CdF : Paris garde sa Coupe

Dans un match où les Nantais ont manqué de carburant et d’arguments, le PSG a fait parler sa solidité. Une victoire qui fait du bien et une coupe en plus dans la vitrine locale.

Quoi de mieux que le PSG et sa pléiade de stars pour clore l’édition 2015 des Coupes de France ? Comme l’année dernière à la Halle Carpentier, le tenant du titre était donc au rendez-vous de l’ultime étape du désormais très prisé rendez-vous national. Une aubaine pour tous les supporters et membres des équipes amateurs en lice auparavant, qui pouvaient ainsi prolonger le plaisir dans l’après-midi et compléter leur boîte à souvenirs.

La salle Coubertin affichait complet au moment du bouquet final. Pour voir certes forcément Mikkel Hansen, Thierry Omeyer, Luc Abalo, Daniel Narcisse et compagnie, en quête d’un succès dans cette saison pour le moment mal embarquée. Mais aussi retrouver le HBC Nantes, décidément coutumier des finales de Coupe ces derniers temps, et surtout soulagé d’avoir glané un inédit trophée, la Coupe de la Ligue le mois dernier à la Kindarena de Rouen.

C’est donc sans pression que Thierry Anti et les siens s’avançaient dans la capitale ce dimanche. En terrain connu pour le stratège ligérien, puisqu’il y a officié notamment durant quatre exercices à la tête du Paris Handball d’alors. Le temps d’ailleurs d’y brandir entre autres une coupe de France… en 2007.

Nantes pouvait savourer pleinement cette échéance, à défaut d’être encore dans le coup pour le podium du championnat. D’autant plus que pour se hisser sur cette dernière marche, Nicolas Claire et ses partenaires ont mis fin à une longue disette contre Montpellier en demi-finale. Assez pour faire encore plus le plein de confiance. Tout le contraire d’une armada parisienne qui avait un urgent besoin de se rassurer, dans l’optique du rush final en LNH, et aussitôt après son éviction des joutes européennes.

Dans ce contexte particulièrement bouillant, ce sont les visiteurs qui prenaient le meilleur départ, sur un doublé de l’Expert du « H » Igor Anic. Auquel répliquait aussitôt Hansen et Gunnarsson (2-2, 4e), relayés par Jeffrey M’Tima et Zacharia N’Diaye pour un premier écart (2-4, 5e). Un avantage de courte durée, Jorge Maqueda, toujours Anic et Alberto Entrerrios trouvaient la parade pour remettre les Violets en tête au tableau d’affichage (6-4, 9e). Mathieu De La Bretèche et Nicolas Claire poursuivaient l’effort et donnaient plus d’ampleur au temps fort du collectif de Loire-Atlantique (9-6, 13e).

La réponse du PSG était cinglante, dans le sillage de son phénomène danois. Mikkel Hansen en effet, dans la lignée de ses récentes grosses productions en Ligue des Champions, triplait la mise aux côtés du géant croate Marko Kopljar. L’addition était salée sous la forme d’un 6-0 en neuf minutes (9-12, 22e). Heureusement, pourtant peu en réussite depuis le coup d’envoi, Valero Rivera stoppait l’hémorragie. Le seul but de l’ailier international espagnol ouvrait la porte à une fin de mi-temps rassurante. Les Nantais ne regagnaient les vestiaires qu’avec un débours de deux unités. Un moindre mal tant les Parisiens semblaient maîtriser leur sujet.

La tendance va s’affirmer dans un premier temps au retour des vestiaires. Si Entrerrios amorce un rapproché (13-14), les hommes de Philippe Gardent portent une nouvelle accélération, signée cette fois William Accambray, M’Tima et Luc Abalo (15-19, 36e). L’ailier gauche a même une balle de +5. Il butte sur Gorazd Skof, le dernier rempart slovène rentré au secours de son homologue argentin Matias Schulz. Nantes y puise alors un nouvel élan, pour revenir d’abord à un but (19-20, 41e, Nyateu ; 20-21, 43e, Rivera). Ce dernier va même égaliser dans la foulée (21-21, 44e). Tout est à refaire pour Paris.

Le torchon brûle et les techniciens se remuent les méninges sur les bancs de touche respectifs. Les deux équipes abordent dos à dos la dernière ligne droite (23-23, 50e). Pas pour longtemps. Le PSG a encore du gaz et va finir au pas de course. Les Nantais sont à bout de souffle à l’image de Maqueda, rappelé sur le banc (25-29, 55e). Le salut des locaux est passé finalement par les ailes (26-31, 58e). Une bonne bouffée d’oxygène dans la capitale. Au Paris SG le doublé et au « H » la frustration !

