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ENTRETIEN DU LUNDI - Pascal Baude : « Une pause dans les réformes »

Au lendemain des finales de zones, Pascal Baude évoque l’édition 2016-2017 de la Coupe de France dont la nouvelle formule a été mise en place en 2009. Il présente aussi la composition et les missions de la Commission d’Organisation des Compétitions (COC) sur la mandature 2017-2020.

Quel bilan effectuez-vous après les finales de zones nord et sud ?
Sur les 4 sites de compétition, tout s’est bien déroulé. J’étais présent dimanche à Lempdes et à Cournon d’Auvergne. La première chose que je retiens c’est l’affluence et l’ambiance bon enfant dans les deux gymnases. Bien sûr cela branche toujours un peu parmi les spectateurs mais il n’y a pas d’insultes et tout cela reste dans le raisonnable. J’étais aussi en relation permanente avec Eaubonne et Rueil-Malmaison où les retours sont également positifs.

Des quatre organisateurs, seul Rueil-Malmaison avait une équipe engagée qui s’est d’ailleurs qualifiée…
Pour accéder aux quarts de finale, il faut une bonne équipe.  Les matches étaient serrés et en effet Rueil Athletic Club s’est qualifié en régionale masculine. Au moment où s’effectuent les désignations pour les finales de zones (novembre - décembre), prévoir qu’un club sera à la fois organisateur et en lice relève de la gageure car c’est le cahier des charges de l’organisation qui est privilégié : disposer d’une salle de plus de 1000 places, être en capacité d’organiser…

Des 10 équipes qualifiées, six sont issues de deux départements !
En effet nous allons retrouver à Paris trois clubs héraultais : Montpellier HB, le HB Club de Teyran et le HBC Grabellois. Et trois clubs des Hauts-de-Seine : Levallois SC,  l’ES Colombienne et donc le Rueil Athletic Club.

Lors des éditions précédentes, des équipes étaient spécialement constituées pour la Coupe de France bafouant ainsi l’esprit de l’épreuve. Comment avez-vous limité ce phénomène ?
Depuis cette année, tous les joueurs qui n’avaient pas disputé au moins cinq rencontres de championnat, dans n’importe quelle équipe de leur club, ne pouvaient pas participer aux finales de zones. Le règlement peut être pénalisant pour un joueur blessé sur la première partie de saison mais en moyenne, ces cinq matches correspondent à un match sur deux en championnat.

Quelles sont les pistes de réflexion pour améliorer encore la formule et l’organisation de cette Coupe de France ?

La nouvelle formule a été mise en place en 2009 avec une première finale à Bercy en 2011. Avec la réforme territoriale, le premier tour de l’épreuve pourrait évoluer mais c’est un vaste chantier qui concerne 1300 matches. Il y a un deuxième axe : certains militent pour la création d’une compétition pour le niveau national (féminin et masculin) sans le secteur professionnel. Cela rajouterait 2 matches au programme et nécessiterait d’organiser l’événement sur 2 jours.

À l’issue de l’A.G. fédérale à Créteil, vous avez été désigné Président de la COC jusqu’en 2020. Cette Commission a vu sa composition évoluer…
La COC est toujours constituée de 25 membres : en plus de son président, 12 membres sont plutôt en charge de la gestion et il y a désormais 12 représentants des Ligues.

Quels seront les axes de travail de la COC ?
Après la réforme de la N1 masculine, nous sommes entrés dans une phase de stabilisation. Nous effectuons une pause sur les réformes des championnats. Lors des trois prochaines saisons, il y aura seulement des ajustements à la marge liés à des situations particulières mais pas de réformes ! Avec la nouvelle territorialité, les régions ont beaucoup de choses à affiner et il n’était pas nécessaire d’en rajouter.

La réforme du niveau national féminin entrera bientôt en vigueur…
La mise en place de la réforme votée lors de l’A.G. fédérale de 2016 est programmée pour 2018 - 2019. Je rappelle que nous aurons 2 poules de 8 équipes en D2, 4 poules de 12 en N1 (contre 3 aujourd’hui), 8 poules de 12 en N2 (contre 4 aujourd’hui). La N3 sera gérée au niveau des nouvelles Ligues. Cette réforme conduira notamment à une optimisation des déplacements non négligeable : moins de kilomètres, moins de fatigue, moins de frais, moins de pollution...

Et pour les compétitions des jeunes ?
Il existe une réflexion permanente pour faire évoluer les catégories féminine et masculine. Je me félicite des excellentes relations entre la COC et les deux responsables des filières, Éric Baradat et Pascal Bourgeais. Nous avons plaisir à travailler ensemble avec des échanges mutuels pour bâtir notamment un calendrier optimal. Les réunions entre la COC, la DTN et les Centres de Formations des Clubs professionnels sont toujours constructives.

S’il n’y aura pas de réforme des compétitions, faut-il s’attendre à une évolution des règlements ?
Nous devons simplifier et uniformiser notre règlement sportif. Entre le Guide et l’Annuaire des compétitions, nous avons deux supports et des contradictions existent. Parfois un club, avec des équipes engagées sur les trois niveaux, départemental - régional - national, est confronté jusqu’à trois règlements. Il faut tendre vers un règlement unique.

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