#Entretien du Lundi - Guillaume Saurina : « vas-y, fonce »

Le dimanche 17 juin, le Parnasse de Nîmes accueillera un match de gala exceptionnel réunissant des grands noms du championnat de France en faveur de la Ligue contre le cancer. 27 joueurs dont une kyrielle d’internationaux ont en effet répondu favorablement à l'appel de Guillaume Saurina afin de participer à ce match exceptionnel. Ce dernier refermera à cette occasion le livre d’une carrière intense de serial-buteur.

À quel moment as-tu décidé d’organiser ce match caritatif ?
Il y a un peu plus de 4 ans, après le décès de ma mère, j’avais eu cette idée d’organiser quelque chose en lien avec le cancer. Cela n’avait pas pu se faire mais j’avais gardé cela dans un coin de ma tête. Le décès de mon père a, si j’ose dire, relancé le projet. J’étais en voiture avec Camille (NDLR : Camille Ayglon-Saurina) et je lui ai dit que je voulais organiser un match caritatif. Elle m’a dit : « vas-y, fonce. »

Est-ce touchant de compter sur un plateau de joueurs exceptionnels ?
Oui, je suis super touché que tous aient répondu et se mobilisent pour cette cause, la lutte pour le cancer. Le soutien de joueurs majeurs, tels que Nikola et Luka Karabatic a lancé l’opération. Le décès de leur père est intervenu dans la même période que la disparition de ma mère et cela nous a rapproché.

Dimanche sera forcément une journée éprouvante et forte émotionnellement : ton dernier match et des souvenirs familiaux qui vont émerger…
Je ne veux pas que ce soit un événement trop personnel. Et pour éviter d’être submergé par l’émotion, je serai bien entouré par les copains.

Comment as-tu mis en place l’équipe d’organisation ?
J’ai reçu le soutien de l’USAM au travers de son président David Tebib, de Nadège Coulet et de Magali Barbier qui se sont immédiatement engagés à mes côtés. Outre les joueurs, il y aussi les coaches, Franck Maurice et Laurent Busselier, ainsi que Jackson Richardson et Romuald Notari, qui seront présents. Actuellement, nous avons vendu 2000 places et il est encore temps de se procurer des billets.

Tu as annoncé que tu mettais fin à ta carrière professionnelle. C’est le moment de te retourner sur une carrière magnifique…
Au vu de la génération sur laquelle je suis tombé, c’était compliqué de faire mieux. Évidemment intégrer l’équipe de France, constituait un rêve mais il faut être réaliste : j’ai réalisé ce que je pouvais faire avec mes armes.

Cette fin de carrière était inattendue…
Lorsque je suis partie en Roumanie, je pensais ne jamais revenir en France. Avec Nantes, au Final Four, je finis de la plus belle façon. Cela aide à refermer le livre de ma carrière sportive.


Comment a mûri le projet de devenir entraîneur ?
Cela fait un peu plus de huit ans que j’entraine. J’ai passé une partie de mes diplômes à l’USAM. J’ai entrainé toutes les catégories, des moins de 11 ans jusqu’à des interventions sur le centre de formation. C’est donc un projet mûrement réfléchi, qui est anticipé. Cette année encore j’ai continué à me former. En tout début de saison, j’ai entrainé Bucarest lorsque l’entraineur s’absentait pour finaliser son Master coach.

Et tu t’es décidé à franchir le pas en rejoignant bientôt le Nantes LA…
J’avais des contacts en LIdlStar Ligue mais l’opportunité de travailler avec Fred Bougeant s’est dessinée. Je vais me former à ses côtés. Le fait que Camille rejoigne le club tombe bien aussi.

Comment as-tu vécu la campagne mondiale qui a vu ton épouse Camille revenir avec la médaille d’or ?
C’est fantastique. Avec notre petit, nous sommes les premiers supporters, toujours à fond derrière elle.
La première chose apprise par notre fils, c’est la Marseillaise. Je suis hyper fier d’elle car je sais ce que cela implique comme travail.

Enfin, comment vis-tu d’être dépassé (longtemps Guillaume a été le meilleur buteur de LNH) par Raphaël Caucheteux en position de recordman de buts en LNH ?
Il sait très bien que si j’étais resté jouer en France, ce record serait encore le mien (rires). Je suis très content que Raph ait ce record. Je suis heureux qu’il connaisse à 33 ans l’équipe de France. Comme quoi, il n’est jamais trop tard.

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