RÉACTIONS


Xavier Barachet (arrière droit Paris SG) : « Je ne sais pas si ce n’était finalement pas plus mal d’être dans le rythme de la Ligue des champions. Nous aurions dit que l’on était trop fatigué si nous avions perdu. Cette semaine, on ne s’est pas entrainé une seule fois au complet, plusieurs joueurs ont évolué blessés ce soir. Du coup, nous n’avons sans doute pas préparé le match aussi bien que Nantes. Le principal était de sortir vainqueur. La saison n’est pas sauvée pour autant et surtout pas finie. C’est bon pour la confiance à ce moment-là de la saison. Ce n’était pas forcément évident de tourner la page de Veszprem. On passe plus facilement à autre chose par le jeu et les échéances. Nous n’en manquons pas encore. »

Igor Anic (pivot HBC Nantes) : « Le PSG a le collectif et les deux équipes pour épuiser ses adversaires sur la durée. En tout cas sur la scène hexagonale. Tout le monde est fatigué sur cette fin de saison, Paris aussi, mais je les ai trouvés malgré tout efficaces et appliqués. C’est la marque des grandes équipes et des grands joueurs. Déjà, par rapport à notre victoire ici en quart de finale de la coupe de la Ligue, cela ne s’est pas joué à la même période. J’ai trouvé le match beaucoup moins engagé également. La vérité d’un jour n’est jamais celle du lendemain… On savait que nous pouvions trouver des solutions au centre de leur défense. Tant mieux pour moi mais cela n’a pas suffit. Nous avons manqué principalement d’agressivité en défense. Cela ne pardonne pas contre Paris. Nous avons tout de même atteint l’objectif cette saison de ramener un premier titre au club. Tout en se qualifiant pour une coupe d’Europe. Ce n’est pas rien. »

William Accambray (arrière gauche Paris SG) : « C’est vrai que Jeffrey (M’Tima) a été bon aujourd’hui et nous a sorti une belle épine du pied. Nous avons aussi réussi à bien jouer ensemble et lui envoyer les ballons. D’autant que notre défense a également été très solide. C’était un de nos objectifs, il nous en reste encore un et ce sera tout aussi compliqué. Je suis content et encore plus personnellement, car chaque année je gagne des titres et cela continue. Pourquoi sauver notre saison ? Je pense que tous nos matches en coupe de France ont été bons et le titre est amplement mérité. »

Luc Abalo (ailier droit Paris SG) : « Ce n’est jamais facile de gagner un titre. Cette coupe de France va nous faire du bien, alors que le championnat n’est plus vraiment dans nos mains. Je ne doute jamais pendant un match, sinon c’est le début de la fin. C’était une très belle fête ce soir, avec des spectateurs venus de toute la France pour l’occasion, et un engouement particulier… J’ai une confiance absolue en Jeffrey, il est très constant et met régulièrement les ballons au fond quand ils se présentent. Je pense que la consigne de Nantes était de délaisser l’aile gauche, et faire tirer le petit jeune. Il leur a montré qu’il savait répondre présent. C’est très bien. Moi j’ai senti rapidement que j’allais avoir le droit à un traitement particulier. Notre fraîcheur est un excellent signe pour cette fin de saison. »


HBC Nantes – Paris SG 26-32 (12-14)

HBC NANTES

Gardiens : Schulz (6/27 arrêts), Skof (2/13 arrêts)
Joueurs de champ : Entrerrios (3/6), Claire (7/10 dont 4/4), Rivera (4/6 dont 0/1), Anic (7/8), Feliho, De la Bretèche (2/3), Maqueda (1/6) puis Gharbi (1/1), Nyateu (1/2), Camarero (0/3) et Tournat.

PARIS SG

Gardiens : Omeyer (10/35 arrêts), Annonay (0/1 au jet de 7m)
Joueurs de champ : Accambray (2/7), N’Diaye (1/1), Barachet (0/2), Gunnarsson (2/2), Abalo (3/3), Hansen (8/8 dont 2/2), M’Tima (11/13) puis Melic (1/2), Vori, Gojun (0/1), Narcisse (0/1) et Kopljar (4/5).

 

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