#Golden League - Un match nul frustrant

Même en mode travail et expérimental, l’équipe de France est capable de tenir tête à une Norvège presque au complet. Tel est l’enseignement de ce second match et un partage des points concédé à l’ultime seconde. Reste à boucler victorieusement cette semaine, dimanche face à la Pologne (14h45, en direct sur beIN SPORTS 3).

L’AVANT MATCH : Après leur revers initial contre le Danemark (21-24) jeudi soir, les Françaises enchaînaient ce samedi avec leurs grandes rivales norvégiennes. Sans Alexandra Lacrabère (luxation de l’auriculaire gauche), définitivement forfait pour la fin de la semaine. Amandine Leynaud retrouvait, elle, sa place et le capitanat. Et l’équipe de France visait à affirmer sa montée en puissance au gré de ces retrouvailles.

COMPTE-RENDU : Plus encore que sur le match de jeudi, Olivier Krumbholz présentait dès le départ une équipe expérimentale. Attestant, si besoin en était, que l’heure n’était pas uniquement à la recherche d’un résultat mais bien aux essais, réglages et surtout, plus que jamais, au travail. Ainsi, devant une Amandine Leynaud de retour aux affaires, il y avait de gauche à droite, Manon Houette, Kalidiatou Niakaté, Astride N’Gouan, Tamara Horacek, Estelle Nze-Minko et Amanda Kolczynski. Du beau monde tout de même et surtout la preuve du vivier tricolore. Il fallait au moins cela pour faire face à Katrine Lunde, Stine Oftedal, Veronica Kristiansen et compagnie. Comme deux jours plus tôt contre le Danemark, le début de match était cependant plutôt laborieux dans les rangs français. Le débours était déjà de quatre unités au bout de six minutes (1-5) et le coach faisait rentrer conjointement Orlane Kanor, Jannela Blonbou et Laura Flippes pour stopper l’hémorragie. Mais rien de rédhibitoire et surtout pas de quoi semer le doute dans la maison bleue. Avant le quart d’heure de jeu, toutes les joueuses de champ avaient fait leur apparition sur le parquet, et Blonbou avait même ramené un temps la France à une longueur (6-7, 12e). Mais une double infériorité malheureuse coupait ce bel élan. La sanction était immédiate, la Norvège avait repris le large (6-11, 16e) et ne devait plus relâcher son étreinte jusqu’à la pause (9-14e).

Rattrapées sur le gong
Changement de décor au retour des vestiaires. Avec un sept de départ inchangé, hormis le relais de Laura Glauser dans les bois, et surtout une toute autre intensité défensive et une bien meilleure application dans les montées de balle. A partir de là, les Bleues grignotaient minutieusement leur retard, tout en brouillant les cartes, que ce soit avec Orlane Kanor à l’aile gauche ou Laura Flippes en meneuse de jeu. Laura Glauser fermait de son côté la boutique, et Tamara Horacek donnait sa pleine mesure, en vitesse ou en force. Tout un symbole, c’est la néophyte Constance Mauny qui donnait le premier avantage à dix minutes de la fin (19-18, 50e). Les deux formations se rendaient coup pour coup. Et si la France pensait tenir la victoire, Kristiansen égalisait sur le gong et un jet franc protégé. L’essentiel était ailleurs. La victoire attendra. Mais l’état d’esprit est bien là et le potentiel indéniable.

DÉCLARATIONS :
Olivier Krumbholz :
C’est vrai que l’on aurait dû sortir plus vite sur elle, nous avons hésité un tout petit peu et cela nous coûte l’égalisation. Voilà qui nous servira de leçon pour une autre fois. Globalement, après des débuts difficiles, on peut être content de la seconde mi-temps. Nous avons vu des performances intéressantes, même s’il manque encore de lucidité sur certains tirs pour faire la différence. Il y avait plus de fluidité et de continuité dans notre jeu. Notamment dans une seconde période plus agréable que ce que l’on avait fait auparavant contre le Danemark. Nous aurions pu gagner, mais c’est bien de ne pas l’avoir perdu. Le match était quand même très mal engagé à la mi-temps. Tamara a pris ses responsabilités notamment aux shoots et l’a assez bien fait. Elle a du bras, elle fait de bonnes performances en club, elle défend aussi, c’est bien, je suis content pour elle. Par rapport à notre double confrontation en Martinique, la Norvège était cette fois plus complète que nous. Malgré tout, nous les avons mises en difficulté, au moins en seconde période. Il faut noter aussi Laura Glauser qui revient à son niveau petit à petit. C’est l’ensemble qui a été performant. Maintenant, en dépit d’un groupe certes remanié, on ne marque pas encore assez de contre-attaques.

