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  • #Finalités - Retour sur les finales des championnats de France

Retrouvez le compte-rendu de toutes les finales disputées dans le cadre des finalités 2018-2019 des championnats de France.

N1F - Metz boucle sa saison avec un titre de champion de France - FDME
Arsenal du Robert - Metz Handball : 20-38 (10-15)


Il a fallu attendre neuf minutes pour voir les Martiniquaises enfin inscrire leur premier but. Seul souci, dans ce laps de temps, les Messines en avaient déjà marqué cinq. Cet avantage, les Lorraines allaient tarder à le faire fructifier, perdant de nombreux ballons tandis que les joueuses de l’Arsenal du Robert trouvaient enfin le chemin des filets. Ces dernières comblaient petit à petit leur retard, jusqu’à se retrouver à trois longueurs à sept minutes de la pause, forçant Metz à prendre un temps-mort. Les mots de Yacine Messaoudi allaient s’avérer salvateurs, ainsi que l’entrée d’Ilona Di Rocco sur la base arrière. La demi-centre apportait de la puissance de loin et scorait deux fois de suite pour donner cinq buts d’avance aux Messines à la mi-temps.

En cinq minutes, les joueuses de Metz allaient plier le match. Un 7-1 inscrit au retour des vestiaires, dans le sillage de Laura Portes rentrée dans les buts, leur permettait de prendre le large. Le barre des dix buts d’écart dépassée, les Martiniquaises restaient tout de même dans le match. À l’image d’Anaelle Levy, la meilleure buteuse de l’équipe, qui n’hésitait pas à prendre sa chance de loin. Mais les Messines restaient sérieuses jusqu’au bout, tandis que la capitaine Laura Godard alignait les buts sur son aile gauche. Le tout pour envoyer Metz allait chercher le titre de champion de France, conclusion logique d’une saison que le club lorrain a terminé avec 22 victoires en 23 rencontres.

Mickael-Yvon Borry (entraineur Arsenal du Robert) : Il y a forcément un peu de déception de perdre une finale, même si en face c’était une grosse équipe avec des filles qui s’entrainent tous les jours, contrairement à nous. Le début de deuxième période nous coute cher, alors qu’on était au contact à la pause. On a eu du mal à se relancer, et au vu du nombre de rotations que Metz possède, on a fini par plonger physiquement. Le bilan de la semaine est néanmoins hyper positif. On est la première équipe martiniquaise à être champion chez les ultramarins et nous n’avons pas été ridicules en finale. D’ailleurs, au vu des sourires sur les visages des filles, on peut se dire que nous ne sommes pas venus pour rien.

Yacine Messaoudi (entraineur Metz) : Ce titre est l’aboutissement d’une saison pleine, où les filles se sont dépassées. C’est une belle apothéose pour un vrai bon groupe, avec des filles capables d’écouter les consignes mais aussi de s’affirmer. D’ailleurs, à la mi-temps ce soir, je leur ai dit qu’elles ne montraient pas leur vrai visage, qu’elles jouaient avec le frein à main. Même si on était devant, ce n’était pas satisfaisant, mais on a su montrer autre chose après la pause. C’est une belle satisfaction collective, mais aussi personnelle. Gagner ce titre avant de quitter le club, ça en était presque devenu viscéral pour moi.


N2M - Nantes champion haut la main - FDME
Case Cressonnière - HBC Nantais : 32-45 (12-19)


Les Réunionnais de Case Cressonnière, déjà champions ultramarins, rentraient pied au plancher dans la partie. Imprimant une grosse intensité défensive, ils mettaient à mal les jeunes Nantais, qui se retrouvaient rapidement menés de trois buts, 5-8, après dix minutes jouées. Mais la partie allait peu à peu s’équilibrer, alors que Edson Imare et Baptiste Damatrin prenaient les choses en main côté Nantes. Dix minutes plus tard, le score était à égalité, tandis que le match était plus engagé. Mais à ce rythme là, les Ultramarins allaient montrer leur limite. Manquant de lucidité en attaque, ils se faisaient punir sur le jeu rapide, tandis que les Nantais prenaient le large. À la mi-temps, le score était déjà lourd (19-12).

La pause n’allait pas permettre au vent de tourner. Les Reunionnais peinaient toujours autant à trouver des solutions en attaque et, à la moindre perte de balle, se voyaient punis. Six minutes seulement après la reprise, le tableau d’affichage pointait à dix buts d’écart (27-17). Les choses n’allaient pas s’arranger, même si l’arrière gauche Ludovic Grondin réussissait quelques tirs spectaculaires. On sentait les joueurs de Case Cressonnière bien trop émoussés pour parvenir à retourner la situation alors qu’à un quart d’heure de la fin, l’écart atteignait quinze buts. Nantes pouvait alors célébrer sa victoire, la 23ème de la saison en autant de matches, validant ainsi son titre de champion national de nationale 2.

