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#Entretien du lundi - Didier Dinart : « Investis et sérieux »

Avec deux succès, le bilan comptable des 1e et 2e tours des qualifications à l’EHF EURO 2020 est excellent. Outre les victoires, certes attendues, Didier Dinart tire un bilan positif de la semaine internationale. Il se projette également sur la préparation du Mondial IHF 2019.

Es-tu satisfait du travail effectué par l’équipe dans la perspective du Mondial 2019 ?
Cette semaine, nous avons mis des choses en place et les joueurs ont pris part au projet. Ils sont investis et sérieux. Avec le retour de Romain Lagarde, nous aurons de renfort sur la base arrière gauche en l’absence de Nikola Karabatic. Défensivement, l’équipe a son assise. Dimanche à Cluj, même menée 4-0, l’équipe n’a pas sombré.

Avant ce rassemblement, il a été logiquement beaucoup question du forfait de Nikola Karabatic. Comment a réagi le groupe ?
Nous avons évoqué son absence lors de la première réunion le lundi soir et nous sommes passés à autre chose. Le sport de haut niveau est ainsi. Blessé, Nikola a le même statut qu’un autre joueur blessé.

Son absence pèsera sur l’attaque mais pas seulement…
Chacun sait que Nikola est un joueur particulier. Il a aussi une présence prépondérante sur le secteur défensif. Il apporte beaucoup de solutions : il peut défendre sur les postes 2 et 3, en plus de son rôle de demi-centre et d’arrière gauche. Il faudra forcément s’adapter. L’équipe de France possède un fort potentiel avec sa jeunesse. Toute la complexité réside dans l’équilibre et la cohérence au niveau défensif et offensif.

Considères-tu que la richesse des options tactiques qui te sont proposées sera le principal atout des Bleus au Mondial 2019 ?
Je ne sais pas si c’est un atout d’avoir plusieurs options potentielles sur le poste de demi-centre. Afin de pouvoir durer dans une compétition, il faut utiliser toute l’amplitude du banc. Nous faisons les rotations à 16 : cela explique que ceux qui ont débuté à Aix-en-Provence ne sont pas les mêmes qui ont commencé à Cluj.

Après 18 mois d’absence liée à ces blessures, le retour de Mathieu Grébille a été remarqué. A t-il marqué des points pour intégrer le groupe qui préparera, dès le 26 décembre, le Mondial 2019 ?
Mathieu offre de vraies possibilités stratégiques : un ailier qui peut défendre au poste 2, c’est un vrai luxe. Depuis plusieurs années, j’en parle aux techniciens de la filière. Nous avons essayé avec Dylan Nahi mais c’était sûrement prématuré car il n’est pas titulaire en club. Mathieu remplit cette option stratégique que je recherche depuis un moment.

Quels sont les critères d’évaluation sur le poste de pivot ?
Le critère principal demeure le secteur défensif. Nous avons actuellement trois pivots qui ont un caractère très défensif et un qui l’est beaucoup moins. Ludovic Fabregas a manqué le dernière Euro et cela nous a parfois obligé à jouer des phases alignées en défense. Adrien Dipanda a un rôle de leader dans le secteur défensif et globalement nous avons plusieurs options sur le poste 3.

Pourquoi affronter le même adversaire, la Slovénie, les 5 et 7 janvier à Rouen ?

La Slovénie n’est pas qualifiée pour le Mondial mais j’ai choisi cette équipe car elle est de très grande qualité. En vue du Mondial, son adversité nous posera sûrement des difficultés et des problématiques que nous tenterons de résoudre sur le second match.

Que penses-tu de la formule du Mondial qui sera un copié-collé de celle de l’Euro, avec deux matches en plus au premier tour ?
La formule a été modifiée et il faut s’en accommoder, ne pas se plaindre. Toutes les équipes seront sur le même pied d’égalité. La compétition sera exigeante d’autant que toutes les nations viseront la qualification aux J.O. de Tokyo 2020. Il faudra impérativement figurer dans le Top 7 pour prétendre à un TQO

L’équipe de France arrivera à Berlin auréolée de deux titres mondiaux consécutifs. Comment échapper au statut de favoris ?
L’équipe de France évoluera dans une toute autre configuration. Ce ne sera pas l’équipe sacrée championne du monde au Qatar en 2015 et en France en 2017 qui se présentera en Allemagne : Daniel Narcisse et Thierry Omeyer ne sont plus là, et Nikola Karabatic sera absent. Certes, nous sommes les tenants du titre mais nous devrons d’abord franchir le tour préliminaire et nous serons en mesure de faire un premier bilan. Il sera temps alors de faire le point sur nos ambitions.

Quelles sont les pistes de travail avant le prochain rassemblement prévu fin décembre ?
La semaine qui vient de s’achever a été riche. Nous avons emmagasiné beaucoup d’informations en vue du stage préparatoire au championnat du monde qui débutera le 26 décembre à la Maison du Handball. Il y aura encore des tests à effectuer pour avoir des certitudes. Ce sera une étape supplémentaire dans la construction de la stratégie.

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