cinquième sacre des Saint-Andréens

La Cressonnière (Saint-André) a conservé son titre de champion de la Réunion, dimanche, face au Saint-Pierre HBC (31-22).

Il ne fallait pas être devin en début d’année pour désigner le favori du championnat réunionnais. Avec son effectif pléthorique, le renfort d’un pivot de Nationale 1 (Hoarau), la Cressonnière, club de Saint-André, faisait figure d’épouvantail. Car les Saint-Andréens possèdent à l'évidence un effectif taillé pour être champion de Nationale 2. Un titre qu’ils avaient laissé échapper face à la réserve du Paris Saint-Germain, l'an passé.
En zone mixte, hier, Karil Calicharane avait d’ailleurs déjà la tête à cette expédition parisienne programmée en juin, après la victoire (31-22). « On ira pour gagner », lâchait-il. En son for intérieur, le coach saint-andréen pense en effet que ce voyage doit couronner l’œuvre d’un groupe qui, sur le plan local, n’a pas trouvé cette année d’adversaires à sa mesure. « La Cressonnière n’avait jamais gagné le titre deux fois de suite, confie Laurent Gonthier, le capitaine saint-andréen. Il n’y a pas de mots pour dire ce que je ressens…. Juste que c’est un honneur. »

Un honneur pour ce club de l'est de l'île qui a accroché une cinquième étoile sur son blason, après 1999, 2006, 2015 et 2017. En première période, les Saint-Andréens ont pourtant d’abord été fébriles, gênés aux entournures par la défense à tiroir des Saint-Pierrois, qui par son agressivité et son énergie, a alors limité la surface d’action de sa base arrière. Dans sa cage, Patchane-Lacane (18 arrêts), le gardien saint-pierrois, contribuait aussi grâce à ses parades à entretenir l’ardeur de ses partenaires (3-5, 8e). Mais à la faveur d’un changement de défense, la Cressonnière égalisait cependant (12-12). « En rentrant aux vestiaires, le coach nous a alors recadrés, explique Loïc Sam Caw Freve. Il a remis de l’ordre dans la maison. »

« Les muscles saint-andréens »
Et très vite, en effet, Saint-André a pris les commandes du match (16-13, 35e). « On a fait trente minutes de musculation en attaque comme en défense, parce qu’il a fallu se coltiner les kilos de muscles saint-andréens, confie Mickaël Andrianaïvo, l’entraîneur saint-pierrois. Face à une telle équipe, on s’use à force. » La défense saint-pierroise donnait effectivement des signes de fatigue. Elle laissait des espaces béants aux Saint-Andréens (19-14, 41e). Saint-Pierre craquait avec seulement deux buts marqués en un quart d’heure de jeu en cette seconde période. La partie tournait définitivement. « On a coulé mentalement en deuxième période », plaidera coupable Alexandre Charlette.

Finale masculine :
Saint-Pierre HBC
- Case Cressonnière : 31-22

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