Gregory Cojean (entraineur Nantes) : On a du mal à se mettre dans le rythme sur les dix premières minutes. Pourquoi ? Le stress ? Notre déplacement ? Je ne sais pas trop. Toujours est-il que les garçons ont fini par se lâcher en réalisant quelques belles actions. Par la suite, l’adversaire a baissé le rythme, et on a su rester sérieux. Perdre cette finale aurait été cruel après avoir remporté tous nos matches cette saison. Dans mon esprit, il fallait qu’on la gagne, et ça explique peut être le stress de l’entame. En tout cas, je ne sais pas si on pourra faire mieux que la saison que nous venons de réaliser.

Karyl Calicharane (entraineur Case Cressonnière) : Il faut reconnaitre que l’équipe de Nantes était injouable ce soir. Ils ont été sérieux et offensivement impressionnants. Nous avons pêché dans le repli défensif et ils en ont profité pour faire le trou. Néanmoins, le bilan de la semaine est positif, on réussit à gagner la finale ultramarine pour la troisième année de suite, et notre finale était de meilleure facture que celle de l’an dernier. Il y a donc du positif à retenir, et je veux féliciter les garçons pour leur investissement.

 


N2F - Serris champion au forceps - FDME
Intrepide HBC - HBC Serris VE : 22-26 (9-10)


Était-ce l’heure du repas ? Ou un trop plein de stress ? Toujours est-il que la finale de nationale 2 féminine commençait par un festival d’erreurs techniques. Il fallait attendre six minutes pour voir un but, et dix pour qu’une équipe prenne deux longueurs d’avance. En profitant du jeu rapide, les Guadeloupéennes menaient un court moment de deux buts, 3-1, passé le cap des dix minutes de jeu. Si les deux équipes réglaient la mire par la suite, si le score n’évoluait pas, il fallait avant tout féliciter les deux gardiennes. Cissé Sidibé côté Serris et Deborah Galvani chez les Intrépides multipliaient les parades et, après 18 minutes de jeu, le score était seulement de 3-3. Les débats allaient quelque peu se débrider avant le repos, sans pour autant qu’une équipe ne prenne l’ascendant. Et à la pause, Serris ne menait que d’un but, 10-9.

Au retour des vestiaires, les Seine et Marnaises allaient prendre trois longueurs d’avance, tandis que la gardienne intrépide se blessait. Malgré cela, ses coéquipières allaient un temps résister, avant de finalement craquer. L’entrée de Niakalle Sakho dans la cage de Serris apportait quelques arrêts bienvenus et, sur deux jets de sept mètres de Nabila Abdellaoui, les Franciliennes prenaient pour la première fois quatre, puis cinq longueurs d’avance à un quart d’heure de la fin. Un changement de défense allait remettre les Guadeloupéennes en selle, mais suffisamment pour leur permettre de refaire leur retard. Usées physiquement, elles devaient se résoudre à voir Serris l’emporter.

Samir Messaoudi (coach Serris) : Ce match aura été laborieux jusqu’au bout. Je ne sais pas si c’est l’enjeu qui nous a fait déjouer, mais on a vraiment été en difficulté. Heureusement que nous ne prenons que 22 buts et que la défense a tenu. Mais on ne va pas faire la fine bouche, en début de saison, on visait le maintien, on gagne la finale aujourd’hui, des années comme ça, on n’en connaitra peut-être pas deux. C’était presque la saison parfaite, au final.

Olivier Orfevres (coach Intrépides) : Cette finale me laisse des regrets pour deux raisons. La première est qu’il nous manquait trois joueuses, dont notre meilleur élément offensif. La deuxième, c’est que nous sommes arrivés très fatigués, c’est notre quatrième match en autant de jours et forcément, il manque de l’essence dans le moteur. C’est ce qui fait qu’on prend un trou en début de seconde période. Si on était arrivés un peu plus frais, je pense qu’on pouvait les embêter plus longtemps. Mais on peut quand même être fiers de la résistance que nous avons offert aujourd’hui.


N3M - Saint-Cyr met un point à sa saison parfaite - FDME
Étoile de Gondeau - Saint-Cyr Touraine HB : 29-39 (11-18)

L’ambiance montait pour le deuxième match de la journée, les Tourangeaux de Saint-Cyr étant notamment venus avec une armada de supporters. Ce n’est néanmoins pas ce qui faisait peur aux joueurs de Gondeau, très bien entrés dans leur rencontre. Et, à défaut de voir une des deux équipes prendre le large au score en début de rencontre, on assistait à une finale au rythme endiablé. Ce sont les joueurs de Saint-Cyr qui allaient faire le premier break. Bien aidés par les arrêts de près de Laszlo Fulop, ils allaient, sur un tir d’Alexis Revise, prendre quatre buts d’avance  à la 19ème minute (11-7). Avant de plier la rencontre en l’espace de dix minutes avant la pause. Une grosse défense et des contre-attaques de Simon Laout, voilà le recette que les anciens pensionnaires de première division utilisaient pour rentrer au vestiaire avec un avantage de sept buts (18-11).

