#EIH - Patrice Canayer : « l’EIH est indispensable »

Du 13 au 16 décembre prochain, la Maison du Handball sera l’épicentre du Handball mondial avec la tenue de la première École Internationale de Handball. Organisée en marge de l’EHF EURO 2018, la première édition de l’EIH, post École Française des Entraîneurs, verra des entraîneurs de renom intervenir 4 jours durant. Parmi lesquels, l’unique entraîneur vainqueur de la Ligue des Champions - et à deux reprises - Patrice Canayer.

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Patrice, tu es un fidèle parmi les fidèles de ce rendez-vous annuel…

Chaque année, je prends en effet beaucoup de plaisir à participer. C’est aussi une manière de manifester ma reconnaissance au travail effectué par le Handball français. Lorsque j’étais professeur de sport, j’ai eu l’occasion de travailler pour la fédération qui m’a aidé à entrer dans le métier lorsque je suis devenu cadre technique.

Te souviens-tu de tes premières participations ?
Aujourd’hui l’organisation de cette EIH et précédemment de l’EFE parait naturelle mais à l’époque de sa création, nous recevions la leçon des techniciens étrangers. Avec le temps, elle s’est pérennisée et c’est une excellente chose.

L’épaisseur de ton palmarès suscite forcément un intérêt supplémentaire à tes interventions…
La transmission de l’expérience est évidemment importante et c’est toujours l’occasion de faire de belles rencontres. Il faut éviter d’intervenir dans un esprit de maître à élève. J’essaie de me rendre le plus accessible possible d’autant que nous sommes toujours à la recherche de nouveaux talents, c’est ainsi que nous avions recruté Eric Mathé et plus récemment David Degouy.

En quoi ce rendez-vous est-il indispensable ?
Nous devons faire face à un vrai déficit d’informations et de formation pratique. Bien sûr il existe des formations théoriques diplômantes mais il y a trop peu d’occasions de se trouver autour d’un terrain avec les entraîneurs, tant au niveau national, qu’au niveau international. C’est indispensable dans la formation continue. L’état d’esprit professionnel qui préside et la convivialité font aussi partie des ingrédients de la réussite.

Quels seront les thèmes de ton intervention cette année ?
Je peaufine actuellement la séance « terrain ». L'autre intervention, sous la forme de conférence, portera sur « la constitution d’un staff et la maîtrise de l’encadrement sur les grandes compétitions. »

Lorsque tu as débuté la carrière d’entraîneur, quelles étaient tes inspirations ?
J’ai été beaucoup été influencé par le Handball de l’ex-Yougoslavie. Très tôt dans mon parcours d’entraîneur, j’ai eu l’occasion de côtoyer des entraîneurs issus de ces pays-là, je pense notamment à Branco Karabatic et à Boro Golic. L’influence de l’ex-Yougoslavie dans les sports-co de salle (Basket, Hand, Volley) a été considérable dans les dimensions tactique et technique avec une grande qualité et une densité de joueurs. Leur approche technique et méthodologique était impressionnante. Je citerai également la Roumanie qui était le référentiel sur le volume de travail.

Et les influences scandinaves ?
Par le passé, il est vrai que nous avons eu très peu de relations avec les Nordiques, plus pour des raisons conjoncturelles que techniques. Pendant très longtemps les Scandinaves n’ont pas fréquenté notre championnat car les rémunérations n’étaient pas intéressantes comparées à l’Allemagne ou à leur pays d’origine. On ne se côtoyait presque pas. Aujourd’hui, je peux dire que je suis curieux du travail mené au Danemark, par exemple sur le jeu rapide, la technique de passe et la qualité de transmission chez les jeunes.

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