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#Entretien du Lundi - Nina Kanto : « une forme de reconnaissance »

Elle avait mis fin à sa carrière sur un ultime succès, un 9e titre de championne de France dans les Arènes de Metz : depuis 6 mois Nina Kanto exerce maintenant ses talents au service de la communication du club pour lequel elle nourrit toujours de grandes ambitions. Également ambassadrice de l’EHF EURO 2018, elle fait partager son enthousiasme.

Quelles sont tes nouvelles responsabilités au sein de Metz HB ?
J’ai débuté le 6 septembre dernier en tant que chargée de communication et de Community manager du club. Je m’occupe aussi de la relation presse et des relations avec les partenaires, notamment la gestion de l’espace business club avec le traiteur et la présence des joueuses en fin de match.

Les journées sont bien remplies…
Notamment les jours de match en effet, c’est très dense. Il faut être présent au maximum sur les réseaux sociaux et c’est pourquoi nous avons aussi créé un profil sur Snapchat. Il faut aussi gérer les nombreuses sollicitations des joueuses. Je suis contente de pouvoir apporter mon dynamisme et franchement je m’éclate.

Le tournoi des partenaires, la soirée de gala pour les championnes du monde... autant d’opérations événementielles à monter…
Nous avons en effet organisé une soirée le 30 décembre dernier après le match face à l’OGC Nice.  3000 personnes étaient présentes et il fallait bien marquer le coup. Le 22 janvier dernier, c’est le tournoi des partenaires qui nous a mobilisé. La formule a été reliftée avec un échauffement commun aux 230 participants et animé par le préparateur physique du club.

Intégrer l’équipe de salariés du Metz HB était-il ton objectif premier ?

Je souhaitais créer mon entreprise et je me demandais si j’en avais fini avec le Handball ; s’il était temps de passer à autre chose. Puis Thierry Weizman (le président de Metz HB) m’a appelé car Aurélien (qui occupait le poste de chargé de communication) souhaitait prendre un autre cap. En face de Thierry, je me suis sentie à ma place et je n’ai pas hésité plus d’une demie journée. Je pense qu’il y a une certaine logique que les clubs replacent les anciens ou les anciennes. C’est important que la transmission de l’esprit club et de l’amour du maillot puisse s’effectuer. Faire don de soi sur le terrain permet de toucher les gens.  

Finalement, cette reconversion est intervenue plutôt rapidement car depuis ton arrêt de carrière en juin 2016, tu as connu une 2e maternité ?
C’est ma destinée. Thierry m’a offert la plus belle des sorties avec cet hommage rendu aux Arènes le soir du titre. C’était magique et avec cette mission il m’offre maintenant la plus belle résurrection après des moment douloureux. Car je ne digérerai jamais le contexte et la manière dont mon histoire s’est terminée avec l’équipe de France.

Nodjialem Myaro et Olivier Girault occupent aussi des postes à responsabilités…

C’est une forme de reconnaissance qui démontre qu’au-delà du terrain, nous pouvons aussi apporter sur le plan intellectuel. Nodji a une très belle image, un beau palmarès et elle sait s’exprimer. C’est important pour les joueuses de savoir quelles sont dirigées par des anciennes, c’est plus crédible. Quant à Olivier, c’était un joueur atypique qui a marqué son époque. Sa prochaine venue à Metz pour le final four de la LNH sera une occasion de bosser ensemble et de nous rapprocher du secteur masculin qui possède un temps d’avance.

Comment as-tu vécu la réussite de l’équipe de France féminine lors du Mondial 2017 ?
C’est une fierté d’autant que six Messines ont été partie prenante de la victoire.  Et je remarque que l’équipe de France suit une pente ascendante comme Metz HB. Grace Zaadi a été fantastique, notamment dans sa relation avec Laurisa Landre. Béatrice Edwige a très bien fait son travail, Manon Houette a aussi été excellente, Laura Flippes a répondu présente sur son temps de jeu et il y a enfin le fabuleux destin d’Orlane Kanor. Quand Siraba Dembélé a soulevé le trophée, elle m’a fait chialer.
Je suis marraine et ambassadrice de l’EHF EURO 2018 et je mène des actions dans le Grand-Est.

Quel est l’objectif de Metz HB en Ligue des Champions ?
La poule d’en face, c’est du costaud. Mais j’ai le sentiment que c’est l’année ou jamais pour atteindre le Final Four. L’équipe est arrivée à maturité. Il faut en profiter et surfer là-dessus.

Comment te positionnes-tu vis-à-vis de l’équipe dirigeante et technique de Metz HB ?
J’ai une expertise mais je suis chargée de communication et donc je reste à ma place. Par la relation de confiance que j’ai avec Thierry, il peut y avoir des échanges mais uniquement à sa demande.

Comment te projettes-tu à l’avenir ?
J’aspire à des responsabilités plus importantes mais je ne me projette pas encore sur le long terme. Mon DUT techniques de commercialisation date de 2007 et il me faudra 2-3 ans pour apporter ma patte au sein du club. J’aimerais aussi devenir consultante TV régulièrement.

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