Saint-Cyr allait se reposer sur son avantage pour gérer en seconde période. Jamais les Martiniquais allaient revenir à moins de cinq buts, chacun de leur temps-morts étant invariablement arrêté par un but de Simon Laout. Avec treize buts, le capitaine saint-cyrien était le grand homme de cette partie. Et les joueurs de Gondeau ne pouvaient que constater les dégâts quand il donnait dix buts d’avance à son équipe à un quart d’heure de la fin de la rencontre. Un écart qui n’allait plus baisser jusqu’au coup de sifflet final, malgré les huit buts de Vincent Jean, meilleur buteur ultramarin.

Rodolphe Gina (coach Gondeau) : Ce n’est pas une déception, mais on ne vit pas très bien la défaite. Je pense qu’on avait la place pour fournir une meilleure prestation, les occasions pour rester ou revenir dans le match, on les a. Le problème, c’est qu’on a évolué presque la moitié du temps à un joueur de moins. C’était tout de même un plaisir de venir ici et de se mesurer à un autre handball. Le bilan de la semaine est très positif, même si on a joué deux finales sans en gagner aucune. Mais je suis persuadé qu’on a beaucoup appris ces derniers jours.

Christophe Spincer (coach Saint-Cyr) : C’est l’apothéose d’une saison parfaite. On a fait un faux-pas cette saison, et il a été décisif. Le clin d’oeil est beau pour moi, il y a deux ans je venais ici en tant que joueur avec Serris et là je soulève le trophée en tant qu’entraineur. Ce matin, on a toujours trouvé des solutions en attaque et, en défense, on a réussi à bien les contenir pour trouver des montées de balle rapides. Bravo à nos adversaires qui n’ont rien lâché.


N3F - Saint-Junien se console en prenant le titre - FDME
HBF Saint-Denis - HBC Saint-Junien : 23-26 (12-11)

La première mi-temps s’est jouée en deux temps. Le premier, l’entame, était complètement à l’avantage des Réunionnaises du HBC Saint-Denis. Portées par les parades de leur gardienne Laurence Maho, elles prenaient le large au tableau d’affichage, comptant jusqu’à cinq longueurs d’avance. Mais d’une manière assez incompréhensible, elles allaient caler offensivement, multipliant les pertes de balle et permettant ainsi à leurs adversaires de revenir dans la partie. À la faveur d’un 4-0, Saint-Julien recollait ainsi à une longueur, 8-7, à la 20ème minute. Cinq minutes plus tard, après une contre-attaque convertie par Alexia Morel, les Rhodaniennes passaient même devant au score pour la première fois de la rencontre, laissant présager d’une deuxième période des plus disputée.

Les deux équipes jouaient au chat et à la souris pendant une bonne partie du second acte. Un instant Saint-Denis prenait quatre buts d’avance (15-11, 34’), le suivant Saint-Julien était en tête (15-16, 38’). On assistait à un match plaisant et débridé, sans pour autant qu’une des deux équipes n’arrive à faire, et surtout à conserver, son break d’avance. Plus le temps avançait, plus on sentait que la décision allait se faire sur la fin de match, et la partie se décider sur un détail. Si Saint-Junien faisait le plus souvent la course en tête, avec un avantage de deux ou trois buts, Saint-Denis restait au contact. Mais les Rhodaniennes allaient finalement plier l’affaire dans les dernières secondes et, sur un dernier but de Mélanie Bouras, s’assurer la victoire dans cette finale. Comme une compensation après avoir perdu la finale de la coupe de France la semaine passée.

Vincent Hoarau (coach Saint-Denis) : Il y a forcément beaucoup de déception, surtout après notre entame de match. Mais, par la suite, nous sommes tombés dans la facilité, notamment au niveau du shoot, et cela a permis à notre adversaire de monter les ballons pour marquer des buts faciles. Le bilan de la semaine est mitigé, car nous ne gagnons pas la finale. Ce soir, les filles étaient un peu fatiguées, on s’est arraché pour finir champion de la Réunion et on a senti que, physiquement et mentalement, on était usé. C’est certainement ce qui fait la différence sur la fin de match.

Jessika Catalan (capitaine Saint-Junien) : C’est l’apothéose d’une saison magnifique, où on finit invaincu. Ce soir, on a encore été super solidaires, cela s’est vu dans notre défense qui a été très compacte. On a encore montré un très bel état d’esprit et ce qu’il fallait pour battre un adversaire avec beaucoup de qualité. On a eu un peu peur sur le début de match, mais on s’est bien repris, notamment défensivement, pour les ennuyer. On est vraiment très contente de finir la saison sur cette bonne note.

GC

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