L’invité de ce 3e épisode de « ma coupe de France » est le pivot international qui a effectué ses premiers pas au Banyuls HB. Lorsqu’en 2016, Montpellier remporte la coupe de France nationale, Ludovic Fabregas n’est pas le premier banyulenc à soulever le précieux trophée : avant lui, en 2012, les filles du club catalan ont remporté la coupe de France départementale.

En novembre 2011, Titi Coste casse sa pipe. La figure locale ne suscite pas seulement l’admiration pour ses œuvres, il est aussi le créateur du Banyuls HB. A t’il transmis de sa poésie rageuse aux Banyulencques ? Six mois plus tard, les sociétaires du club local remportent la coupe de France départementale féminine. À la descente du podium, elles brandissent un poster en hommage au défunt président. La première finale de ce samedi 15 avril au Palais Omnisports de Paris-Bercy propose un derby du Sud-Ouest entre Banyuls (66) et Nafarroa (64). Les arbitres désignées pour l'occasion sont Stéphanie Derache et Karine Plouhinec. Tandis que l’enceinte parisienne se garnit peu à peu, les Catalanes mettent la main sur le trophée en dominant les Basques, 33 à 23. Quelques mois plus tôt, Ludovic Fabregas a quitté son club formateur cher à Jean-Louis Guichard, direction Montpellier. « J’effectuais ma première année au pôle espoir. Je me souviens très bien de cette finale disputée tôt le matin mais je n’avais pas pu assister au match à Bercy, raconte celui qui vient de prolonger son contrat avec le FC Barcelone jusqu’en 2023. Ce jour-là, je rejoignais l’équipe de France U17. C’était ma première convocation. »



Des beaux moments de partage
« Avant de prendre le train, j’avais suivi le match sur mon ordi. Je me souviens aussi des images d’avant match avec le réveil musculaire dans les jardins de Bercy. Il y avait de l’ambiance, sourit Tchiqui. Tout le monde se connait à Banyuls et ce fût vraiment un événement. Pour les filles, c’était énorme de jouer à Bercy. C’est un titre qui compte et qui a peut-être permis aussi de développer le club. » Ludovic Fabregas devra patienter jusqu’en 2016 pour connaître l’ivresse de la victoire au P.O.P.B. Sans ses copains de Banyuls mais avec ses coéquipiers du grand Montpellier HB. « Disons que l’état d’esprit entre une équipe départementale et un club professionnel, est différent en amont du match. Par exemple, il n’y a pas de petite mise en bouche (sourire). En revanche, la proximité avec les supporters, après le match, est réelle et suscite des beaux moments de partage. » De cette victoire en 2016, le pivot international conserve un souvenir intense. « Cela fait rêver de remporter des titres sur la scène internationale mais cela a encore plus d’importance de gagner des trophées chez soi. Remporter la coupe de France a beaucoup de valeur pour moi. J’ai en travers de la gorge de ne pas avoir remporté le championnat. Deux fois deuxième, c’est rageant. » Depuis l’autre côté des Pyrénées, il suit assidûment l’actualité. « Dès qu’un match est télévisé, j’essaie de jeter un coup d’œil. Je suis en particulier Montpellier, un club qui a beaucoup compté sur moi. Je pense que j’ai laissé une belle image et je suis resté proche des joueurs et des acteurs du club. » L’accueil du côté de Nantes, fin avril, sera sûrement moins chaleureux pour le quart de finale aller de la ligue des champions. « Notre objectif est de nous qualifier pour le Final Four à Cologne, pas de satisfaire les objectifs du handball français (sourire). Idem pour les Espagnols de Nantes qui évoluaient à Barcelone. Nous connaissons la qualité de l’effectif du public, sa salle et ses supporters. C’est toujours un plaisir pour nous les Français de Barcelone de revenir au pays. Il faudra réaliser deux gros matches. »

Le palmarès de l’édition 2011-2012 :
Nationale féminine :
Toulon Saint-Cyr
Régionale féminine : Bordeaux EC
Départementale féminine : Banyuls HB

Nationale masculine : Montpellier AHB
Régionale masculine : Handball Club Chalonnais
Départementale masculine : Courbevoie HB

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