Joël Delplanque : « un grand merci à tous »

Les courriers et les mails affluent au siège de la FFHandball depuis la clôture du Championnat du monde. Le Président fédéral, Joël Delplanque, souhaite remercier toutes celles et tous ceux qui se sont manifestés et qui ont contribué à faire de cette compétition un événement phénoménal.

Depuis que le Mondial est achevé, quels types de messages recevez-vous ?
Ce ne sont pas des remerciements ou des félicitations de convenance. De France ou de l’étranger, chacun y va de son témoignage, que ce soit un ancien dirigeant, un observateur aguerri, un chef de délégation, un entraîneur… Tous m’écrivent pour me dire que c’est la première fois qu’ils constatent une telle célébration du Handball. Tous ont été impressionnés aussi par notre capacité à remplir les salles dans les matches où il n’y avait pas l’équipe de France. L’ambiance, l’atmosphère générale et la qualité de l’organisation sont également citées, quel que soit le niveau de la compétition, à Lille, à Albertville ou à Brest sur la Coupe du président.
 
Que souhaitez-vous leur répondre ?
C’est une méthode discourtoise mais devant l’afflux de tant de messages, je privilégie la voie digitale, la plus directe pour répondre à chacun de mes interlocuteurs. Je souhaite simplement leur dire un grand merci. Au public qui a répondu au delà de tout ce qu’on pouvait imaginer et qui a validé la stratégie développée en amont de cette compétition. Aux délégations étrangères, aux bénévoles, aux acteurs, aux arbitres, aux partenaires, aux médias : un grand merci. Des remerciements aussi à l’adresse de ceux qui sont les messagers à l’issue de ce championnat du monde.

Qu’est ce qui vous rend le plus fier ?
D’aucun avait imaginé que notre slogan Phénoménal avait un caractère prétentieux. Cette promesse a été validée à la fois par la performance de l’équipe de France et par la qualité de l’organisation. Personne n’aurait imaginé une telle réussite. C’est bluffant et cela renforce l’idée qu’il fallait prendre la responsabilité de cette organisation. Au fur et à mesure que l’événement se déroulait, notre organisation s’est progressivement hissée au niveau de l’Euro de Football et à la Coupe du monde de Rugby. C’est une grande fierté car il faut rappeler que nous disposions de moyens considérablement moindres et de charges considérables.

Le contexte sécuritaire et la météo n’ont pourtant pas facilité la tâche du Comité d’Organisation…
Tout n’a pas été parfait mais depuis le premier jour, nous avons dressé des bilans quotidiens, sans concessions et avec le souci de régler les difficultés. Indépendamment de ces points quotidiens, une évaluation générale, service par service, a été dressée en parallèle et sera communiquée au moment de l’Assemblée Générale de la FFHandball, le 31 mars.
La stratégie audacieuse des sessions et notre volonté d’investir les arénas ont été réalisées dans les pires conditions, avec des mesures de sécurité contraintes et une météo défavorable. Je citerai par exemple mon arrivée à Lille où à la veille du huitième France - Islande, les délégués de l’IHF me livraient leurs inquiétudes, estimant même que toutes les conditions n’étaient pas requises : « les joueurs vont se tordre les chevilles en descendant l’escalier » ou encore « il y a un courant d’air qui souffle sur les nuques des joueurs ». Finalement nous avons tenu bon…

Quels ont été les facteurs clefs du succès ?

L’un des paris a été de confier cette organisation à une agence spécialisée : Kénéo. Il est important de souligner ce choix gagnant. C’est l’association heureuse entre la démarche très professionnelle de l’agence Kenéo et la collaboration avec les dirigeants bénévoles sur tous les territoires. Le grand succès de la tournée phénoménale illustre parfaitement l’association des savoir-faire : la compétence de l’organisateur alliée à l’engagement bénévole des dirigeants et la qualité des relations qu’ils entretiennent avec les milieux scolaire et universitaire a permis de réunis 40 000 jeunes à l’occasion de cette tournée.

Et pendant l’événement ?
Ce choix de collaborer avec Kénéo a permis de garantir le même standard et le même niveau d’exigence sur chacun des sites. Un travail minutieux et en profondeur a été effectué avec des procédures strictes et des process précis qui ont permis de tirer le meilleur de ce que nous pouvions. Le travail effectué en amont a favorisé la passation de conventions avec les autorités, bien utiles pour surmonter les obstacles et les difficultés qui n’ont pas manqué de survenir au moment de l’événement. Les contrôles dont a fait l’objet notre Comité d’Organisation de la part de l’inspection du travail, des réunions en Préfecture de police ou sous la présidence du 1e ministre, démontrent que ce résultat n’est pas un hasard.

Le Mondial 2017 est désormais une référence et forcément les prochains Championnats du monde devront relever le défi…

La même remarque m’avait été faite après le mondial 2015 au Qatar. Sur le même principe, je laisserai les organisateurs allemands et danois répondre.

Le Mondial 2017 faisait aussi figure de test pour Paris 2024…

Le Président du CIO, Thomas Bach, était présent lors de la journée finale et il semblait satisfait. Je ne sais pas certain que le Mondial 2017 sera un élément déterminant de la candidature de Paris 2024 mais je ne peux pas penser que cela puisse faire du mal… Après la déficience du site d’Aix-en-Provence et en accord avec l’équipe de Paris 2024, nous avons pris le risque de rapatrier une poule complète sur l’AccorHotels Aréna, soit un total de 23 matches disputés à Paris. Ce défi aussi a été relevé.

C’est l’Euro 2018 féminin qui va désormais vous occuper. Quels sont les contours de cette organisation ?
L’agence Kénéo qui va poursuivre sa mission à l’occasion de l’Euro 2018. Une part importante des moyens dégagés du Mondial 2017, dont nous connaitrons exactement le montant fin mars, sera en partie allouée à cette organisation de 2018.

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