En s’imposant face aux Pays-Bas par 27 à 21 (12-11), l’équipe de France s’est qualifiée pour la finale de l’EHF EURO 2018. Une grande première puisque les Bleues n’avaient jamais atteint la finale continentale. Championnes du monde en titre, elles tenteront de renverser la Russie dimanche à 17h30, à suivre sur beIN SPORTS 1 et sur TF1. Pour une savoureuse revanche car la Russie avait fait tomber l’équipe de France d’entrée à Nancy (23-26).

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L'AVANT MATCH : Le grand soir. Dans une AccorHotels aréna totalement mobilisée derrière ses protégées, l'équipe de France vivra un grand frisson ce soir face aux-Pays-Bas, 11 ans après la terrible désillusion en quarts du Mondial 2007, face à la Roumanie. De ces rendez-vous qui font basculer une équipe dans la grande histoire du sport. Championne du monde en titre, réaliser un doublé Mondial-Euro, serait tout bonnement exceptionnel pour l'équipe de France. Après un début chaotique à Nancy face à la Russie, les Bleues, sûres de leurs forces, ont quasiment tout renversé sur leur passage. Et quand il a fallu, se resserrer, souffrir collectivement, elles ont tenu pour éviter le mauvais tour joué par les Suédoises. Ce soir, l'équipe néerlandaise lancera un défi physique aux Françaises autrefois un peu justes dans les dernières étapes. Depuis plus d'un an, elles ont énormément progressé dans ce registre si précieux tant en défense qu'en attaque : la vague bleue tentera de recouvrir la vague oranje pendant au moins 60 minutes Handballissime.

COMPTE-RENDU : Amandine Leynaud, Siraba Dembélé-Pavlovic, Estelle Nze-Minko, Béatrice Edwige, Grâce Zaadi (avec Allison Pineau), Camille Ayglon-Saurina et Laura Flippes, soit « l’équipe type » débutent la 2e demi-finale devant plus de 12000 spectateurs.

Dos-à-dos
Après un début de match timide où les Néerlandaises installent leur jeu d’attaque, les Tricolores prennent les devants avec l’intenable Estelle Nze-Minko qui a déjà inscrit trois des cinq buts de son équipe : 5-3, après 9 minutes. Menées 3 à 2, les Bleues ont signé un 4-0 prometteur pour prendre le large 6-3. Après 15 minutes (7-4), Olivier Krumbholz fait déjà tourner son effectif avec les entrées d’Orlane Kanor, Gnonsiane Niombla et d’Astride N’Gouan. L’écart est maintenu à +3 après le but, des 9m, d’Orlane Kanor. Helle Thomsen pose le premier temps-mort de cette 2e demi-finale. Alors que Tess Wester est remplacée par Rinka Duijndam, Amandine Leynaud réalise un 5e arrêt. La défense tricolore est très mobile : les Bleues coupent les trajectoires des passes néerlandaises. Du coup, les joueuses d’Helle Thomsen rencontrent les pires difficultés en attaque placée. Les Bleues calent aussi en attaque aves plusieurs échecs consécutifs de Manon Houette et de Camille Ayglon-Saurina. Les Pays-Bas recollent à -1, par Angela Malestein, à deux minutes du terme. Qui vient relancer son équipe après 4 minutes muettes ? Évidemment la pétillante Estelle Nze-Minko qui plante un 4e but. À nouveau inspirée sur son aile droite, Angela Malestein inscrit le 11e but de sa formation qui file aux vestiaires avec un tout petit débours (11-12, 30e).

