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#Entretien du Lundi - Stéphanie Cano : « J’ai foi en l’avenir. »

Capitaine de l’équipe de France sacrée championne du monde en décembre 2003 à Zagreb, Stéphanie Cano était entourée de ses partenaires pour un week-end sport-festif à Annecy afin d’assurer la promotion de l’EFH EURO 2018. Avec enthousiasme et application, l’ancienne ailière droite de l’équipe de France se réjouit de ce temps fort et appelle à la mobilisation pour soutenir les Bleues.

Comment s’est passé ce week-end de retrouvailles ?
Super bien ! Le cadre était exceptionnel et nous avons été traité comme des princesses, comme des championnes du monde ! Nous sommes toujours aussi contentes de nous revoir ; la dernière fois datait de cinq ans déjà mais tout s’est emboité parfaitement. Chacune a retrouvé sa place et on a pu redémarrer.

Outre les moments de convivialité, quelles étaient les activités au programme ?

Nous avons pratiqué plusieurs activités qui nous ont permis de nous sentir intégrées à cet Euro organisé en France. L’option parapente a généré un peu d’appréhension : certaines avaient un peu la pétoche. Nous y sommes toutes allées mais ce n’était pas facile de se jeter dans le vide, attachées à un bonhomme que tu ne connais pas. C’était un moment sublime avec un décor incroyable et un tel contraste de lumières.

Tu entretiens régulièrement ta condition physique…
Je pratique en effet pas mal d’activités. Je me fais plaisir. J’ai découvert le Swimrun qui vient de Suède : une alternance de natation et de course à pied. Tu conserves la même tenue pour les deux activités, y compris les chaussures. J’aime bien cette pratique qui est super agréable.

Quel est aujourd’hui ton lien avec le Handball ?
Il était sûrement très proche à la fin de ma carrière car depuis je me suis beaucoup éloignée du Handball. J’ai un peu pris le large pour faire autre chose. Mais évidemment, à chaque compétition, je suis derrière la TV pour soutenir les filles. Cet Euro en France donne envie de remettre un peu le nez dedans, de beaucoup plus près. De soutenir ces filles, que les gens se mobilisent, se retrouvent dans les bars pour suivre les matches.

Es-tu une supportrice acharnée ?
Bien sûr, je souhaite à chaque fois que l’équipe de France gagne. Derrière mon poste, je ne suis pas dans la critique mais j’y vais de mon petit commentaire perso. Je ne suis pas du tout aigrie : je les encourage.

Après ce week-end tourné vers l'Euro, es-tu impatiente que la compétition débute ?
Je me sens plus proche de l'équipe de France actuelle, plus impliquée dans ce rôle d'Ambassadrice. C'est comme si on s'appropriait aussi l'événement maintenant. Cela nous a donné envie d'être encore plus derrière les Bleues. On sera toutes présentes et derrière elles d'une manière ou d'une autre.

Quel regard portes-tu sur l’équipe actuelle championne du monde en titre ?
Lorsque je vois cette équipe, je suis un peu jalouse car elle fait envie. J’ai le sentiment que les filles sont moins dociles que nous. Elles se sont imposées, ce qui leur permet de vivre plus sereinement la compétition. Olivier Krumbholz n’est plus le même qu’hier : il a aussi évolué.

Un coach avec lequel vous avez aussi été sacrées championnes du monde….

Pour tout ce qui concerne le Handball, il a apporté la rigueur, le sens de l’analyse et des options tactiques. Il est doué et il a géré, à sa façon, pour obtenir des résultats. À l’instar des garçons, il profite aussi du réservoir de joueuses et des générations qui ont des qualités monstrueuses. J’aime bien l’idée de créer du lien entre le terrain et la personne. Le lien, c’est la joueuse. L’approche développée par Raphaëlle Tervel, avec Sandrine Mariot-Delerce à Besançon, me séduit car elles ont une vision très moderne. J’ai foi en l’avenir avec ce type de managérat.

Et d’un point de vue technique ?
L’équipe est orientée sur la défense et possède une attaque plus débridée. Visuellement, c’est plus agréable. L’évolution rapide du jeu n’est pas intrinsèque à l’équipe de France. Je ne pense pas que notre équipe était inférieure physiquement. Aujourd’hui, les filles sont aussi bien préparées mais je remarque qu’elles sont davantage libérées que nous. Cette équipe a des capacités énormes.

As-tu une joueuse favorite parmi les nouvelles championnes ?
J’aime beaucoup Manon Houette. Elle a du chien dans son jeu. Elle n’est pas une ailière qui attend le ballon. Elle provoque, elle produit, elle va par exemple chercher le un-contre-un extérieur comme une grande. Elle prend des risques, elle vise les interceptions. J’avoue me reconnaître parfois en elle.

En quoi l’EHF EURO est-elle une compétition difficile ?
C’est la compétition la plus compliquée avec le niveau le plus élevé. La configuration de la compétition implique surtout de la régularité et c’est justement le péché mignon de l’équipe de France.

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