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#Entretien du Lundi - Didier Dinart : « une formule spéciale »

Pour le dernier rendez-vous de la saison, c’est le sélectionneur de l’équipe de France masculine qui est l’invité de l’Entretien du Lundi. Didier Dinart commente notamment le tirage au sort du Mondial 2019 effectué ce même lundi à Copenhague.

Que t’inspire le tirage au sort du prochain championnat du monde ?
Affronter le pays hôte ne sera pas forcément simple. Si l’Allemagne a choisi de disputer le Tour Préliminaire à Berlin, ce n’est pas par hasard. C’est la capitale, une ville attrayante et pleine de symboles. Avec un public passionné et connaisseur, ce sera chaud. Les autres adversaires, même si la France paraît supérieure, ne seront pas des faire-valoir, en témoigne les nombreuses surprises survenues lors du dernier Euro.

C’est justement la formule de l’Euro qui sera appliquée sur ce Mondial avec un Tour Préliminaire puis un Tour Principal avant le dernier carré. Qu’en penses-tu ?
Il faudra s’en accommoder mais je considère qu’elle dénature les championnats. Cela conduit à des situations paradoxales avec un vice-champion d’Europe, la Suède, avec quatre défaites et un champion, l’Espagne, avec deux défaites. Pour notre part, nous avions concédé une défaite et nous terminons avec la médaille de bronze. C’est une formule spéciale et on sait qu’il faudra faire des calculs avant d’atteindre le dernier carré.

Remporter un 3e Mondial d’affilée et se qualifier pour les J.O., ce seront les objectifs naturels de l’équipe de France ?
SI l’on se réfère à la dernière épreuve de référence, la France n’a pas su remporter le championnat d’Europe. L’équipe de France est double tenante du titre mais ce serait sacrément manquer d’humilité que se projeter vers un triplé. On ne va pas se cacher pour autant mais l’équipe de France n’est pas le favori mais fait partie des favoris. L’équipe de France

10 jours après la fin du stage à la Guadeloupe, quels sont les enseignements de ce rassemblement ?
Le bilan est très positif car les joueurs étaient très investis. Ils ont donné une belle image et ils conserveront un beau souvenir de ce tournoi. Nous avons vu un groupe solidaire et désireux de faire et de réaliser des choses ensemble. Lors des matches amicaux, on n’a pas joué notre vie. Pourtant, même sans enjeu, les joueurs ne voulaient pas perdre. Il y avait tout ce que l’on peut rechercher sur une semaine de préparation, du sport et des activités ludiques.

N’était-ce pas en réalité le premier rassemblement de la prochaine saison ?
Il s’agissait du dernier moment de relâche sur les deux prochaines années. Les joueurs ont pu en bénéficier car, avec le titre mondial de 2017, ils se sont offerts cette période de relâche. Ce stage devait en effet nous mettre le pied à l’étrier pour la saison 2018-19. La solidarité qui se dégage de ce groupe doit se ressentir sur les prochaines compétitions.

La saison 2017-18 a vu l’émergence de talents sur des postes déjà très concurrentiels, au pivot par exemple, avec Nicolas Tournat. Cela promet des nuits courtes au moment de faire la sélection pour le Mondial ?
Nicolas Tournat s’est énormément émancipé. Il a pris du volume de jeu au point de devenir le meilleur pivot de position. Il s’est amélioré au niveau défensif et il stabilise même s’il doit encore progresser dans ce registre. Il est aussi meilleur dans les phases transitoires. L’équipe de France bénéficie d’un quatuor très efficace ; mieux vaut que ce soit ainsi que d’être dans l’embarras.

C’est aussi vrai avec Melvin Richardson qui a été testé plus tard dans la saison...

Les essais réalisés sur lors de la Golden League qui se sont avérés concluants au moment de l’Euro en Croatie. Même à la Guadeloupe, nous avons continué à travailler avec Melvin Richardson. Il n’était pas à l’Euro parce qu’il relevait de blessure. Il a éclos et il a pris du volume de jeu au fil de la saison. Aujourd’hui Melvin peut prétendre avoir un rôle au poste d’ailier droit car la position d’arrière droit est overbookée. Cette polyvalence, jusqu’au poste de demi-centre est un atout, comme peut l’exprimer de l’autre côté Kentin Mahé. C’est un beau parallèle au regard de leur ascendance.

En quoi la campagne 2017-18 de la Ligue des Champions est-elle précieuse pour l’équipe de France ?
Le championnat français s’est élevé de niveau et il est désormais le meilleur championnat en Europe. Le Paris SG HB a poussé l’ensemble des clubs à procéder à des investissements majeurs. Pour l’équipe de France, c’est plaisant de récupérer des joueurs qui travaillent bien au quotidien et évoluent au haut niveau. Cela garantit une certaine stabilité en équipe de France. Avec les clubs, où officient des entraîneurs de qualité, nous fonctionnons en toute harmonie.

La période estivale va bientôt s’ouvrir avec la participation des équipes de France jeunes sur les compétitions majeures. Vas-tu les suivre ?
Mais j’ai déjà commencé (sourire). La semaine passée, j’étais en visite au Temple-sur-Lot avec l’équipe U20 de Yohann Delattre. C’est toujours plaisant de voir évoluer les générations suivantes, à la fois sur le plan technique et physique. Cette équipe a remporté trois médailles d’or d’affilée et cette génération 98-99, pourra notamment s’appuyer sur Dylan Nahi, Hugo Brouzet et Elohim Prandi qui ont bien progressé. Dès la fin de la semaine, je serai pendant trois jours aux côtés de Pascal Person, à Bruges et à Pessac, avec les jeunes pousses. Ces moments sont précieux par ils permettent d’échanger et mieux suivre l’évolution des joueurs.

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