Les Bleues accélèrent
Laura Glauser a pris place entre les bois. La seconde période repart tambours-battant. Laura Flippes inscrit le 15e but tricolore pour maintenir une avance de +1. Le public donne de la voix car il sent que les Tricolores ont besoin d’un soutien inconditionnel. Aucune exclusion n’a été prononcée après 37 minutes, une incongruité à ce niveau d’adversité. Un doublé de Siraba Dembélé-Pavlovic permet aux Bleues de compter trois buts d’avance (17-14, 37e). Alors que l’équipe de France évolue en infériorité numérique après les 2 minutes infligées à Béatrice Edwige, elle compte désormais 4 buts d’avance (18-14). Et même cinq (15-10) après 44 minutes et un nouveau but de la capitaine des championnes du monde. Les Néerlandaises sont dépourvues de solutions face aux options défensives des protégées d’Olivier Krumbholz. Helle Thomsen a beau poser un temps-mort, rien n’y fait, ses joueuses prennent éclat sur éclat au point de compter 6 buts de retard après 45 minutes (15-21). Laura Glauser (4 arrêts) apporte aussi sa contribution à l’addition : Manon Houette inscrit un 23e but. Rien ne va pour les Pays-Bas qui sont en manque de réussite (5 poteaux au total). Jessy Kramer, gravement touchée au genou, quitte ses partenaires. Les Bleues mènent 25 à 17 après le doublé de Laura Flippes, brillante depuis le début de l’Euro. Avec huit buts d’avance à huit minutes du terme, les Bleues tiennent leur première finale européenne. Les dernières minutes de cette demi-finale sont pénibles pour les Néerlandaises qui se heurtent à la muraille dressée par les Françaises. Les Bleues peuvent exulter : elles joueront dimanche pour l'or européen et un billet direct pour les J.O. de Tokyo.

DÉCLARATIONS :
Olivier Krumbholz (entraîneur) :  Nous sommes très heureux avec une médaille assurée et une finale à disputer. Nous aurions pu faire l’écart plus tôt mais nous avons fait de grosses erreurs sur grand espace en première mi-temps. L’attaque a été très bonne avec des joueuses brillantes et des responsabilités bien réparties. C’est une très belle victoire, avec la manière, et une très bonne façon de préparer la finale. Un match qui nous tient particulièrement à cœur au regard du comportement des Russes face à la Suède. Nous n’avons pas du tout apprécié ce comportement. J’ai vu un peu vu ce qu’il s’est passé dans la première demi-finale et il faudra trouver des solutions pour contrer les Russes.

Laura Glauser : Franchement, ce n’était pas une demi-finale tranquille. En première mi-temps, elles nous ont posé des problèmes. Puis en deuxième période, nous avons, à notre tour, réussi à leur poser des problèmes. Ensuite, cela a déroulé plus facilement car on a su appuyer là où il fallait. Nous avions la rage et nous étions très motivées à l’idée de retrouver la Russie qui nous a battues au début de cet Euro. Deux ans en arrière aux J.O. ; on avait perdu au premier tour puis à nouveau en finale, donc on a une revanche à prendre. Mais il ne faudra pas trop se focaliser là-dessus, il faudra surtout se reposer et bien travailler. Se retrouver en finale à Bercy avec notre public, c’est un super kif. J’espère qu’on prendra beaucoup de plaisir dimanche.

Alexandra Lacrabère : Dans cette compétition, les Russes n’ont pas été fair-play en lâchant le match face à la Suède de 9 buts pour nous mettre une pression supplémentaire afin que l’on batte absolument la Serbie. Nous sommes championnes du monde, pas une seule fois nous ne l’avons dit pendant cette compétition. Nous sommes championnes du monde, donc les meilleures, donc nous serons championnes d’Europe dimanche.

Laura Flippes : Je n’ai pas de mots. Je ne réalise pas que nous sommes en finale. Il faudra que je me le répète d’ici à dimanche pour y croire. On a pris de la confiance depuis le premier match. On a aussi progressé et enrichi notre collectif. On ne laissera rien passer. Notre équipe est très complète. On peut mettre n’importe qui sur le terrain, l’équipe évolue au même niveau et reste stable.

Grace Zaadi : Nous sommes heureuses d’aller en finale dimanche. On a creusé l’écart puis on a su maintenir un bon niveau. C’était un plaisir de jouer ici avec une salle pleine. En 2e période, on a su bien monter les ballons et creuser l’écart avant de se faire plaisir. Il y avait beaucoup d’euphorie à la fin.

