#Golden League - Sur une mauvaise note

Après une première période laborieuse mais remportée sur fil (10-9), les Bleues ont complètement déjoué dans un second temps (16-22). Cela faisait bien longtemps qu’elles n’avaient pas montré un si mauvais visage. De quoi ternir forcément ce retour à la compétition. Mais un très bon rappel à l’ordre finalement pour la suite. A condition d’en faire les bonnes analyses. D’ici au prochain rassemblement de la fin octobre.

L'AVANT MATCH : En guise d’ultime rendez-vous de cette première étape de la Golden League 2018, les partenaires d’Allison Pineau retrouvaient la Pologne, le pays invité de cette édition. Victime d’une légère entorse musculaire à l’épaule droite, Manon Houette rallongeait la liste des défections. Pour une équipe de France malgré tout en quête d’un succès au moment de boucler cette semaine de travail.

COMPTE-RENDU : Troisième match et troisième composition différente proposée par Olivier Krumbholz. Rien de plus normal à ce stade de la préparation. Dans deux mois, la France sera pleinement entrée dans son EHF EURO 2018, mais pour l’heure, il est encore question d’essais, de mises en situation et de réglages. Du coup, si Cléopatre Darleux récupérait sa place de titulaire du premier soir face au Danemark, deux filles faisaient leur grand début au coup d’envoi : les championnes d’Europe espoirs Constance Mauny et Jannela Blonbou bénéficiaient du manque de cadres à l’aile gauche et à l’arrière droit. Déjà vues sur cette compétition, Pauline Coatanea, Astride N’Gouan, Tamara Horacek et Estelle Nze Minko occupaient respectivement l’aile droite, l’axe du terrain et l’arrière gauche. En dépit de ses nombreux changements, les Tricolores vont pourtant cette fois trouver aussitôt la bonne carburation. Défensivement en tout cas, où malgré l’activité d’Achruk et Kobylinska notamment, les Polonaises ne vont percer que sporadiquement la muraille bleue. Le problème, c’est qu’à l’autre bout du terrain, Estelle Nze Minko et consorts ne sont pas plus en réussite. Et le tableau d’affichage ne risque pas de s’emballer (3-3, 12e ; 5-5, 20e). Heureusement, la fin de période sera d’un autre acabit. D’abord, les Polonaises prenaient rapidement les devants en deux temps, trois mouvements (8-5, 24e). Mais les cinq dernières minutes étaient totalement à l’avantage de Tamara Horacek et les Bleues. L’arrière parisienne montrait la voie, dans le sillage de Blonbou et N’Gouan. Laura Flippes ponctuait la remontée et installait ses couleurs à l’avant au moment de rejoindre les vestiaires (10-9). On pensait que le plus dur était fait, pour une fois que la France était devant à la mi-temps. Mais les assurances ne sont pas l’apanage de cette sélection. Plutôt que de continuer sur sa lancée, terminer en beauté et confirmer sa montée en puissance, l’équipe de France va complètement se liquéfier sur ce second acte. Et renouer avec ses bien mauvaises habitudes (13 pertes de balle, 21 au total). La Pologne n’en demandait pas tant pour signer sa deuxième victoire consécutive. Et mettre en colère Olivier Krumbholz ! Un avertissement sans frais cette fois. Mais à ne surtout plus reproduire.

DÉCLARATIONS :
Olivier Krumbholz :
La première période n’était pas bonne, déjà. Nous avons commencé par perdre beaucoup de ballons et manqué de lucidité, du coup nous avons mis notre adversaire en confiance. Heureusement que la défense était correcte et que les gardiennes de but ont plutôt été à leur avantage. Mais l’attaque a complètement déraillé aujourd’hui. Et l’on s’est certainement une fois de plus réfugié dans des actions individuelles qui n’ont pas de sens. Nous avons fait preuve de beaucoup de maladresse, perdu 21 ballons, raté de nombreux tirs dont certains en position très favorable. Face à une équipe qui voulait battre les championnes du monde, elle n’allait pas manquer l’occasion de nous châtier. Chacun doit faire son autocritique. Ce qui est dommage c’est que l’on avait l’impression d’avoir franchi un palier contre la Norvège. Et là, on est retombé complètement dans nos travers. Et pire encore même. J’ai l’impression aussi que certaines renoncent parce que c’est dur. Mais pourtant c’est ce qu’il faut lorsque l’on a un objectif très élevé. Cela démontre aussi que les équipes, soi-disant de second rang, progressent énormément. Après les Slovènes au début du Mondial, on prend une belle raclée contre une Pologne que l’on doit retrouver au deuxième tour de l’Euro. Il faut réagir. Car il n’y a pas que les Russes et les Norvégiennes à battre pour faire une très grande compétition. Surtout, il faut que l’on retrouve de l’autorité et de la fierté. Aujourd’hui, on s’est clairement fait marcher dessus.