Tamara Horacek : Oui cela fait plaisir. Je retiens que, même menées de cinq buts à un moment donné, nous sommes restées soudées et avons continué à chercher des solutions sans se précipiter. Certes, il y a la frustration de se faire rejoindre à la toute dernière seconde, mais j’ai aimé notre force collective. On s’est remobilisé à la mi-temps, afin de revenir au score petit à petit et même passer devant au score. À titre personnel, j’ai très bien vécu ce match, sans aucune pression particulière. J’étais relâchée. Il faut continuer sur cette lancée. Mais il y a quand même un tir que je ne dois pas louper au moins. Il ne faut pas trop réfléchir. Et je pense que je peux être globalement satisfaite, aussi défensivement, et ce n’est pas le moins important. J’ai besoin de passer par la défense pour m’exprimer en attaque. Je suis plutôt contente. Il y a encore du boulot. Nous sommes sur le bon chemin. Demain, il faudra confirmer et garder cet état d’esprit de guerrières sur toute la durée d’un match. Nous les avons vraiment impactées dans ce domaine aujourd’hui. Et les performances passent forcément par là.

Orlane Kanor : Nous sommes là pour travailler et progresser à chaque match. En ce sens, la performance de ce soir est intéressante. Cela fait du bien de sortir de la bulle club et retrouver nos automatismes en équipe de France. D’autant qu’aujourd’hui nous avons vraiment pris beaucoup de plaisir. C’est énervant et frustrant de se faire rejoindre sur le fil. Cela fait partie de l’apprentissage. Comme Olivier nous l’a dit à la mi-temps, nous ne sommes pas là pour perdre des matchs et se chercher des excuses. Je me sens de mieux en mieux. J’essaie de me relâcher. Le premier match a été difficile, c’était mieux aujourd’hui. Le groupe fonctionne très bien et chacune doit monter en régime pour toujours mieux le servir.

Amandine Leynaud : J’ai l’impression qu’il y a eu deux matchs en un aujourd’hui. En seconde mi-temps, nous avons su trouver les clefs pour marquer et surtout moins subir leurs montées de balle. Laura a été très bonne. Cela ressemble assez à notre première sortie, où l’on met encore trop de temps à se mettre en route et monter en charge notamment défensivement. Tous les matchs sont importants et encore plus dans cette configuration-là. Nous avons toujours revendiqué que tout le monde était important dans notre groupe. Les individualités sont fortes et différentes, et dès que l’on se met au service du collectif et du jeu, cela donne de très bonnes périodes de Handball. Il faut continuer sur cette voie-là. C’est toujours plaisant de jouer ces matches, cette compétition, voir où l’on en est et continuer à travailler. Surtout lorsque l’on atteint ce niveau, alors que l’on est loin de notre forme maximale.

STATISTIQUES :
Ceres Arena à Aarhus (450 spectateurs) : FRANCE - NORVÈGE : 22-22 (9-14)
Arbitres : Mmes Karina Christiansen et Line Hesseldal (Danemark)

FRANCE
Gardiennes :
Leynaud (30', 6/18 arrêts dont 0/2) - Glauser (30', 11/21 arrêts dont 1/3) - Joueuses de champ : Mauny (2/6) - Coatanea (1/2) -  Pineau (0/5 dont 0/1) - N’Gouan (1/2) - Houette (1/1) - Kalidiatou Niakaté (1/3) - Blonbou (3/5)- Flippes (1/1) - Kanor (2/5)- Horacek (7/11 dont 3/3) - Edwige - Kolczynski (2/4) - Nze Minko (1/1) - Exclusions temporaires : Kolczynski (8e), Blonbou (13e), Leynaud (14e), N’Gouan (34e)

NORVÈGE
Gardiennes :
Lunde (30', 9/18 arrêts dont 1/3) - Sil. Solberg (30', 7/19 arrêts dont 0/1) - Joueuses de champ : Arntzen (0/5) - Kristiansen (7/12 dont 2/2) -  Loke (0/2) - Skogrand (0/2) - Waade (1/3) - Oftedal (4/5 dont 1/1) - Ingstad (3/3) - Fauske (0/3) - Jacobsen (0/1) - Kurtovic (2/4 dont 0/1) - San. Solberg (1/1) - Mork (4/6) - Tomac - Exclusions temporaires : Arntzen (30e et 42e), Waade (52e), Ingstad (59e)

LE STAFF : Entraîneur : Olivier KRUMBHOLZ / Adjoints : Sébastien GARDILLOU et Christophe CAILLABET / Analyste Vidéo : David BURGUIN / Préparation physique : Pierre TERZI / Médecin : Cindy CONORT / Kinésithérapeutes : Célestin DAILLY, Pierre GILLET  et Guillaume ROUSSELIN / Préparateur mental : Richard Ouvrard / Assistant : Philippe RAJAU / Relation Media : Diane PROUHET.

PROGRAMME ET RÉSULTATS :
27 au 30 septembre : 1e étape de la Golden League 2018-2019 au Danemark

27 septembre, à Vibocold Arena de Viborg : Danemark - France : 24-21 / Norvège - Pologne : 34-27
29 septembre à la Ceres Arena d’Aarhus : France - Norvège : 22-22 / Danemark - Pologne : 21-23
30 septembre à 14h45 (beIN SPORTS 3), au Forum Horsens de Skanderborg : Pologne - France / 17h00 : Danemark - Norvège

Publicité

  • France Euro 2018
  • LFH
  • {$partenairesFooter.3.alt}
  • Coupe de France
  • Boutique officielle FFHB
  • EHF
  • Hand-clean