Estelle Nze-Minko : On encore fait un gros match aujourd’hui. J’ai déjà fait 10 télés et l’excitation est déjà redescendue. Mais oui j’ai crié « on est en finale ». On a du travail car dimanche arrivera vite. On a déjà joué les Russes il y a deux semaines, on s’est prémaché le travail. Il va falloir envoyer du bois en défense comme on ne l’a pas encore fait. C’est une excellente équipe avec des joueuses puissantes et rapides.

STATISTIQUES :
À Paris, AccorHotels Aréna (12463 spectateurs) :
PAYS-BAS - FRANCE : 21-27 (11-12)
Arbitres : Igniacio Garcia et Andreu Martin (Esp)

FRANCE
Entraîneur :
Olivier Krumbholz
Gardiennes : Glauser (29', 9 arrêts) et Leynaud (31', 5 arrêts) - Joueuses : Glauser - Coatanea (2/2) - Ayglon-Saurina (1/2) - Pineau (1/1 dt 1/1) - N'Gouan - Zaadi (2/5) - Leynaud - Houette (1/3) - Dembélé-Pavlovic (c) (4/5) - Flippes (4/4) - Kanor (1/4) - Edwige (3/4) - Foppa - Niombla (1/3) - Nze-Minko (6/6) - Lacrabère (1/4) - Exclusions temporaires :  Edwige - Zaadi - Dembélé-Pavlovic

PAYS-BAS
Entraîneur :
Helle Thomsen
Gardiennes : Duijndam (20', 3 arrêts) - Wester (40', 4 arrêts) - Joueuses : Kramer - van der Haijden (1/2) - Bont - Abbingh (7/14 dt 4/4) - Knippenborg - Amega (0/2) - Visser (0/1) - Groot (3/8) - Dulfer (2/2) - Freriks - Smeets (0/1) - Rozemalen - Malestein (4/5) - Duijndam - Wester - Polmann (4/9) - Exclusions temporaires : Visser - Malestein

EHF EURO 2018 EN FRANCE
Finalités à Paris (AccorHotels Aréna)

Vendredi 14 décembre :
Places 5 et 6 à 14h30 : Suède - Norvège : 29-38 (14-22)
Demi-finales à 17h30 : Russie - Roumanie : 28-22 (16-15) et à 21h00 : Pays-Bas - France : 21-27 (11-12)

Dimanche 16 décembre :

Places 3-4 à 14h00 : Roumanie - Pays-Bas
Finale à 17h30 : Russie - France, à suivre sur beIN SPORTS 1 et sur TF1.

LA SÉLECTION DE 16 JOUEUSES : Gardiennes : Laura GLAUSER (Metz HB) - Amandine LEYNAUD (Györ, Hongrie) / Ailières gauches : Siraba DEMBÉLÉ-PAVLOVIC (Toulon Saint-Cyr Var HB) - Manon HOUETTE (Metz HB) / Arrières gauches : Orlane KANOR (Metz HB) - Gnonsiane NIOMBLA (Metz HB) - Estelle NZE-MINKO (Siofok, Hongrie) / Arrière gauche / Demi-centre : Allison PINEAU (Brest Bretagne HB) / Pivots : Béatrice EDWIGE (Metz HB) - Pauletta FOPPA (Brest Bretagne HB) - Astride N'GOUAN (Metz HB) / Demi-centres :  Grace ZAADI (Metz HB) / Arrières droites : Camille AYGLON-SAURINA (Nantes LA) - Alexandra LACRABÈRE (Fleury Loiret) / Ailières droites : Pauline COATANEA (Brest Bretagne HB) - Laura FLIPPES (Metz HB)

LE STAFF : Entraîneur : Olivier KRUMBHOLZ / Adjoints : Sébastien GARDILLOU et Christophe CAILLABET / Analyste Vidéo : David BURGUIN / Préparation physique : Pierre TERZI / Médecin : Cindy CONORT / Kinésithérapeutes : Célestin DAILLY, Pierre GILLET et Guillaume ROUSSELIN / Préparateur mental : Richard OUVRARD / Assistant : Philippe RAJAU / Relation Media : Diane PROUHET.

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