Béatrice Edwige : Je ne sais pas trop quoi dire. Nous avons vu aujourd’hui le pire de l’équipe de France. Cela faisait bien longtemps. C’est dommageable, mais c’est le moment de faire preuve de notre mental et vite rebondir. C’est sûr qu’il vaut mieux que cela arrive maintenant que pendant le championnat d’Europe. Nous avons totalement déjoué, alors qu’elles ont rendu une très belle copie, dans la lignée de leur match d’hier contre le Danemark. Nous avons pris une leçon de Handball ce soir. Certes, nous avons défendu et récupéré des ballons, mais à partir du moment que l’on ne met pas nos occasions au fond... En plus, on perd 21 ballons, c’est énorme. Autant que sur les deux matches précédents (12 et 8). Je n’ai pas envie, non plus, que l’on se cache derrière des circonstances atténuantes avec les filles qui ne sont pas là ou blessées. Nous avons fait la preuve hier que dans un meilleur jour, on pouvait battre tout le monde. C’était la même équipe quasiment. Les filles qui sont ici ont toutes le niveau. En tout cas, si l’on pensait qu’une telle production ne pouvait plus nous arriver, nous en sommes pour nos frais. Nous sommes à l’abri de rien. Ce n’est pas un manque d’humilité. Nous sommes complètement passées à travers. Il faut maintenant bien réfléchir à ce qu’il s’est passé et ne surtout pas baisser la tête.

Cléopatre Darleux : Nous avons été déficients en attaque tout au long du match. Nous avons raté énormément de tirs et perdu beaucoup de ballons. Et notre fin de première mi-temps a été un leurre finalement. C’est bien dommage de finir ainsi la semaine. Mais cela va nous mettre au moins en alerte pour la suite. Il n’y a pas que le Danemark et la Norvège, mais aussi plein d’autres nations qui avancent et sont de plus en plus compétitives. Il y a des bonnes joueuses partout en Europe. C’est aussi une question d’état d’esprit. Maintenant, je mets quand même un petit bémol. Toutes les filles qui ont eu un gros temps de jeu aujourd’hui, ne sont pas forcément habituées à rester si longtemps sur le terrain en équipe de France. Il manquait quand même la plupart des filles de notre sept majeur. Ce n’est pas un hasard non plus. Il faut relativiser. Ce n’est pas une excuse mais cela fait beaucoup. Nous avons malgré tout bataillé toute la semaine pour être au niveau en dépit des absences. Il y avait peut-être un trop plein ce soir. Au moins nous sommes dans le coup en défense. Il ne faut pas tout jeter non plus. Et nous avons encore du temps pour travailler et rectifier le tir.

STATISTIQUES :
Forum d’Horsens (800 spectateurs) : POLOGNE - FRANCE : 22-16 (9-10)
Arbitres : Mmes Karina Christiansen et Line Hesseldal (Dan)

FRANCE
Gardiennes :
Darleux (30', 5/14 arrêts) - Glauser (30', 5/18 arrêts) - Joueuses de champ : Mauny (1/3) - Coatanea -  Pineau (1/3 dont 1/1) - N’Gouan (1/2) - Niakaté (3/5) - Blonbou (4/6)- Flippes (3/3)- Kanor - Horacek (2/6)- Edwige (0/1) - Kolczynski (0/1) - Nze Minko (1/2) - Niombla - Exclusions temporaires : Blonbou (25e)

POLOGNE
Gardiennes :
Kordowiecka (30', 5/11 arrêts) - Placzek (30', 5/15 arrêts) - Joueuses de champ : - Labuda (2/4) - Kobylinska (2/6) - Roszak (3/4) - Grzyb (2/3) - Matuszcyk - Janiszewska (2/2) - Zych (0/4) - Drabik (3/5) - Rosiak (1/4) - Lisewska (1/5) - Achruk (3/7 dont 1/1) - Sobiech (3/3)

LE STAFF : Entraîneur : Olivier KRUMBHOLZ / Adjoints : Sébastien GARDILLOU et Christophe CAILLABET / Analyste Vidéo : David BURGUIN / Préparation physique : Pierre TERZI / Médecin : Cindy CONORT / Kinésithérapeutes : Célestin DAILLY, Pierre GILLET  et Guillaume ROUSSELIN / Préparateur mental : Richard Ouvrard / Assistant : Philippe RAJAU / Relation Media : Diane PROUHET.

PROGRAMME ET RÉSULTATS :
27 au 30 septembre : 1e étape de la Golden League 2018-2019 au Danemark

- 27 septembre à Vibocold Arena de Viborg : Danemark - France : 24-21 / Norvège - Pologne : 34-27
- 29 septembre à la Ceres Arena d’Aarhus : France - Norvège : 22-22 / Danemark - Pologne : 21-23
- 30 septembre au Forum Horsens de Skanderborg : Pologne - France : 22-16 / Danemark - Norvège : 20-25

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