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#Entretien du Lundi - Olivier Krumbholz : « l’équipe de France jouera gros d’entrée »

L’équipe de France féminine sera rassemblée ce mardi à Capbreton pour lancer sa préparation à l’EHF EURO 2018. Olivier Krumbholz évoque le tirage au sort de la compétition et le début de la préparation pour cette échéance.

Près d’une semaine après la cérémonie de l’EHF EURO 2018, as-tu bien digéré le tirage au sort ?
Digéré ? Oui très bien, merci ! On ne s’attendait pas non plus à jouer trois petites équipes. Le tirage au sort est assez logique et équilibré. Bien évidemment, l’équipe de France jouera gros d’entrée.

Dès son entrée en lice face à la Russie le 29 novembre à Nancy, la France n’aura pas le droit à l’erreur…
Face à un adversaire présumé moins fort, elle aurait encore moins le droit à l’erreur. Jouer la Russie d’entrée n’est pas plus piégeux que cela. Il faudra engranger des points face aux équipes qui basculeront au tour principal.

Avec en plus la Slovénie et le Monténégro, vous n’avez pas été gâtés !

C’est plutôt rigolo d’affronter des adversaires avec lesquels nous avons une histoire récente. En même temps, cela nous rappelle qu’il faudra être extrêmement vigilants. Le Monténégro nous a battus en quart de finale à Londres, la Russie en finale des J.O. et la Slovénie en ouverture du Mondial 2017. Lors du tirage au sort, Camille (Ayglon-Saurina) était à mes côtés et elle était surprise que je devine ce qui allait nous arriver. C’est le bénéfice de l’expérience (sourire).

Étais-tu impatient de connaître vos adversaires, y compris les potentiels du Tour préliminaire ?
Oui car cela lance concrètement cet Euro. On connait désormais nos adversaires et notre calendrier. Cela nous permettra de travailler plus précisément. Il n’y aura pas de calculs. Toutes les équipes sont abordables mais sont dangereuses : la Serbie, vice-championne du monde en 2013, est de retour au premier plan.

La préparation début demain à Capbreton. Comment faire pour mobiliser les joueuses à plus de 5 mois de l’événement ?
On va leur dire que l’on jouera les Russes d’entrée. Nous avons l’ambition d’être l’équipe la mieux préparée. C’est pour cela que nous avons rajouté deux stages : le premier, estival, et un second, en octobre. C’est typiquement français de flâner pendant la préparation : il ne faudra pas attendre de recevoir une baffe pour réagir.

Les joueuses ont elles suivi un programme physique pendant leurs vacances ?
Il y a eu une prise de conscience et chacune arrivera avec son patrimoine. Certaines ont réalisé de gros efforts dans la préparation physique, d’autres travaillent mieux et certaines peuvent faire encore un peu plus. Il y a des données scientifiques intéressantes, sur le plan médical et physique. Au début de la préparation, nous allons faire un point. C’est une forme de partenariat avec les filles. Il faut être vigilant pour que les choses soient faites. Ce n’est donc pas plus mal de se sentir surveillé.

Si l’équipe de France est championne du monde, quels sont les domaines où elle peut progresser ?
Incontestablement sur le plan physique et sur la tactique : ce sont les deux domaines les plus complexes. En revanche, il est plus difficile d’agir dans le domaine du mental et de la technique individuelle.

Le groupe de 21 joueuses avec toutes les championnes du monde est-il amené à évoluer en vue de l’EHF EURO 2018 ?
Je ne m’interdis rien du tout. Les juniors sont en stage et lorsqu’elles auront terminé leur été, on battra à nouveau les cartes. Évidemment on ne va pas changer la moitié de l’équipe mais la concurrence va s’exercer. Les filles sont championnes du monde mais elles devront démonter qu’elles sont bien les meilleures.

Quelques-unes des internationales effectuent leur retour en France et d’autres vont changer de club en LFH. Ce changement d'environnement si près de l'échéance de l'Euro est-il ennuyeux ?

Cela ne m’inquiète pas du tout. Nous travaillons en partenariat avec les clubs de LFH et la collaboration est forte aussi avec les clubs étrangers. Je crois au contraire que c’est plutôt une bonne chose et que cela n’engendrera pas de bouleversements.

L’équipe de France va disputer deux matches en Martinique face à la Norvège. Elle ne sera ensuite plus visible dans l’hexagone jusqu’au match d’ouverture de l’EHF EURO 2018. Est-ce un regret ?
L’équipe de France est engagée en Golden League et cela représente des contraintes. Ce n’est pas forcément une bonne idée de répéter les matches en France avant l’Euro. Le plus important sera de compter sur la mobilisation du public pendant l’Euro. Les retombées du Mondial 2017 n’ont pas été si exceptionnelles. C’est le problème du Handball en général et en particulier du sport féminin qui a des difficultés à changer de statut. Les matches de l’équipe de France féminine ont beau plaire au public, les médias ne suivent pas pour autant l’engouement.

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